Les dieux gaulois étaient des démons !

sacrifice1. L’Écriture sainte nous dit que tous les dieux des païens étaient des démons : Omnes dii gentium dæmonia (Ps., XCVI, 5). Or, les Gaulois adoraient quatre dieux principaux, c’est-à-dire quatre grands diables, connus sous les noms d’Esus, Teutatès, Taranis et Bélénus. Le premier était le plus célèbre et le plus redouté. Comme son nom l’indique, il semble être le Zeus, ou le Jupiter deus-pater des Grecs et des Romains. En l’honneur de ces quatre démons, le sang humain, pendant bien des siècles, inonda toutes les provinces des Gaules.
2. La cruauté faisait le caractère des Gaulois ; de là cette coutume barbare d’offrir presque exclusivement aux dieux des victimes humaines. Tous les auteurs s’accordent sur ce point. « Quand des Gaulois, dit César, sont atteints de quelque grave maladie, qu’ils courent quelque danger ou qu’ils sont dans la mêlée, ils immolent sur-le-champ des victimes humaines, ou ils font vœu de le faire. Ils croient que les dieux se plaisent à ces sortes de sacrifices, comme les plus parfaits ; ils sont encore persuadés que, pour obtenir des dieux la vie d’un homme, il faut l’acheter par celle d’un autre homme.
3. « Ils ont établi des cérémonies publiques qu’on est obligé d’observer, quand on offre ces sacrifices. Ils ont des statues d’osier d’une grandeur monstrueuse, qu’ils remplissent d’hommes, et auxquelles ils mettent le feu. La flamme saisit incontinent ces malheureux qui sont bientôt suffoqués et réduits en cendres. Les Gaulois tiennent pourtant que le sacrifice des malfaiteurs est plus agréable aux dieux que les autres. Néanmoins, faute de criminels, ils sacrifient des innocents.
4. « Leurs funérailles sont magnifiques. Tout ce qui était au gré du défunt, jusqu’aux animaux, est jeté dans le bûcher. Naguère encore, ils y mettaient les esclaves et les chiens, que les maîtres avaient le plus aimés. Il y avait même des parents du mort qui se jetaient volontairement dans le bûcher, espérant vivre avec lui dans l’autre monde ».
5. Une autre manière de sacrifier les hommes était tantôt de les percer de flèches, tantôt de les attacher en croix, tantôt d’en faire un holocauste avec un certain nombre de toutes sortes de bêtes, qu’ils faisaient brûler dans une grande machine de foin, attachée à un pieu. Quelquefois aussi ils réservaient les criminels pendant cinq ans. Alors ils les fixaient à des poteaux, et construisaient tout autour un grand bûcher, qu’ils couvraient des prémices de leurs fruits, et faisaient de tout un sacrifice à leurs dieux.
6. Pour se garantir de la peste, quand ils en étaient menacés ou attaqués, ils prenaient un pauvre, qui se présentait volontairement, et le nourrissaient un an entier très délicatement et très somptueusement, aux dépens du trésor public. Après ce terme, on le revêtait d’ornements sacrés, on l’ornait de verveines, et, après l’avoir promené par toute la ville en le chargeant de malédictions, et priant que tous les maux dont ils étaient affligés ou menacés, tombassent sur lui, il était précipité du haut d’un rocher. Qui peut dire combien de fois les grands rochers de la citadelle de Besançon, furent témoins de ce spectacle ?
7. Ce n’était pas toujours des pauvres qui servaient ainsi de victimes, on s’efforçait encore de gagner des gens de qualité des mieux faits aliquis de elegantissimis, à force d’argent, de récompenses et par la perspective de l’immortalité parmi les dieux, à se dévoiler pour le salut de la ville ou de la province. On observait à leur égard les mêmes cérémonies qu’à l’égard du pauvre ; et au bout d’un an on les assommait hors des murs à coups de pierres.
8. Les sacrifices qui se faisaient pour la nation, la province ou la ville, se renouvelaient deux fois le jour, à midi et à minuit. Les autels étaient de grandes et larges pierres, tantôt carrées en tous sens, tantôt plus longues que larges. La partie supérieure était creusée en forme de bassin ou de rigoles, pour recevoir le sang des victimes. Ces autels qu’on trouve encore dans les forêts de plusieurs de nos provinces, portent le nom de dolmens. J’avoue qu’on ne peut les voir, sans se dire : peut-être sur cette pierre fut immolé un de mes aïeux ; peut-être moi-même, sans le christianisme, aurais-je été couché, lié et égorgé par les mains d’un druide.
9. J’ai dit lié ; en effet si la victime devait être égorgée ou assommée, on commençait par la lier solidement, pour l’empêcher de se démener, de peur que le coup mortel ne tombât à faux, car il était de l’essence du sacrifice, que les victimes parussent volontaires. On était si rigoureux sur ce point que, lorsqu’il était question d’immoler des enfants, les mères les tenaient entre leurs bras et les comblaient de caresses pour étouffer leurs cris.
Voilà ce qui se passait en France, notre chère et belle patrie, avant la prédication du catholicisme ; ET AUJOURDHUI ON VEUT LEXTERMINER ! ET ON DIT QUE TOUTES LES RELIGIONS SONT ÉGALEMENT BONNES !
Mgr Gaume – Mort au cléricalisme (1877)
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