Saint François-Xavier : « Proclamer le règne de Dieu à toutes les nations »

st-fra18Depuis que je suis venu ici, je n’ai pas arrêté : je parcourais activement les villages, je baptisais tous les bébés qui ne l’avaient pas encore été… Quant aux enfants, ils ne me laissaient ni réciter l’office divin, ni manger ni me reposer tant que je ne leur avais pas enseigné une prière. Alors j’ai commencé à saisir que le Royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent (Mc 10,14).
Aussi, comme je ne pouvais sans impiété repousser une demande aussi pieuse, en commençant par la confession de foi au Père, au Fils et à l’Esprit Saint, je leur enseignais le Credo des Apôtres, le Pater Noster et l’Ave Maria. J’ai remarqué qu’ils étaient très doués ; s’il y avait quelqu’un pour les former à la foi chrétienne, je suis sûr qu’ils deviendraient de très bons chrétiens.
Dans ce pays, quantité de gens ne sont pas chrétiens uniquement parce qu’il n’y a personne aujourd’hui pour en faire des chrétiens. J’ai très souvent eu l’idée de parcourir toutes les universités d’Europe, et d’abord celle de Paris, pour hurler partout d’une manière folle et pousser ceux qui ont plus de doctrine que de charité, en leur disant : « Hélas, quel nombre énorme d’âmes, exclu du ciel par votre faute, s’engouffre dans l’enfer ! »
De même qu’ils se consacrent aux belles-lettres, s’ils pouvaient seulement se consacrer aussi à cet apostolat, afin de pouvoir rendre compte à Dieu de leur doctrine et des talents qui leur ont été confiés !
Beaucoup d’entre eux, bouleversés par cette pensée, aidés par la méditation des choses divines, s’entraîneraient à écouter ce que le Seigneur dit en eux et, en rejetant leurs ambitions et leurs affaires humaines, ils se soumettraient tout entiers, définitivement, à la volonté et au décret de Dieu.
Oui, ils crieraient du fond du cœur : « Seigneur, me voici ; que veux-tu que je fasse ? (Ac 9,10 ; 22,10) Envoie-moi n’importe où tu voudras, même jusque dans les Indes ».
Saint François Xavier (1506-1552), missionnaire jésuite – Lettres 4 et 5 à Saint Ignace de Loyola
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Un ancien Vénérable Maître dénonce le pouvoir de la franc-maçonnerie

