Andreas Lubitz : un cas de possession diabolique ?

images1) Le co-pilote allemand Andreas Lubitz a précipité un avion dans une montagne le 24 mars, veille de l’Annonciation et jour de la Fête de St Gabriel Archange, saint patron des ambassadeurs, des diplomates et des transmissions. (Missel traditionnel – Source)
2) Le massif sur lequel s’est écrasé l’avion est appelé Montagne des trois évêchés. (Source)
3) Il y a eu au total 150 morts. Que représente ce chiffre, sinon le nombre des psaumes et des grains du Saint Rosaire ?
Un lecteur
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Lettre à un juif (1941)

Fayolle-Lefort_Le_Juif_cet_inconnuUne excellente amitié nous a unis depuis l’enfance. Votre Front Populaire l’a brisée.
Vous ne me pardonnez pas d’avoir constaté le mal que les Français d’origine juive, dont vous êtes, ont fait aux Français de France, dont je suis, et, sans vous en être expliqué avec moi, vous vous êtes retiré sous votre tente, en vous enveloppant d’un silence, d’un orgueil, d’un dédain, d’un ressentiment spécifiquement judaïques.
Il est tellement plus commode de mépriser que de réfuter. J’en suis donc réduit à imaginer la pensée qui vous ulcère. Vous tenez pour vérité préjudicielle, qui rend tout débat superflu, que reprocher à un juif sa qualité de juif, qualité qu’il a reçue sans l’avoir sollicitée, c’est la plus lâche des injustices. Ainsi raisonnent tous les vôtres.
Vous, du moins, si vous n’étiez pas totalement sourd à ce que je m’efforce de faire entendre, vous devriez savoir combien ce grief est infondé. Je ne reproche pas plus à un juif d’être juif que je ne reproche à un tuberculeux d’être tuberculeux. Je constate le fait et je plains le malade.
Cependant, si, sous le prétexte romantique que son « mal de poitrine » est un signe de civilisation, ce tuberculeux s’applique à infecter son entourage, dois-je fermer les yeux ? Or, certains d’entre nous, beaucoup trop, ont été déjà contaminés. Comprenez-le donc.
Ce ne sont pas des mesures punitives que je réclame, mais prophylactiques – et c’est bien naturel. Si nous avions affaire à un malade apte à juger la situation avec bon sens, il pousserait un soupir et dirait : soit ! Malheureusement, nous avons affaire à Israël, à un malconscient, à un halluciné.
Et vous-même, très innocent et très dangereux ami, vous n’êtes pas indemne des singularités mentales de ce peuple en tout singulier. Cela n’empêche point que je garde pour vous, bien que vous m’ayez en la plus acre aversion, un sentiment très attaché. Les porteurs de germes les plus pernicieux ne sont pas pour cela des coupables. Je sens cela très vivement, et, si les circonstances voulaient que j’aie à vous le prouver, je n’y faillirais pas.
Plaise à Dieu, en retour, que je ne tombe jamais sous votre coupe. Vous auriez, vous, plaisir à punir. Il ne fait pas bon raisonner avec les illuminés. « Brûler n’est pas répondre », a dit un jour Camille Desmoulins. Ce mot l’a conduit à l’échafaud.
Fayolle-Lefort – Le juif cet inconnu (1941)
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Trois erreurs d’interprétation sur le 5è Commandement : « Tu ne tueras point »

SoldatsLa loi divine, en nous ordonnant d’aimer Dieu et notre prochain, nous commande non seulement de faire le bien, mais aussi d’éviter le mal. Or le plus grand mal que nous puissions faire à notre prochain, c’est de lui ôter la vie. « Vous ne tuerez pas », tel est le précepte qui défend le meurtre. Ce précepte a donné lieu à trois interprétations.
1) Certains philosophes ont prétendu qu’il n’est pas même permis de tuer les animaux. Évidemment cette opinion est erronée ; ce ne peut être un crime de faire servir à notre usage les créatures soumises à notre puissance. La nature veut que les plantes soient la pâture des animaux, que certains animaux deviennent à leur tour la proie des autres, et que le règne végétal et le règne animal fournissent à l’homme les aliments qui lui sont nécessaires. Cette loi de la nature est aussi ancienne que le monde, et Dieu lui-même l’a confirmée, en disant : « J’abandonne à votre pouvoir toutes les créatures vivantes, aussi bien que les végétaux. » Un philosophe a dit que la chasse ressemble à une guerre légitime, et saint Paul déclare expressément qu’il est permis de manger toute espèce de viande.
