Comment reconnaître un moderniste ?

jmj_estruturaModerniste ou modernisant, celui qui fait reposer la religion et la foi dans la seule sensibilité, ne regarde pas comme immuable le dogme catholique et donne à toutes les religions une égale sympathie objective.
Moderniste ou modernisant, celui qui admet entre la foi et la science une contradiction possible, lors même qu’il prétendrait retenir comme croyant ce qu’il rejetterait comme savant.
Moderniste ou modernisant, celui qui dénature ou restreint l’inspiration des Livres saints, rejetant, avec une étrange désinvolture et une joie mal contenue, l’interprétation traditionnelle.
Moderniste ou modernisant, celui qui, de la même manière que le précédent, ne tient aucun compte des traditions historiques dans l’étude de la vie des saints et rejette a priori tous les faits miraculeux ou surnaturels, à l’exception de quelques-uns qu’il explique d’une manière toute personnelle et parfaitement insuffisante.
Moderniste ou modernisant, celui qui, s’en prenant à la personne adorable de Notre-Seigneur, voudrait qu’il n’eût eu conscience de sa divinité qu’à son baptême, au début de sa vie publique.
Moderniste ou modernisant, celui qui ne voit dans l’Eglise que le côté humain et la subordonne entièrement au bon vouloir de l’Etat.
Moderniste ou modernisant, celui qui, exagérant et dénaturant la loi de l’évolution, en rend tributaires le dogme, l’Eglise, le culte, les Livres saints et la foi.
Moderniste ou modernisant, celui qui critique la solennité et la pompe qui entourent les offices et la majesté pontificale.
Moderniste ou modernisant, celui qui flirte sans cesse avec les non catholiques, leur prodigue son admiration et réserve ses critiques acerbes pour les catholiques et surtout leur Chef suprême.
Abbé Jean-Louis Gabriel Lenert, curé de Saint Nicolas du Chardonnet de 1907 à 1937 – Moderniste sans le savoir! (1912)
Publicités
Cet article a été publié dans Antimodernisme, Divers Eglise, Libéralisme. Ajoutez ce permalien à vos favoris.