Du rôle des femmes dans la Contre-Révolution (1)

102. Dans l’ordre naturel les femmes sont à égalité fondamentale avec les hommes. Aussi, dans son effort auprès du genre humain, l’action contre-révolutionnaire ne peut pas négliger, en la personne de la femme, la moitié de l’humanité.
Les femmes ont un rôle extrêmement important à jouer dans l’action, et il pourra souvent être très utile de faire appel spécialement à elles.
D’ailleurs, elles sont presque a priori désignées par la Révolution comme des Contre-révolutionnaires :
–          « Pour abattre le catholicisme, il faut commencer par supprimer la femme (…) mais puisque nous ne pouvons supprimer la femme, corrompons-là avec l’Eglise. » (Lettre de Vindice à Nubius, 9 août 1898)
–          « Pour tuer l’Eglise, il n’y a qu’à prendre l’enfant et corrompre la femme. » (Henri Heine)
–          « L’homme fait la loi, la femme fait les mœurs. » (Bienvenu Martin, franc-maçon, 1906)
–          « Il faut détruire dans la femme le sentiment instinctif et égoïste de l’amour maternel. » (Congrès communiste du 16-11-1922).
Evidemment, la femme, gardienne du foyer, première éducatrice des enfants et à laquelle incombe le plus souvent la responsabilité directe de la famille et de la maison, est personnellement intéressée par la sécurité temporelle et la loi morale que garantit le respect de l’ordre naturel. Elle est un élément modérateur qui s’oppose instinctivement à la subversion.
En revanche elle est peut-être plus facilement trompée par les apparences d’une fallacieuse sécurité, d’une illusoire « stabilité » basée sur des mesures socialement injuste, et par les appels à la fausse « paix » lancés par les révolutionnaires.
Cependant, si son esprit est éclairé sur les questions politiques et sociales, elle apportera parfois plus d’idéalisme et de dévouement que l’homme dans sa participation à l’action. Et l’argument surnaturel pourra fréquemment la toucher plus facilement.
Mais il y a des activistes chez les femmes comme chez les hommes. En outre elles auraient peut-être plus tendance à mêler à l’action leurs problèmes de personnes, de sentiments ou de sexe. Enfin elles constituent un appât tentant que la Révolution sait utiliser pour profiter des faux pas ou imprudences qu’elles peuvent faire commettre.
Aussi faut-il être particulièrement soucieux que leur participation à l’action ne soit acquise que dans le cadre de relations sociales naturelles et morales.
Colonel Château-Jobert – Doctrine d’action contre-Révolutionnaire (1972)
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