2) D’autres ont pensé qu’il est défendu d’ôter la vie à l’homme, de quelque manière et pour quelque motif que ce soit. Ainsi les juges séculiers, qui condamnent les criminels à la peine de mort, en faisant l’application de la loi, sont pour eux des homicides. Mais cette doctrine est sans fondement ; et saint Augustin fait une observation qui la renverse : c’est que Dieu n’a pu s’ôter à lui-même le droit de vie et de mort en donnant ce précepte; droit qu’il s’est reconnu lui-même en disant : « C’est moi qui ferai vivre, c’est moi qui ferai mourir. » Il suit de là que les juges séculiers ont aussi le droit de condamner à mort les criminels ; car ils ne sont que les exécuteurs de la volonté de Dieu, et c’est lui qui prononce la sentence des coupables.
Toute loi est un décret divin. « C’est par moi que les rois règnent, dit le Seigneur ; c’est par moi que les législateurs punissent. » – « Si vous faites le mal, dit saint Paul, tremblez ; car ce n’est pas en vain que les magistrats sont armés du glaive de la justice ; ils sont les ministres du Tout-Puissant. » Nous voyons que la loi mosaïque punissait de mort les moindres délits. Ce qui est permis à Dieu est permis à ses ministres, en vertu du mandat qu’ils ont reçu de lui ; et certes Dieu n’est point coupable, lui qui est le législateur suprême, en punissant le crime de mort. « La mort est le prix du crime », suivant l’expression de l’Apôtre ; par conséquent, les ministres de Dieu ne sont point coupables non plus en exécutant ses décrets souverains. Le véritable sens du précepte est donc celui-ci : Vous ne tuerez pas de votre autorité privée.
3) Enfin on a prétendu que ce précepte ne concerne que le meurtre commis sur autrui ; et, de ce qu’il nous défend de tuer notre prochain, on a conclu qu’il nous permet de nous ôter la vie à nous-mêmes. L’histoire nous rapporte plus d’un exemple de ces morts volontaires. C’est ainsi que Samson périt sous les ruines du palais dont son bras avait ébranlé les colonnes ; c’est ainsi que Caton se perça de son épée ; c’est ainsi que ces jeunes filles dont parle saint Augustin se jetèrent au milieu des flammes. Mais le même écrivain sacré, en racontant ce dernier trait, a soin d’ajouter : « Celui qui se donne la mort ôte la vie à un homme. » Si donc c’est un crime de tuer un homme, à moins qu’on ne soit investi pour cela d’une autorité divine, c’est également un crime de se tuer, à moins qu’on ne soit poussé à cette extrémité par la voix de Dieu ou l’inspiration du Saint-Esprit, ainsi qu’il arriva à Samson. Donc « vous ne tuerez pas. » 
Saint Thomas d’Aquin, docteur angélique – Commentaire du décalogue – XIIIè siècle
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Une seule solution : le parti de Dieu !

croixx« On peut croire qu’une des causes qui ont le plus gravement affaibli beaucoup de Catholiques modernes, et favorisé chez eux ce qui fut le libéralisme, l’américanisme, le modernisme, etc., c’est l’infiltration dans leurs âmes des dogmes maçonniques du ‘Progrès nécessaire et de l’Optimisme humanitaire, pseudo-idées sentimentales qui répondent au désir secret de la nature d’accepter les faits accomplis, et qui n’ont pas leurs pareils pour aveugler le jugement. » (…)
« Il paraît non moins clair toutefois que l’ordre social actuel appelle et suscite lui-même ces forces de destruction. Il n’y a pas d’ordre et de justice possibles là où manquent l’ordre et la justice entre l’homme et Dieu. « Qui pourrait, écrivait S. Pie X en 1903, dans l’encyclique E supremi apostolatus, ne pas sentir son âme saisie de crainte et de tristesse à voir la plupart des hommes, tandis qu’on exalte par ailleurs et à juste titre les progrès de la civilisation, se déchaîner avec un tel acharnement les uns contre les autres, qu’on dirait un combat de tous contre tous ?
Sans doute, le désir de la paix est dans tous les coeurs, et il n’est personne qui ne l’appelle de tous ses voeux. Mais cette paix, insensé qui la cherche en dehors de Dieu ; car, chasser Dieu, c’est bannir la Justice, et la Justice écartée, toute espérance de paix devient une chimère. La paix est l’oeuvre de la Justice (Is. XXXII, 17).