serge-abad-gallardo-la-foi-catholique-contradictoire-avec_1087874_667x333Serge Abad-Gallardo, architecte français âgé d’une soixantaine d’années, a passé 24 ans au sein d’une obédience maçonnique, celle du Droit Humain (une émanation du Grand Orient de France). Son livre J’ai frappé à la porte du Temple (Éd. Pierre Téqui), sous-titré « Parcours d’un franc-maçon en crise spirituelle » est le témoignage des années que l’auteur a passé dans la franc-maçonnerie.
Après sa conversion au christianisme (il était déjà baptisé, mais s’était éloigné de l’Église), il a compris que la religion catholique et l’idéologie maçonnique étaient incompatibles et a décidé d’en sortir. Il répond à Aleteia :
[…] Je crois que Dieu m’a laissé si longtemps dans l’erreur de la franc-maçonnerie (24 ans, jusqu’à devenir Vénérable Maître et accéder aux plus hauts grades) afin qu’aujourd’hui aucun maçon ne puisse me dire – comme certains ont tenté de le faire, en toute mauvaise foi – que je n’ai rien compris.
Je suis passé par divers stades. Tout d’abord, comme je l’explique dans mon livre, j’ai pris conscience de la présence du Christ à mes côtés. Cela a débuté en 2002, quand j’ai rencontré un prêtre franciscain près d’Aix-en-Provence. Ses paroles m’ont paru maçonniques et m’ont plu parce que je pensais qu’il existait des liens entre la franc-maçonnerie et le catholicisme, mais j’ai compris au fur et à mesure que le sens de ses paroles était fondamentalement différent.
Par exemple ?
Lorsque la franc-maçonnerie parle de « Lumière », elle parle d’une « Connaissance », d’un savoir ésotérique, hermétique et occulte. Alors que ce Franciscain me parlait de la « Lumière » comme étant l’Amour de Dieu pour nous. Encore un exemple, quand la franc-maçonnerie reprend à son compte : « Cherchez et vous trouverez » (Matt. 7 – 7 NDLR), il s’agit d’aller chercher et de trouver au fond de soi-même.
C’est la parole hermétique maçonnique « V.I.T.R.I.O.L. » (Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem : Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée). Les paroles de l’Évangile ne signifient rien de tout cela en réalité : elles nous révèlent que Dieu nous cherche avant même que nous ne pensions à Le chercher. C’est Dieu qui donne l’Amour à l’homme, non le contraire.
L’amour de l’homme est une image de l’Amour de Dieu. Dieu nous a faits à son image. Tout ceci n’a rien à voir avec la magie, l’occultisme ou des formules symboliques ! Je suis sorti de cette rencontre avec le Franciscain complètement bouleversé, et j’ai senti la présence du Christ à mes côtés. Je ne pouvais imaginer qu’Il m’aimait de cet Amour immense que je ressentais à présent dans tout mon être. Il n’y a pas de mots pour le décrire. […]
En 2012, j’ai expérimenté ce que l’on peut appeler « le Mal absolu ». J’ai vu jusqu’où va la noirceur de l’âme humaine. Par la sorcellerie et la magie, j’ai constaté la présence du diable et son œuvre maléfique dans une vie.
Cela peut paraître incroyable et je n’ai pas d’autre choix que de raconter les choses telles qu’elles se sont passées. Le monde s’est refermé sur moi. En quelques mois, j’ai perdu mon emploi, un bon salaire, la maison où nous habitions, mon voilier de 12 mètres, ma voiture de sport, mes amis… Je me sentais totalement perdu et ne trouvais plus de repères dans la franc-maçonnerie.
Personne ne vous y explique pourquoi le mal existe dans le monde par exemple. Ni comment le combattre. L’idée m’est venue de faire une retraite quelques jours à l’abbaye de Lagrasse. Là bas, devant le Christ en croix, je me suis mis à pleurer et me suis rendu compte que ce Christ pleurait avec moi. Cet Amour fut comme une lumière. J’ai passé une semaine avec les moines, et mon cœur s’est ouvert totalement à l’Amour du Christ.
Et c’est à ce moment que vous êtes sorti définitivement de la franc-maçonnerie…
Tout ce que j’y vivais m’a paru faux, ou du moins tiède. Je ne pouvais plus y rester après avoir compris que la franc-maçonnerie est totalement incompatible avec la foi catholique.
A-t-elle réellement le pouvoir que lui prête sa légende ?
Oui, ce pouvoir, elle l’a ! En France, depuis 2012, une majorité de ministres du gouvernement sont maçons. Les grands maîtres du Grand Orient, du Droit Humain ou de la Grande Loge veulent changer la société.
Des lois comme l’avortement, l’euthanasie ou le mariage homosexuel correspondent aux idées maçonniques d’émancipation de l’individu qui n’en réfère plus qu’à lui même, sans autre limite morale que celle qu’il se fixe. Un grand maître de la Grande Loge de France, Pierre Simon, a avoué que toutes ces lois étaient pensées et mûries en loges avant même d’être débattues par les députés.
Et elle conspire ?
La franc-maçonnerie croit en sa propre « utopie ». Autrement dit, tout ce qui est possible à un être humain, peut et doit lui être permis. La morale découle du pacte social et pas de la loi naturelle voulue par Dieu. Sans enfer ni paradis, sans jugement dernier ni rédemption, il n’y a pas d’autre mode de vie possible que l’hédonisme : le plaisir et le bonheur en cette vie sont l’unique but à poursuivre.
Le Salut éternel n’existe pas, il faut jouir de la vie présente. La franc-maçonnerie conspire, dès lors, contre toute façon de penser qui ne serait pas la sienne et ne suivrait pas cet objectif.
Source
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VIIIè siècle : le moine catholique Beatus qualifie un Evêque hérétique de « testicule de l’Antéchrist »

