Le bûcher de Noël (3)

Si l’on vous offre Faut-il faire Vatican III ? à Noël, vous savez quoi faire !
Quelque soit le domaine, lorsqu’une mauvaise décision est prise et que les conséquences désastreuses commencent à se faire sentir, il y a toujours deux catégories de personnes qui s’opposent violemment : ceux qui veulent arrêter les frais en revenant sur la décision pour repartir du bon pied, et ceux qui prétendent qu’au contraire la voie suivie est la bonne et qu’il faut la dérouler jusqu’au bout pour en voir les soi-disant aspects positifs…
Christine Pedotti (alias « Pietro de Paoli ») fait indiscutablement partie de la deuxième catégorie, celles des extrémistes aveuglés par leur idéologie, en bonne adepte de son maître à penser, l’apostat Hans Küng (Kuhn ? Cohen ?). Pour cette protestante infiltrée ultra-féministe qui arrive à voir en Mgr Vingt-Trois un horrible réactionnaire (ce qui n’est pas un mince exploit…), la destruction de l’Eglise après le concile Vatican II, déjà bien entamée depuis plusieurs décennies, n’est pas assez rapide ! … Qu’on se le dise, les catholiques ne sont pas assez protestants ! … pas assez maçons ! … pas assez apostats !… pas assez honteux !… pas assez mous !… pas assez le froc baissé !
Par conséquent, remède de cheval obligatoire à travers un Vatican III fantasmé : décentralisation à outrance des paroisses de manière à se passer des directives du Pape ou des Evêques (« mais c’est pas grave, y’a le saint Esprit qui nous guide ! »), mariage des prêtres, nomination de femmes Cardinales (pour donner l’exemple à la société…sic !), abandon des positions sur la morale sexuelle… bref, libéralisation, démocratisation, écologisme, religion mondiale,… autant dire suicide collectif !
Comme disait Saint Pie X qui avait tout compris (Pascendi – 1907) : « Les catholiques libéraux sont LES PIRES ENNEMIS des catholiques intégraux, car c’est du dedans qu’ils trament la ruine de l’Eglise ! ». C’est donc eux qu’il faut combattre en premier, car ils placent déjà leurs pions…
Présentation de l’ouvrage
Aujourd’hui, l’Église catholique fait face à une crise très grave, crise de crédibilité dans l’espace occidental, crise morale avec les scandales de pédophilie, crise de recrutement de ses élites et de son encadrement (les prêtres), poussée d’un courant ultraconservateur extrêmement critique, désaffection de sa base, concurrence des sectes évangéliques en Amérique latine, incapacité pour les prêtres africains de garder la discipline du célibat, et dernièrement, des alertes extrêmement graves de corruption financière dans les murs même du Vatican.
Face à ce genre de crise, la réunion des évêques du monde entier en concile, est-elle une solution ? Le dernier Concile, Vatican II, a 50 ans. Déjà à l’époque, il n’avait que partiellement répondu à un certain nombre de questions qui aujourd’hui sont devenues des crises ouvertes, en particulier sur le gouvernement de l’Église, trop centralisé, sur toutes les questions de sexualité, sur le divorce, sur la place des femmes et le célibat des prêtres, ou l’engagement auprès des pauvres. De nouvelles questions se posent : celle des équilibres mondiaux, de la place des autres religions, en particulier de l’Islam, de la répartition équitable des ressources à l’échelle de la planète. De nouvelles interrogations naissent des avancées de la science quant à la définition de « qui est l’être humain » est « quelle est sa place dans l’univers ». Aujourd’hui, le gouvernement de l’Église, en particulier le pape et l’administration vaticane ferment portes et fenêtres en espérant que la tempête passera. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dire que le navire Église est un Titanic que l’on a tort de croire insubmersible et qui a peut-être déjà touché l’iceberg.
Christine Pedotti, examine les chances de l’Église d’éviter le naufrage en réunissant un nouveau concile. Elle pose les questions de forme et de fond : est-il matériellement possible, intellectuellement souhaitable de réunir un nouveau concile ? Quels en seraient les difficultés, les risques ? Et si l’Église le faisait, quels sujets devrait-on y traiter, quels bénéfices pourraient-on en espérer ?
Christine Pedotti, diplômée en histoire et en Sciences politiques, est connue pour son engagement en faveur d’une Église catholique ouverte et accueillante. Elle a cosigné Les Pieds dans le Bénitier (Presses de la Renaissance, 2010), qui connaît un vif succès (17 000 ex vendus) et vient de publier chez Plon (fév. 2012) un important ouvrage historique sur le Concile de Vatican II : La Bataille du Vatican. Elle anime une chronique bimensuelle sur le Concile le dimanche matin sur France 2 dans le cadre des émissions religieuses.
PS : si cette méthode d’élimination de livres vous choque légèrement, nous vous rappelons que l’autodafé est une vieille tradition chrétienne remontant au Nouveau Testament. Dans un esprit de tolérance, de paix et d’ouverture d’esprit démocratique à toutes les opinions, nous vous demandons de bien vouloir respecter nos traditions religieuses. Merci d’avance !
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