Il en est, et en grand nombre, Nous ne l’ignorons pas, qui, poussés par l’amour de la paix, c’est-à-dire de la tranquillité de l’ordre, s’associent et se groupent pour former ce qu’ils appellent le parti de l’ordre. Hélas ! vaines espérances, peines perdues ! De partis d’ordre capables de rétablir la tranquillité au milieu de la perturbation des choses, il n’y en a qu’un : le parti de DIEU. (…)
En tous cas une chose est claire à nos yeux : c’est que nous ne luttons pas pour la défense et le maintien de « l’ordre » social et politique actuel. Nous luttons pour sauvegarder les éléments de justice et de vérité, les restes du patrimoine humain, les réserves divines qui subsistent sur la terre, et pour préparer et réaliser l’ordre nouveau qui doit remplacer le présent désordre. »
JUSTICE : À entendre au sens chrétien du terme, la seconde des quatre vertus cardinales, au sens évangélique et surnaturel (« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés »).
À vrai dire, depuis le déclin du Moyen-âge, l’histoire moderne est-elle autre chose que l’histoire de l’agonie et de la mort de la Chrétienté ?
Vincent Ferrier, au couchant du XIVe siècle, annonçait la fin du monde et ressuscitait des morts en confirmation de sa parole : n’est-ce pas plus précisément la fin du monde Chrétien qu’il annonçait ?
Jeanne d’Arc [pas encore canonisée en 1922], si elle a réussi à délivrer la France, a échoué dans sa mission de rappeler la terre au respect du Droit Chrétien. Désormais l’animal raisonnable va s’appuyer sur lui-même, la pierre d’angle ne sera plus le Christ.
L’esprit d’indépendance absolue, qui, en définitive, porte l’homme à revendiquer pour lui-même l’ aséité [être par soi seul], et qu’on peut appeler l’esprit de la Révolution antichrétienne, s’introduit victorieusement en Europe avec la Renaissance et la Réforme, il soustrait à l’ordre Chrétien ici la sensibilité esthétique et toutes les curiosités de l’esprit, là la spiritualité religieuse et la volonté, et vise à remplacer partout le culte des trois Personnes divines par le culte du Moi humain. Réprimé au XVIIIe siècle, lancé au XVIIIe et au XIXe siècle à la conquête de l’univers, servi avec persévérance et habileté par la contre-église maçonnique, il réussit à écarter Dieu de tout ce qui est centre de pouvoir ou d’autorité dans les peuples. (…)
Quelle sera l’issue de ce combat livré à Dieu par de faibles mortels, nul esprit sensé ne le peut mettre en doute. Il est loisible assurément, à l’homme qui veut abuser de sa liberté, de violer les droits et l’autorité suprême du Créateur; mais au Créateur reste toujours la victoire. Et ce n’est pas encore assez dire : la ruine plane de plus en plus près sur l’homme justement quand il se dresse plus audacieux dans l’espoir du triomphe. C’est de quoi Dieu Lui-même nous avertit dans les saintes Écritures.
Il ferme les yeux, disent-elles, sur les péchés des hommes (Sag. XI, 24), comme oublieux de Sa puissance et de Sa majesté ; mais bientôt après ce semblant de recul, Se réveillant ainsi qu’un homme dont l’ivresse agrandit la force (Ps. LXXVII, 65), Il brise la tête de Ses ennemis (Ps LXVII, 22), afin que tous sachent que le Roi de toute la terre, c’est Dieu (Ps. LXVI, 8), et que les peuples comprennent qu’ils ne sont que des hommes (Ps. IX, 20). (…)
Enfin ce n’est pas des efforts des hommes que nous attendons avant tout le salut, c’est de Celui dont il a été dit : « Nec enim aliud sub caelo nomen datum est hominibus, in quo oporteat eos salvos fieri » » (citation libre de Act. IV, 12 : « car il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés« ).