800px-B_Pierpont_154vFiche Wikipédia 
Beatus (mort en l’an 798) est un homme de grande culture chrétienne. Sans doute n’est-il pas originaire des Monts Cantabriques. Certains historiens pensent qu’il vient plutôt de Tolède, ou même d’Andalousie. Peut-être a-t-il choisi ce monastère de Liébana en raison de la proximité de Covadonga et de Cosgaya, lieux que les chrétiens de l’époque considéraient comme miraculeux.
Beatus acquiert rapidement une réputation de haute érudition. Il devient même pendant quelque temps précepteur et confesseur de la fille d’Alphonse Ier, la future reine Adosinda.
Sa notoriété avait bien d’autres causes que son Commentaire de l’Apocalypse. Penseur militant et énergique, il s’attaque à ceux qui se compromettent avec l’occupant, en commençant par l’archevêque de Tolède, qu’il accuse d’hérésie.
Cette affaire a eu un grand retentissement dans la Chrétienté, jusqu’auprès d’Alcuin et de Charlemagne (742-814) à Aix-la-Chapelle et du pape qui se range aux côtés de Beatus. C’est la fameuse querelle de l’adoptianisme, hérésie dont le théoricien était Félix, l’évêque d’Urgell. Ce dernier proclamait que le Christ n’était pas le fils de Dieu, mais avait seulement été adopté par lui, thèse en complet désaccord avec celle du Concile de Nicée sur la consubstantialité du Père et du Fils.
Elipand, archevêque de Tolède, nommé à cette chaire par les Arabes, se rallie à cette doctrine et va même jusqu’à faire lire une lettre le jour où la reine Adosinda prend le voile et prononce ses vœux en présence de toute la cour d’Asturie : Elipand y déclare en toute simplicité qu’il convient d’exterminer tous ceux qui ne verraient pas dans le Christ le fils adoptif de Dieu !
Sous les pressions d’Alcuin, de Charlemagne et du pape, Félix abjure à plusieurs reprises, après être revenu à l’hérésie chaque fois. Synodes et Conciles ne viendront pas à bout des convictions du relaps :
Synode de 792, convoqué à Ratisbone par Charlemagne
Synode de Pâques 794 présidé par Charlemagne à Francfort
Concile de 795, présidé à Rome par saint Léon III (pape de 795 à 816)
Concile de 796 à Frioul, présidé par Paulin d’Apulée
Concile de 799, réuni par saint Léon III.
Beatus s’en prend surtout à Elipand sans retenir ses mots. À Elipand qui l’a appelé « Faux Prophète » et parle de ses « écrits puants », Beatus répond en le traitant de « Testicule de l’Antéchrist »! La polémique se poursuit ainsi dans une surenchère de violences verbales et ne s’achèvera que par la mort de Félix et d’Elipand.
Cette hérésie séduisait un Wisigoth nostalgique de l’arianisme comme Elipand, l’adoptionisme n’étant, dans le fond, qu’un tardif avatar du subordinationnisme.
Mais ces événements ne seraient qu’anecdotiques si l’hérésie félicienne (du nom de Félix) n’avait pas également séduit les occupants musulmans. Il y avait dans ces thèses une remise en question de la nature divine de Jésus qui conduisait à une dévaluation du christianisme. Certains historiens pensent même qu’Elipand se serait fait l’apôtre de l’adoptianisme pour plaire aux autorités arabes.
Dès lors, on comprend mieux l’importance de l’Apocalypse chez les Chrétiens du Nord-Ouest de l’Espagne, et l’impact du Commentaire qu’en fait un moine fortement impliqué dans la lutte contre les hérésies, le gouvernement d’occupation et les religieux collaborateurs.
L’Apocalypse, que les Ariens refusaient de tenir pour un livre révélé, et qui est centré sur la divinité du Christ, devient, à partir du VIIIe siècle, le texte phare des chrétiens résistants.
L’Apocalypse est donc un ouvrage de combat, véritable arme théologique, contre tous ceux qui ne verraient pas dans le Christ une personne divine au même titre que Dieu le Père. Le clergé des Asturies reprend l’injonction du IVe concile de Tolède (633) : sous peine d’excommunication, « L’Apocalypse doit être tenue pour un livre canonique ; elle sera lue à l’Office entre la Pâque et la Pentecôte ». Une telle obligation ne concernait, de la Bible entière, que ce seul texte.
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Prétendre que « Dieu seul convertit » est très dangereux

