Forces spirituelles

Beaucoup pourront être surpris d’apprendre que Codreanu avait  imposé la discipline du jeûne deux jours par semaine à tous les adhérents de son mouvement et ses considérations sur la prière — considérations qui sembleraient avoir été formulées davantage par un religieux que par un chef politique — sont particulièrement intéressantes :
« La prière est un élément décisif de la victoire. Les guerres sont gagnées par ceux qui ont su attirer de l’éther, des cieux, les forces mystérieuses du monde invisible et s’en assurer le concours.
Ces forces, ce sont les âmes des morts, les âmes de nos ancêtres qui furent eux aussi, en leur temps, liés à nos lopins de terre, à nos sillons, qui moururent pour la défense de cette terre et sont aujourd’hui encore liés à elle par le souvenir de leur vie ainsi qu’à nous, leurs fils, petits-fils et arrière petits-fils. Et puis, au-dessus de l’âme des morts, il y a Dieu.
Une fois attirées, ces forces pèsent dans la balance : elles protègent, elles insufflent le courage, la volonté et tout ce qu’exige la victoire et elles nous font vaincre. Elles sèment la panique et l’épouvante chez l’ennemi, paralysant son action. En dernière analyse, les victoires ne dépendent pas uniquement de la préparation matérielle, des forces matérielles des belligérants mais de leur capacité de s’assurer le concours des forces spirituelles.
La justice et la moralité de notre action et l’appel fervent, le recours à elles sous la forme du rite et de la prière collective, attirent de telles forces ».
Julius Evola – La tragédie de la Garde de Fer (1938)
Advertisements
Cet article a été publié dans Contrerévolution, Corneliu Codreanu, Julius Evola. Ajoutez ce permalien à vos favoris.