Jacques Maritain, Antimoderne, Ch. V : Réflexions sur le temps présent. Paris 1922
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Le monde se divise en 2 camps

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ENRACINEMENT
DERACINEMENT
Christianisme – Droite – France d’en-bas – terroir – paysans – peuple – traditions – Province – religion – solidarité – racines – petits – faibles – exploités – armée – soldats – patrie – nation – sang – famille – héritage – histoire – Dieu – ancêtres – frontières – terre – agriculture – villages – ruralité – chaleur humaine – saucisson pinard – clergé – collectif – culture – mérite – travail – fidélité – éducation – communauté – Saints – local – générosité – partage – conservation – mythes & légendes – sacrifice – devoir – piété – austérité – courage – responsabilités – soumission – base – lenteur – éternité – honneur – valeurs – race – identité – proximité – ethnie – hiérarchie – obéissance – verticalité – esprit – concret – sagesse – recul – patience – persévérance – humilité – Empire – honnêteté – convivialité – patrimoine – défense – amour – classique – inné – immuable – constance – Royauté – don – organique – pays réel – petits patrons – PME – Etat fort – autorité – franchise – quotidien – vertus – noblesse – espérance – Au-delà – qualité – sans-dents – authenticité – artisanat – sédentaires – fierté – espoir – virilité – féminité – chasse – nature – randonnée – clochers – campagne – méditation – stabilité – principes – Eglise – loyauté – confiance – construction – loi – foi – foyer – beau – réactionnaire – être – catholique – indépendant – souverain – conforme – social – décence – grâce – droiture – dépassement de soi – justice – ordre – épargne – discipline – légion – pardon – normal – savoir-faire – propriété – transmission – pélérinage
Judaïsme – Gauche – anti-France – mondialisme – FMI – ONU – Commission Européenne – Enarques – haute finance – apatride – cosmopolite – mégalopoles – Banque mondiale – mur de l’argent – inégalités – privilégiés – gros – or – spéculation – libéralisme – société ouverte – individualisme – froideur – OTAN ­– malbouffe – assistanat – profit – sociétés secrètes – paresse – envie – égoïsme – calcul – cynisme – solitude – global – révolution – table rase du passé – athéisme – Paradis sur Terre – jouissance – droits – parasitisme – culte de l’homme – rebellion – irrespect – métissage – Carpe diem – vanité – vantardise – injustice – élites – vitesse – immédiateté – frivolité – insouciance – mépris – lobbys – mafias – ententes – prédateurs – complots – horizontalité – réseaux – affairisme – matérialisme – intellectuels – abstrait – indifférence – double langage – politiquement correct – scandale – provocation – libertinage – sexe – progressisme – coups d’éclats – démocratie libérale – pays légal – technocrates – multinationales – caché – jeu – drogues – vices – égalitarisme – pédérastie – quantité – riches – multiculturalisme – occulte – Club Med – nomadisme – tourisme – immigration – boites de nuit – usuriers – monades – dégénérés – idéologies – utopie – relativisme – déchets – destruction – HLM – vulgarité – médiocrité – ennui – dépression – vil – machinisme – clandestin – opinion – hérétique – illimité – vagabond – Moi je – antiracisme – démagogie – avarice – sectarisme – propagande – vengeance – manipulation – haine – paraître – libre pensée
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Hervé Ryssen, notre précieux spécialiste antisémite

JudéoVoir les livres et les textes d’Hervé Ryssen
L’armée Antisémite a besoin d’un cadre extraordinairement solide. Je me borne ici à indiquer un ou deux des éléments qui doivent entrer dans sa composition et dont la création immédiate est la plus nécessaire. Une fois constitués, ces éléments feront surgir les autres ; l’œuvre se développera en vertu d’une impulsion organique.
Le premier, le plus essentiel peut-être, c’est le spécialiste antisémite, l’homme qui se consacre à l’étude du Juif, qui le scrute dans sa cérébralité, ses instincts, sa vie historique, son organisation internationale, ses méthodes d’invasion, qui se façonne à lire dans son âme obscure et à suivre les mouvements de son esprit subtil.
Cette étude est extrêmement difficile. N’oublions pas que le Juif se considère comme inobservable, impénétrable, qu’il est du moins persuadé que les profondeurs de son être échappent à toute sagacité humaine, qu’il saura, si un œil perçant vient à y plonger, s’ouvrir de nouveaux espaces de ruse, de nouveaux horizons de tromperie et que, dans ce duel entre la raison aryenne et lui, il aura finalement et toujours des succès.
II est aussi orgueilleux que faux, sa confiance en lui-même, dans l’avenir de sa race, est le plus absolu des délires. Foudroyé, réduit à l’humilité, il se prépare à la conquête ; il lègue à ses descendants son ambition et sa vengeance.
Le spécialiste Antisémite ne doit jamais perdre de vue les complications infinies et les abîmes du problème. Non seulement il lui faut une énorme application, mais il faut qu’il se crée, en quelque sorte, de nouveaux outils dans le cerveau.
