Marx et Nietzsche à l’origine de la confusion homme-femme

gijaneAfin d’aider les conjoints à mieux discerner leur véritable nature, avec leurs spécificités et leurs richesses propres, il importe tout d’abord de savoir que ces bouleversements opérés dans la société répondent à une stratégie bien définie qui vient de deux courants de pensée issus de la philosophie allemande dans la ligne de Nietzsche et de Marx.
Selon Nietzsche, la femme est un simple instrument de plaisir pour l’homme. Il affirme dans Ainsi parlait Zarathoustra (1901) que « l’homme véritable veut deux choses : le danger et le jeu. C’est pourquoi il veut la femme, le jouet le plus dangereux. L’homme doit être élevé pour la guerre, et la femme pour le délassement du guerrier ; tout le reste est folie. » 
Dans la pensée marxiste, le monde est vu sous l’angle de la production. Aussi la femme va-t-elle être appelée à quitter le foyer domestique pour devenir le compagnon de travail de l’homme.
Le père Desroches résume ainsi, dans La femme éternelle (1946) le destin de la femme selon les deux conceptions qui viennent d’être définies :
Chez Marx, comme chez Nietzsche, la civilisation entraperçue est une civilisation proprement masculine : les valeurs féminines doivent s’y intégrer vaille que vaille, coûte que coûte. C’est la virilité qui compte. Le destin de la femme, c’est d’en être [pour Nietzsche] l’instrument, et [pour Marx], le décalque. Son jeu est de s’assimiler à l’homme, ou bien comme la partenaire de sa plus haute fantaisie, ou bien comme la camarade de son travail le plus lancinant. Le monde féminin trouve sa justification et sa libération en accédant de front ou par la bande au monde viril. 
La mise en application de ces deux conceptions de la femme a abouti à une société unisexe où l’homme devient l’unique référence, à laquelle la femme doit se plier. (…)
Mais on ne viole jamais les lois de la nature impunément. La femme, ayant voulu accéder au monde masculin, a pris peu à peu la place de l’homme, ce qui a eu des conséquences tant sur les comportements de l’homme que sur ceux de la femme, au détriment de leurs charismes propres. Mgr Bruguès, aujourd’hui membre de la Curie romaine, philosophe et politologue, dépeint ainsi cette évolution dans Précis de théologie morale générale (2002) :
Les sexes en viendraient à se ressembler aujourd’hui, à se confondre même, et à intervertir les rôles que des pratiques ancestrales croyaient avoir fixés à jamais, à la maison, dans l’éducation des enfants, les activités professionnelles ou politiques et jusque dans l’Eglise. L’un pourrait accomplir tout ce qui était réservé à l’autre jusque-là : la mode devient commune (unisexe) tandis que la femme se virilise et l’homme se féminise.
Abbé Patrick Troadec, fsspx – La famille catholique (2012) – Acheter le livre
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