Humanisme maçonnique

Dans un ouvrage édité à Fribourg sous ce titre : La déification de l’humanité, ou le coté positif de la franc-maçonnerie, le P. Patchtler a bien montré la signification que la maçonnerie donne au mot « humanité » et l’usage qu’elle en fait.
« Ce mot, dit-il, est employé par des milliers d’hommes (initiés ou échos inconscients des initiés), dans un sens confus, sans doute, mais toujours, cependant comme le nom de guerre d’un certain parti pour un certain but, qui est l’opposition au christianisme positif.
Ce mot, dans leur bouche, ne signifie pas seulement l’être humain par opposition à l’être bestial… il pose, en thèse, l’indépendance absolue de l’homme dans le domaine intellectuel, religieux et politique; il nie pour lui toute fin surnaturelle, et demande que la perfection purement naturelle de la race humaine soit acheminée vers les voies du progrès.
A ces trois erreurs correspondent trois étapes dans la voie du mal : L’Humanité sans Dieu, l’Humanité se faisant Dieu, l’Humanité contre Dieu. Tel est l’édifice que la maçonnerie veut élever à la place de l’ordre divin qui est l’Humanité avec Dieu. »
Quand la secte parle de la religion de l’avenir, de la religion de l’humanité, c’est cet édifice, ce Temple qu’elle a en vue.
Henri Delassus – La conjuration anti-chrétienne (1910) – p. 85
Advertisements
Cet article a été publié dans Franc-maçonnerie, Mgr Delassus. Ajoutez ce permalien à vos favoris.