Je ne voudrais pas accabler de trop de conseils ceux qui entrent dans cette noble carrière ; ce serait gêner leur indépendance d’action et leur inspiration personnelle.
Daniel Kimon – La guerre antijuive (1897) – p. 40 – Téléchargez le livre
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2017 : discours de Marine Le Pen au soir de sa victoire

marine-présidente« Allo ? T’es sûr ? »
Elle raccroche, passe ses troupes en revue, ce bon compagnon d’Aliot, ce petit génie de Philippot, cette grande gueule de Ménard, son insupportable nièce et tous les autres, les anciens et les nouveaux, suspendus à ses lèvres. Elle sourit : « On les a baisés. »
Personne ne hurle de joie. Ils sont sous le choc : eux, les parias, les ennemis publics, les fachos, les losers, les beaufs, les réacs, au sommet de la République ? C’est trop beau pour être vrai.
« On les a baisés. » Elle le répète comme on se pince, pense au père qu’elle a dû « tuer » pour y arriver. Enfin, à moitié tuer. Il l’avait mal vécu, mais il était intelligent et, s’il n’avait pas apprécié, du moins avait-il compris. Quel dommage qu’il ne soit plus là pour voir ça ! Une Le Pen à l’Elysée !
Bon, pas sûr qu’elle aurait pu y arriver de son vivant, avec ses blagues racistes, ses délires complotistes et sa gueule menaçante en ouverture des JT… Et puis, les unes de Voici, Gala et Paris Match sur les funérailles l’avaient bien aidée. Elle était subitement devenue une fille comme les autres, pleurant un père certes détestable, mais un père avant tout.
Pas si détestable que cela d’ailleurs puisqu’il avait eu le bon goût de mourir et que sa fille le pleurait. Plus jamais, on ne lui demanda de le critiquer : les Français aiment bien les morts. Son père, une fois disparu, devint presque un atout…
« On les a baisés. Sans changer. C’est cela le plus important : nous n’avons pas changé. C’est beau d’avoir gagné comme ça. »
Elle marque une courte pause pour souligner l’importance de ces deux derniers mots, tire sur sa cigarette et poursuit :
« On a juste arrêté les blagues sur les camps et viré dix cons qui faisaient des saluts nazis sur Facebook. C’est tout. Sur le fond, nous sommes restés dignes. C’est pour ça qu’on a gagné. Il est où Gianfranco Fini avec ses salamalecs à l’establishment et les éloges de la presse bien-pensante ? Nulle part ! Nous avons gagné parce que nous avons tenu bon, ensemble. Sinon, ils nous auraient applaudis, absorbés, digérés, dégueulés.
Ils nous ont demander d’abandonner la sortie de l’euro ? On a tenu bon. Ils ont exigé que l’on condamne l’entrée des troupes russes en Lettonie, l’année dernière ? On a tenu bon. Ils nous ont intimé de ne pas quitter l’OTAN ? On a tenu bon. Ils utilisaient la préférence nationale pour nous faire passer pour des fachos ? On a tenu bon. Ils nous comparaient à Pétain parce que nous voulions dénaturaliser les apologues du terrorisme ? On a tenu bon. Ils sautaient comme des cabris lorsque nous avons promis le rétablissement de la peine de mort pour les djihadistes et les violeurs d’enfants ? On a tenu bon. Sur tous les fronts. Et ce sont eux qui ont commencé à évoluer… C’est historique ! Plutôt que de changer nos idées, nous avons changé le monde… »
- « Et nous devons continuer à le changer, embraye Philippot. Il faudra résister, combattre aujourd’hui comme hier, demain plus que jamais, appliquer nos idées, notre programme… Ne pas devenir comme l’UMPS. »
Elle l’aime bien, Philippot. Il a une tête de fayot mais il est loyal. Et diablement intelligent.
