Louis XV et les Juifs

Louis-XVDéclaration du Roy
Concernant les actes qui se passeront avec les Juifs
Donné à Versailles le 24 mars 1733, vérifié en Parlement le 16 avril suivant.
Louis par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre : A tous ceux qui ces présentes Lettres verront, salut.
L’attention que nous avons à réprimer tout ce qui pourrait être contraire au bien public, nous a fait connaître que les juifs établis dans nos Etats y causent la ruine d’une infinité de familles, en abusant de la fâcheuse situation de ceux qui leur font des emprunts pour en exiger des intérêts usuraires, qu’ils joignent ordinairement aux capitaux des sommes prêtées ; que ce qui favorise particulièrement ces abus, et la liberté qu’ils ont de prêter sur de simples billets ; qu’elle leur facilite les moyens de soustraire la connaissance de leur conduite aux Tribunaux ordinaires, et d’ajouter souvent la fraude et les faussetés à l’usure.
Et comme pareil abus si préjudiciable aux intérêts particuliers de nos Sujets, blesse également les Lois de notre Royaume, et la bonne foi publique, Nous avons cru devoir prendre les précautions qui Nous ont paru nécessaires pour y remédier et en arrêter le cours. A ces causes, et autres à ce Nous mouvant, de l’avis de notre Conseil, et de notre certaine science, pleine puissance et autorité Royale, Nous avons par ces Présentes signées de notre main, dit, statué et ordonné ; disons, statuons et ordonnons, voulons et Nous plaît ce qui suit :
Article 1
Défendons très expressément à nos Sujets, de quelque qualité et condition qu’ils soient, de contracter et stipuler avec les Juifs, soit qu’ils résident dans notre Royaume ou qu’ils soient étrangers, par de simples billets passés sous signature privée.
Article 2
Voulons que ceux de nos Sujets qui emprunteront d’eux des sommes d’argent, ne puissent s’engager valablement que par des contrats passés devant notaires ou tabellions, et que les deniers n’aient été véritablement comptés et délivrés à la vue des dits notaires, tabellions et témoins, que les prêts qu’ils font ne renferment, même secrètement, aucune convention usuraire. De laquelle affirmation, ensemble de la numération des deniers, les notaires et tabellions feront mention dans les contrats, à peine de nullité des dits actes, et de faux contre les Juifs.
Article 3
Voulons pareillement que toutes les négociations, ventes de grains, bestiaux, vins, denrées et marchandises, les sociétés, engagements, cautionnements et tous autres actes qui se feront entre nos Sujets et les Juifs, soient passés devant notaires et tabellions, et avec pareille affirmation et sous les mêmes peines.
Article 4
N’entendons néanmoins comprendre dans lesdites prohibitions les lettres de change, billets à ordre et autres écrits qui sont licites et ont lieu dans le commerce ordinaire entre les Juifs, tant régnicoles qu’étrangers, et ceux de nos Sujets qui exercent en effet la profession de banquier ou de marchand, et ce pour le fait de leur banque, commerce ou marchandise, pourvu que le tout se fasse de bonne foi et sans dol, fraude, surprise ni usure, sous la même peine de faux et autres qu’il appartiendra.
Article 5
Les Juifs qui se trouveront avoir commis quelque dol, surprise et usure, ou qui auront joint ou accumulé les intérêts aux capitaux des sommes portées dans les billets, contrats et actes qui ont été ci-devant, et qui seront passés à l’avenir, outre la nullité d’iceux et la perte de leurs créances, dont les débiteurs seront déchargés par la seule vérification du fait, seront condamnés à payer aux parties plaignantes le double des sommes portées dans les actes, contrats, traités et billets, contre lesquels elles se seront pourvues, et en une amende de 500 livres applicable à l’Hôpital le plus proche de la résidence des plaignants, sans que nos Juges puissent remettre ni modérer lesdites peines et amendes, pour quelque cause  et sous quelque prétexte que ce puisse être.
Et seront leurs sentences, jugements et arrêts exécutés par corps, le tout sauf à être ordonné s’il y échoit, que lesdits Juifs seront en outre poursuivis extraordinairement, et que le procès leur sera fait suivant la rigueur des ordonnances, pour être condamnés à telle peine qu’il appartiendra, suivant l’exigence des cas.
Si donnons en mandement à nos âmes et féaux conseillers les gens tenant notre Cour de Parlement à Metz, que ces présentes ils aient à faire lire, publier et enregistrer, et le contenu en icelles garder et observer de point en point, selon la forme et teneur, sans permettre ni souffrir qu’il y soit contrevenu en aucune sorte et manière que ce soit, car tel est notre plaisir.
En témoin de quoi Nous avons fait mettre notre sceau à ces dites présentes.
Donné à Versailles le 24ème jour du mois de Mars, l’an de grâce 1733, et de notre Règne le 18ème
Signé Louis
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Prenez et portez sur vous la Médaille Miraculeuse

