L’athée est esclave de ses passions

M. Dorrel, anglais catholique, se plaint de ce qu’au moins, dans l’ancien temps, les athées se cachaient pour ne pas être accusés d’impiété et de folie, et que s’ils étaient infectés d’athéisme, ils n’osaient pas le montrer ; mais que les incrédules modernes se montrent à découvert, et qu’ils ne font pas difficulté pour obtenir la réputation d’esprits forts et sans préjugés, d’émettre leurs sentiments sur la divinité et sur la religion.
C’est ainsi qu’ils s’efforcent de détruire toute loi, et toute bonne règle de mœurs, car l’existence d’un Dieu rémunérateur du bien et vengeur du crime étant détruite, et les vérités de la Religion abolies ; dès lors les seuls freins du péché sont brisés et toutes lois et toute moralité est anéantie.
Alors l’homme serait semblable aux brutes, et même pire ; les sens deviendraient maîtres de la raison, le droit serait décidé par la force, l’honnêteté serait déterminée par le plaisir, la justice par l’intérêt, l’honneur par la vengeance.
De façon que chacun pourrait se rendre esclave de ses passions, et se laisser entraîner à tout espèce de vice, pourvu que le vice se montrât sous l’aspect de l’utilité, ou du plaisir.
Saint Alphonse de Liguori (1696 – 1787) – Dissertation contre les erreurs des incrédules
Publicités
Cet article a été publié dans Athéisme, Saint Alphonse de Liguori, Saints, Saints docteurs du IIème millénaire. Ajoutez ce permalien à vos favoris.