- « Tu as raison. J’axerai mon discours là-dessus. Pas d’autocélébration, pas d’exubérance, pas de débordement de joie. Florian, envoie le message à toutes les sections : je ne veux aucune image de triomphalisme. Je veux l’anti-Fouquet’s, un bonheur humble et convivial, de l’espoir. Pas de discours revanchard, aucun cri de bête. Ce soir n’est pas un aboutissement, ce n’est qu’un début. Ils ont fait l’erreur de nous laisser le pouvoir. Eh bien, nous allons le garder longtemps, à condition de jouer serré, dès la première minute. Les temps sont graves, la crise est profonde et les gens sont encore choqués par les attentats de février. Ce que nous faisons, ce que nous disons aujourd’hui raisonnera dans les années qui viennent. Donc pas de connerie ! Il faut incarner le redressement de la France dès 20 heures, parler du travail immense qui nous attend, appeler tous les patriotes à nous rejoindre, s’adresser au peuple dans son ensemble, par-delà les clivages partisans… »
Philippot quitte la pièce pour répercuter les consignes. Elle réfléchit, puis commence à répéter son discours de 20h15. Par superstition, elle n’a rien voulu préparer. Mais elle sait parfaitement ce qu’elle doit dire. Et, de toute façon, elle n’est jamais aussi bonne que lorsqu’elle improvise.
« Mes chers compatriotes, une nouvelle page de l’histoire de notre nation va s’écrire, et elle sera à nouveau écrite en France, par les Français. En France et non à Bruxelles ou à Washington. Par le peuple de France, et non par les bureaucrates du FMI ou les fonctionnaires apatrides de la Commission… »
En bon épicier, Aliot intervient : « j’éviterais apatride, ça fait un peu facho… Il nous faut de l’ouverture, du positif. Tu dois impérativement citer de Gaulle. Il y a les législatives dans un mois, les ruines de l’UMP à avaler… »
Elle acquiesce d’un mouvement de tête et reprend : « Ils vous ont dit que les banlieues étaient perdues, qu’il fallait apprendre à vivre dans la peur. Dès demain, nous allons reconquérir tous les territoires de la République, sans exception. Nous allons montrer que les Français sont partout chez eux, en France. La peur, nous n’en voulons pas pour nos enfants. Nous voulons, nous allons vivre dans l’espoir, la fierté, la dignité. Ils vous ont dit que la politique ne pouvait rien. Dès demain, nous allons vous montrer qu’elle peut tout. A condition que l’Histoire de notre peuple soit à nouveau écrite par lui, chez lui. Et non par d’autres, à Bruxelles et Washington… »
« Trouvez-moi une citation du XIXè siècle sur le Printemps des Peuples et la République. Il va falloir être très républicain. Louis a raison, je veux du de Gaulle, beaucoup de de Gaulle. Au moins deux citations. »
Aliot se marre : « Du de Gaulle pour venger les Pieds-Noirs, j’adore ! Allez, trois citations ! »
Elle sourit : « Quand l’intérêt supérieur de la France était en jeu, le général de Gaulle imposa la politique de la chaise vide à Bruxelles, exigea le départ immédiat des bases militaires de l’OTAN. Il faut croire en la France comme de Gaulle, l’aimer comme Jaurès, la chanter comme Hugo et la célébrer comme Malraux. Les temps du renoncement, de la soumission, du reniement, de l’aliénation ont pris fin. Ce soir, le renouveau commence.
Je vais rendre la parole au peuple. Très vite, des référendums auront lieu sur l’OTAN, sur l’euro, sur l’immigration, sur la fin du laxisme pénal, sur tous les sujets essentiels qui furent pendant des décennies décidés sans vous, contre vous. Je l’avais promis et –voyez-vous – moi, je tiens mes promesses. Ce soir, vous avez repris votre destin en mains.
Trop de terrain fut concédé, trop de principes furent bafoués : l’effort de redressement sera long et difficile. J’aurai besoin de tout le monde, de tous les Français qui n’ont pas honte de la France, de tous les Français qui aiment leur pays, qu’ils soient de droite ou de gauche, du centre ou d’ailleurs. J’appelle tous les citoyens qui ne veulent plus baisser la tête ni courber l’échine à me rejoindre, à nous rejoindre. Ce soir, ce n’est pas le Front National qui a gagné, c’est la Nation ! Ce n’est pas un parti, c’est le peuple ! Ce n’est pas moi, c’est vous ! C’est la France ! Vive la République et vive la France ! »
Ils sont aux anges : c’est la meilleure, et de très loin. Elle fera à n’en pas douter une excellente Présidente et ils resteront ministres longtemps.
Paris, Bruxelles, Washington tremblent, mais, à Nanterre, le calme règne, comme si l’élection de Marine Le Pen à l’Elysée était naturellement logique.
Raphaël Glucksmann, révolutionnaire juif professionnel – Génération gueule de bois (2015)
Publié dans Contrerévolution, Démocratie, Nationalisme