medaille miraculeuseLa Médaille Miraculeuse doit son origine aux Apparitions mariales de la Chapelle de la Rue du Bac, à Paris, en 1830.
Le samedi 27 novembre 1830, la Vierge Immaculée apparut à Sainte Catherine Labouré, Fille de la Charité et lui confia la mission de faire frapper une Médaille dont Elle lui révèlera le modèle.
« Faites frapper une Médaille sur ce modèle, dit la Vierge, les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces, surtout en la portant au cou. »
La Médaille connut immédiatement une diffusion prodigieuse. D’innombrables grâces de conversion, de protection et de guérison furent obtenues.
Devant tous ces faits extraordinaires, l’Archevêque de Paris, Mgr de QUELEN ordonna une enquête officielle sur l’origine et les effets de la Médaille de la rue du Bac. En voici la conclusion :
« La rapidité extraordinaire avec laquelle cette médaille s’est propagée, le nombre prodigieux de médailles qui ont été frappées et répandues, les bienfaits étonnants et les Grâces singulières que la confiance des fidèles a obtenus, paraissent vraiment les signes par lesquels le Ciel a voulu confirmer la réalité des apparitions, la vérité du récit de la voyante et la diffusion de la Médaille. »
À Rome même, en 1846, à la suite de la conversion retentissante du juif Alphonse Ratisbonne, le Pape Grégoire XVI confirmait de toute son autorité les conclusions de l’Archevêque de Paris.
Si donc vous aimez la Vierge et si vous avez confiance en sa puissante intercession :
Portez toujours sur vous la Médaille pour vivre dans la grâce de Dieu et jouir de la protection de la Vierge Immaculée;
Dites chaque jour l’invocation de la Médaille. La Vierge a voulu être ainsi saluée et invoquée: « Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS À VOUS »
Propagez autour de vous la Médaille; donnez-la particulièrement aux malades et aux affligés.
LOURDES ET LA MÉDAILLE MIRACULEUSE
La Médaille Miraculeuse est universellement connue. Mais on ignore souvent que les apparitions de la Chapelle de la Rue du Bac ont préparés les grands événements de Lourdes.
« La Dame de la Grotte m’est apparue telle qu’elle est représentée sur la Médaille Miraculeuse » a déclaré Sainte Bernadette qui portait sur elle la Médaille de la Rue du Bac.
L’invocation de la Médaille: « Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS À VOUS » partout diffusée par la Médaille Miraculeuse, a suscité l’immense mouvement de foi qui a porté le Pape Pie IX à définir, en 1854, le dogme de l’Immaculée Conception. Quatre ans plus tard, l’apparition de Massabielle (Lourdes) confirmait cette définition romaine d’une manière inattendue.
À l’occasion du centenaire de cette définition, en 1954, le Saint Siège fit frapper une Médaille commémorative. Au revers de celle-ci, l’image de la Médaille Miraculeuse et l’image de la grotte de Lourdes, étroitement associée, soulignaient le lien unissant les deux apparitions de la Vierge avec la définition de l’Immaculée Conception.
De même que Lourdes est une source intarissable de Grâces, la Médaille Miraculeuse est toujours l’instrument de l’inlassable bonté de Notre-Dame pour tous les pêcheurs et tous les malheureux de la terre.
Les chrétiens qui sauront la méditer y retrouveront symbolisée toute la doctrine de l’Église sur la Place providentielle de Marie dans la Rédemption, en particulier sa médiation universelle.
La Médaille MIRACULEUSE
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L’Algérie des origines était chrétienne [vidéo]

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Pour Saint Augustin, les athées sont des dépavrés