tumblr_static_tumblr_static_85h27bw5j6skwgcs8csg8s80c_640Dire que « Dieu seul convertit est une demi-vérité
1/ En réalité, l’auteur de la conversion est la personne elle-même que Dieu laisse libre de son choix de se convertir. Dieu donne la grâce de la Conversion mais ne décidera jamais à la place de la personne de suivre le chemin du Christ.
2/ Cette affirmation est très grave car elle anéantit la volonté d’évangélisation. Pourquoi ? En effet, si c’est Dieu qui convertit, pourquoi être missionnaire et pourquoi le Christ a dit à ses disciples : « Je vous envoie jusqu’au extrémités de la Terre » (St Matthieu 28,19) ? Et pourquoi tant de personnes ne le connaissent pas ?
Dire que c’est Dieu qui convertit pourrait nous conduire à ce reproche envers Dieu. D’ailleurs, ceux qui disent que Dieu seul convertit ne font jamais d’évangélisation en allant au contact avec les musulmans [ou d’autres].
Dieu fait avec nous, c’est une oeuvre « humano-divine » et Il nous envoie pour « annoncer » et provoquer la conversion des âmes.
Jean-Yves Nerriec – Mission Angelus
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Gramsci : encore un communiste raciste

Après Che Guevara démasqué comme raciste et homophobe patenté, voici Antonio Gramsci :

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Téléchargez « La face cachée de l’Histoire moderne » de Jean Lombard

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Téléchargez « La face cachée de l’Histoire moderne » de Jean Lombard (514 pages)

