De la cruauté du Protestantisme

D. Au moins, les Protestants se seront-ils abstenus de verser le sang des Catholiques, demeurés fidèles à la religion de leurs pères ?
R. Que dites-vous ? Ils ont, au contraire, épuisé contre les Catholiques tous les genres de supplices. Leur cruauté raffinée a dépassé celle des empereurs païens eux-mêmes. Le fer, le feu, les chevalets, les roues, la corde, tout fut mis en œuvre contre les Catholiques fidèles a Dieu et leur religion.
Les  Protestants  n’ont fait grâce ni aux femmes, ni aux enfants en bas âge. Un système d’inquisition fut établi dans le but de rechercher les prêtres et les religieux qui pouvaient être cachés sur leurs territoires. Dans plusieurs royaumes, il y avait la peine de mort contre tout prêtre qui eut osé y passer une seule nuit.
D. Ce que vous me dites me parait incroyable. Au moins n’exagérez-vous pas ?
R. Pour vous convaincre qu’il n’y a aucune exagération dans mes paroles, lisez les faits et gestes des Luthériens en Allemagne, en Suède, en Danemark, en Norvège, en Islande ; des Huguenots ou Calvinistes, en France et en Hollande; des Zwingliens, à Berne, à Zurich, à Genève et dans le reste de la Suisse ; des Presbytériens, en Ecosse :  Anglicans, en Angleterre et en Irlande, et vous trouverez que mes assertions demeurent au-dessous de la réalité. Il s’agit ici de faits historiques et racontés par les auteurs protestants eux-mêmes.
D. Mais ces violences auront été tout au plus le fruit des premières fureurs ; plus tard, les sectaires auront changé de système ?
R. Des persécutions de ce genre n’ont jamais cessé d’exister dans les pays protestants, jusqu’à nos jours. Dans quelques contrées, en Angleterre, par exemple, les lois qui portaient la peine de mort contre les Catholiques, sont demeurées en vigueur pendant plus de deux siècles.
Dans d’autres, comme à Berne, en Suède et en Danemark, les lois qui condamnent à l’exil et à la confiscation des biens, ceux qui se font catholiques, existent encore. En diverses parties de l’Allemagne on a porté les lois les plus odieuses pour obliger les personnes qui contractent un mariage mixte (c’est-à-dire un protestant avec une catholique ou réciproquement), à faire élever leurs enfants dans la religion protestante et à les faire instruire par des maîtres protestants.
Tout est mis un œuvre, même de nos jours, pour détacher les Catholiques de leur sainte religion, et pour empêcher qu’aucun Protestant ne se fasse catholique.
Abbé Peronne – Le Protestantisme (1857)
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