Le changement, c’est maintenant !

Sa Sainteté Léon XIII, dans son Encyclique « Humanum genus » déclare textuellement :
« Les Pontifes Romains, nos prédécesseurs, veillant empressés pour le salut du peuple chrétien, surent bien vite qui était et ce que cherchait cet ennemi capital, à peine se montrait-il dans les ténèbres de son occulte conjuration, et comment ils avertirent préventivement les princes et les peuples pour qu’ils ne se laissent pas attraper par les mauvais artifices et les pièges préparés pour les tromper.
Le premier avis de danger fut lancé en l’année 1738 par le Pape Clément XII (Constit. In Eminenti du 24 avril 1738), constitution que confirma et renouvela le Pape Benoit XIV (Constit. Providas, du 18 mai 1751) ; Pie VII (Constit. Ecclesiam a Jesu Christo du 13 septembre 1821) suivit les traces des deux Papes, et Léon XII, en incluant dans sa Constitution Apostolique Quo Graviora ce que ses prédécesseurs avaient décrété en cette matière, le ratifia et le confirma à titre définitif. Pie VIII (Encycl. Traditi du 21 mai 1829), Grégoire XVI (Encycl. Mirari du 15 aout 1835) et Pie IX (Encycl. Qui Pluribus du 9 novembre 1861 et Alloc. Multiplices Inter du 25 septembre 1865, etc), de manière assurément répétée, parlèrent dans le même sens.
« Aujourd’hui, à l’exemple de nos Prédécesseurs, nous nous sommes résolus à nous déclarer ouvertement contre la même société maçonnique, contre le système de sa doctrine, ses projets, sa manière de juger et d’agir, afin de mettre de plus en plus en lumière sa force maléfique et d’empêcher ainsi la contagion d’une si funeste peste.
« Le bon arbre ne peut donner de mauvais fruits, ni le mauvais arbre donner de bons fruits » (Matt. Chap VII, 18), et les fruits de la secte maçonnique sont, non seulement dommageables, mais extrêmement agressifs. Car des indices les plus certains, que nous avons antérieurement mentionnés, ressort leur principal et ultime projet : à savoir de détruire jusqu’aux fondements tout l’ordre religieux et civil établi par le Christianisme, tout en en édifiant un nouveau, dont les fondements et les lois soient tirés du sein du naturalisme.
« Sans même cela, les turbulentes erreurs que nous avons énumérées doivent suffire par elles mêmes à infuser aux Etats la peur et l’épouvante. Car une fois abandonnés la crainte de Dieu et le respect du aux lois divines, l’autorité des princes est bientôt méprisée, la manie des révolutions acceptée et légitimée, les passions populaires déchaînées avec la plus grande licence et sans plus d’autre frein que le châtiment, et doit s’ensuivre par une force universelle le changement et le bouleversement.
Et précisément même, le changement et le bouleversement est ce que machinent et proclament très résolument, de concert, nombre de sociétés de communistes et de socialistes, aux desseins desquels la secte des maçons ne pourra se prétendre étrangère, tout comme ses plans les favorisent grandement et comme leur convient ses principaux dogmes.
« Quoi qu’il en soit, devant un mal si grave et déjà si répandu, il Nous revient, vénérables Frères, de nous consacrer de toute notre âme à en chercher les remèdes. Et parce que nous savons que la meilleure et la plus ferme espérance de remède se trouve dans la vertu de la divine Religion, d’autant plus haïe des maçons qu’elle est plus redoutée, nous jugeons que l’essentiel est de nous servir contre le commun ennemi de cette vertu si salutaire. Ainsi, tout ce que décrétèrent les Pontifes Romains nos prédécesseurs pour empêcher les tentatives et les efforts de la secte maçonnique, tout ce qu’ils sanctionnèrent pour écarter les hommes de semblables sociétés ou les en faire sortir, toutes ces choses et chacune d’elles, nous les donnons pour ratifiées et les confirmons de notre autorité apostolique. »
Cité dans Maurice Pinay – 2000 ans de complot contre l’Eglise (1965)
Publicités
Cet article a été publié dans Franc-maçonnerie, Léon XIII, Papes. Ajoutez ce permalien à vos favoris.