Du rôle des femmes dans la Contre-Révolution (2)

103. Beaucoup d’hommes ont des difficultés à concilier l’impératif contrerévolutionnaire et l’impératif du devoir familial, précisément parce que leurs femmes ont été écartées délibérément des préoccupations de l’action contrerévolutionnaire.
Les femmes font grief à leurs époux du temps qu’ils passent hors de chez eux, même pour un bon motif. Elles ont le sentiment d’une frustration, d’abord parce que leurs maris leur échappent, mais aussi parce qu’il leur est refusé de s’associer activement à une cause pour laquelle elles pressentent qu’elles pourraient se passionner aussi bien que l’homme.
L’épouse, dûment instruite et formée à la Contrerévolution, doit être digne de faire équipe avec son mari en acceptant, pour elle aussi, le contrecoup des inconvénients, voire des risques à encourir sous un régime révolutionnaire. En retour elle en partage tous les mérites, et ils peuvent être grands sur le plan surnaturel comme sur le plan humain. Elle devient alors le meilleur soutien qu’un homme d’action puisse trouver.
Dans le cadre de la famille – le fait est reconnu même en milieu musulman – l’influence de la femme sur l’homme est souvent prépondérante ; et la Révolution l’a fort bien compris : « Celui qui tient la femme tient tout, d’abord parce qu’il tient l’enfant, ensuite parce qu’il tient le mari » (Jules Ferry).
Il est des cas où, dans une famille, le mari se conforme, dans la pratique, aux décisions prises par la famille. Et la curiosité de celle-ci est souvent faite du souci de contrôler l’activité de l’époux pour lui éviter de commettre des imprudences. Ce peut être alors, dans certains cas, une bonne solution que de considérer l’épouse – mais aussi parfois la mère – comme la responsable en fait de l’action contrerévolutionnaire menée par l’équipe familiale. N’ayant plus à agir comme frein, la femme peut devenir l’élément le plus entreprenant de la famille. Mais en prenant sa part de responsabilité dans l’action, elle devient également responsable de la sécurité, et nul mieux qu’elle ne se rendra compte de l’importance des dispositions de prudence à respecter et notamment du danger, en climat révolutionnaire, des bavardages et commérages.
Son optique alors, pourra changer totalement ; et c’est elle-même qui fera peut-être des réserves sur l’opportunité de confier quoi que ce soit à sa meilleure amie, pour telle raison dont jusqu’à présent il n’avait pas été tenu compte.
Enfin, la femme a sa manière bien à elle pour intéresser son entourage à la Contrerévolution. Dans son milieu propre, elle est l’intermédiaire le plus naturel auprès des autres femmes qui peuvent aussi répercuter autour d’elles l’appel de la Contrerévolution.
La participation active de la femme est indispensable. Outre son action directe en tant que militante, elle apparaît comme un élément de la plus grande importance pour l’obtention d’un consentement populaire favorable à la Contrerévolution.
Colonel Château-Jobert – Doctrine d’action contre-Révolutionnaire (1972)
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