Qui est Jean Lombard ? (source)
Diplômé de l’École des Chartes en 1927, Jean Lombard s’est orienté vers une carrière diplomatique en intégrant l’École des Sciences Politiques d’où il sortit lauréat du concours des Ambassades. Peu avant la deuxième guerre mondiale, on lui confia le poste de bibliothécaire-archiviste de la ville d’Alger avant de devenir administrateur de la Bibliothèque de la même ville, ce qui lui permit d’être plongé pendant 10 ans dans les affaires musulmanes en Algérie.
Pendant la Guerre, il fut affecté aux services de renseignements. Inquiété à la «Libération» pour avoir dépouillé les bibliothèques et les archives des loges maçonniques en Algérie, il fut incarcéré pendant quelque temps et radié de la Bibliothèque. Après la guerre, il fut nommé secrétaire général du Comité des Banques d’Algérie, directeur de l’enseignement bancaire en Afrique du Nord et professeur d’économie politique, avant de retrouver sa place d’administrateur de la Bibliothèque d’Alger (le Conseil d’État ayant levé la sanction qui l’avait touché auparavant).
Mis en congé spécial après l’abandon de l’Algérie en 1962, il vint s’installer en Espagne comme beaucoup de pieds-noirs ou de pro-Algérie Française scandalisés par ce largage inique ! Jean Lombard fut ensuite nommé ‘chargé de missions’ de l’unesco en Amérique Centrale et au Liban, ce qui lui permit d’en apprendre beaucoup sur la subversion mondiale.
Cette carrière bien remplie lui a donné l’occasion de parfaitement prendre connaissance des arcanes financières et bancaires et de consulter par sa formation et ses fonctions une exceptionnelle documentation confidentielle ou peu connue, dont il a su tirer le meilleur profit pour mener à bien son œuvre absolument remarquable, servie par un don exceptionnel de synthèse.
Genèse d’une œuvre magistrale unique au monde :
Dans un entretien accordé en 1985 au quotidien espagnol «El Alcazar». Jean Lombard expliquait l’origine de son œuvre monumentale et ce qui l’avait décidé à entreprendre une tâche aussi vaste. Il déclarait : «Le hasard en fut à l’origine, lorsque je passais tout l’été de 1939 aux Etats-Unis et au Canada. Il me permit d’assister aux préparatifs idéologiques de la Seconde Guerre Mondiale. J’en vins à découvrir le visage voilé des «forces occultes» et à pressentir que ce sont elles qui ont fomenté les guerres et les révolutions : Je décidai alors de rechercher pour mon compte les racines de ces «forces occultes», en découvrant des textes originaux et en les confrontant avec l’histoire générale.
J’eus alors la chance de trouver certaines œuvres, qui sont la clé de ces investigations laborieuses, tels les «Selected Essays» (Essais Choisis) de Darmestetter, version américaine des «Prophètes d’Israël», écrit en 1891. Et je suis parvenu de la sorte à reconstituer le développement du capitalisme et, à son tour, celui du (marxisme) collectivisme». Car il y a bien, aussi étonnant et contre-nature que cela puisse paraître, un lien fondamental entre le capitalisme et le marxisme ! Il y a bien eu une montée parallèle du capitalisme et du collectivisme.
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La découverte de l’Amérique fut financée grâce à la spoliation des juifs espagnols

853922-christophe-colomb-decouvert-amerique-1492Le bilan de l’Inquisition, pendant les treize années où les 11 tribunaux du Saint Office fonctionnèrent jusqu’à la fin du règne d’Isabelle la Catholique, se solde par les chiffres suivants: 100.000 poursuites, 17.000 condamnations au bannissement, et 2.000 exécutions. Ce qui ne témoigne pas d’une sévérité excessive, à une époque où la tolérance n’était pas de mise et où les procès de sorcellerie firent 30.000 victimes en Angleterre et 100.000 en Allemagne.
À l’actif de l’institution, il est équitable de reconnaître qu’elle a épargné à l’Espagne les horreurs des guerres de religion, sans compromettre son développement culturel, ni son équilibre économique et financier, puisque le siècle qui suivit est resté dans l’histoire comme un siècle d’or.
Bien que converti lui-même, le successeur de Torquemada, le dominicain Diego de Deza. Archevêque de Séville, eut la main plus lourde. La conquête de Grenade, où beaucoup d’irréductibles avaient trouvé refuge, posait aux Rois catholiques un problème crucial d’assimilation,tant en ce qui concernait les Juifs que les Musulmans. Boabdil avait capitulé le 25 novembre 1491.
Le 31 mars 1492, l’édit de l’Alhambra laissait aux Juifs d’Espagne un délai de quatre mois pour se convertir ou quitter le pays. Ni l’offre de 300.000 ducats, faite au roi par Isaac Abrabanel, ni les démarches d’Abraham Senior auprès de la reine n’avaient pu fléchir les souverains.
Cinq mois plus tard, le 3 août 1492, Christophe Colomb abordait aux rivages du nouveau monde. De sorte qu’on a pu dire que sa première expédition avait été financée par les Juifs d’Espagne et la seconde (Octobre 1493 au printemps 1496) avec les fonds qui leur avaient été confisqués.
Jean Lombard – La face cachée de l’histoire moderne (tome 1) – 1979
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