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« J’ai manifesté ton nom aux hommes. » Ces paroles comprennent, dans la pensée du Sauveur, tous ceux qui devaient croire en lui comme membres de cette grande Église composée de toutes les nations et dont le psalmiste a dit : « Je te rendrai grâces dans la grande assemblée » (Ps 21,26).
C’est vraiment alors cette glorification par laquelle le Fils rend gloire au Père en répandant la connaissance de son nom parmi les nations et aux innombrables générations humaines. Quand donc il dit : « J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés », cela se rapporte à ce qui précède : « Je t’ai glorifié sur la terre… »
« J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés  » : non pas son nom de Dieu, mais celui de Père. Ce nom-là ne pouvait pas être manifesté sans la manifestation du Fils. En effet, il n’y a aucun peuple qui, même avant de croire en Jésus Christ, n’ait eu une certaine connaissance de Dieu comme étant le Dieu de toute la création. Car la puissance du Dieu véritable est telle qu’il ne peut absolument pas être caché à une créature raisonnable qui veut faire usage de son esprit.
Sauf un petit nombre d’individus dont le caractère a vraiment atteint la dépravation, le genre humain tout entier reconnaît Dieu comme l’auteur de ce monde… Mais le nom de Père de Jésus Christ, par lequel il enlève le péché du monde, n’était nullement connu, et c’est ce nom-là que le Seigneur manifeste à ceux que son Père lui a donnés.
Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église – Traités sur St Jean, n°106
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Qu’est-ce que l’éducation catholique ? [vidéo]

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Saint François-Xavier : « Proclamer le règne de Dieu à toutes les nations »

st-fra18Depuis que je suis venu ici, je n’ai pas arrêté : je parcourais activement les villages, je baptisais tous les bébés qui ne l’avaient pas encore été… Quant aux enfants, ils ne me laissaient ni réciter l’office divin, ni manger ni me reposer tant que je ne leur avais pas enseigné une prière. Alors j’ai commencé à saisir que le Royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent (Mc 10,14).
Aussi, comme je ne pouvais sans impiété repousser une demande aussi pieuse, en commençant par la confession de foi au Père, au Fils et à l’Esprit Saint, je leur enseignais le Credo des Apôtres, le Pater Noster et l’Ave Maria. J’ai remarqué qu’ils étaient très doués ; s’il y avait quelqu’un pour les former à la foi chrétienne, je suis sûr qu’ils deviendraient de très bons chrétiens.
Dans ce pays, quantité de gens ne sont pas chrétiens uniquement parce qu’il n’y a personne aujourd’hui pour en faire des chrétiens. J’ai très souvent eu l’idée de parcourir toutes les universités d’Europe, et d’abord celle de Paris, pour hurler partout d’une manière folle et pousser ceux qui ont plus de doctrine que de charité, en leur disant : « Hélas, quel nombre énorme d’âmes, exclu du ciel par votre faute, s’engouffre dans l’enfer ! »
De même qu’ils se consacrent aux belles-lettres, s’ils pouvaient seulement se consacrer aussi à cet apostolat, afin de pouvoir rendre compte à Dieu de leur doctrine et des talents qui leur ont été confiés !
Beaucoup d’entre eux, bouleversés par cette pensée, aidés par la méditation des choses divines, s’entraîneraient à écouter ce que le Seigneur dit en eux et, en rejetant leurs ambitions et leurs affaires humaines, ils se soumettraient tout entiers, définitivement, à la volonté et au décret de Dieu.
Oui, ils crieraient du fond du cœur : « Seigneur, me voici ; que veux-tu que je fasse ? (Ac 9,10 ; 22,10) Envoie-moi n’importe où tu voudras, même jusque dans les Indes ».
Saint François Xavier (1506-1552), missionnaire jésuite – Lettres 4 et 5 à Saint Ignace de Loyola
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Vatican II, c’est l’anti-Eglise

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Nous disons que Vatican II s’est établi comme l’anti-Eglise.
Par conséquent, celui qui adhère à Vatican II, sans restriction, par ce seul fait se détache de la véritable Eglise du Christ.
Personne ne peut, en même temps, être catholique et souscrire à tout ce qu’a établi le Concile Vatican II.
Nous dirions que la meilleure manière d’abandonner l’Eglise du Christ, catholique, apostolique et romaine, est d’accepter, sans réserves, tout ce qu’a enseigné et proposé le Concile Vatican II. Il est l’anti-Eglise.

Mgr de Castro-Mayer (1904-1991) – Heri et Hodie (revue des prêtres de Campos) n°33 – Septembre 1986
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