La hiérarchie des anges

anges[1]La première hiérarchie est la plus proche de Dieu. Elle comprend, à son tour, trois chœurs : le chœur des séraphins, celui des chérubins et celui des trônes.
– Les séraphins sont des archanges brûlant du feu de l’amour de Dieu. Ils enflamment de ce feu les archanges qui sont au dessous d’eux.
– Puis vient le chœur des chérubins. Leur intelligence diffère de celle des séraphins. Ils sont remplis de la science de Dieu. Ce qui les nourrit c’est plus la connaissance que l’amour de Dieu. À leur tour, ils reflètent cette science divine et ils en illuminent les chœurs inférieurs.
– Vient ensuite le chœur des trônes dont le trait essentiel est la solidité. Ce nom de trône leur a été donné précisément parce que Dieu aime à se reposer sur leur robustesse comme on se repose sur un trône stable. On peut donc dire que les trônes ont l’honneur de soutenir Dieu.
La deuxième hiérarchie, qui vient au-dessous, comprend les trois chœurs des dominations, des vertus et des puissances.
– Le chœur des dominations. Les dominations sont des archanges sur lesquels on ne peut pas faire pression. Ils sont libres de toute influence. Aussi sont-ils, auprès des autres chœurs, même auprès de ceux qui leur sont supérieurs, les intermédiaires de l’autorité divine. On dit quelquefois qu’ils ont des fonctions d’ordre militaire.
– Le chœur des vertus. Ces esprits diffusent la force divine aux chœurs inférieurs. On dit que c’est par les « vertus célestes » que se font les miracles, lesquels sont, en effet, des manifestations de la force divine, modifiant les lois de la création dans un cas particulier.
– Le chœur des puissances. Certains commentateurs estiment que les puissances reçoivent la garde des cités terrestres, des grands collèges, des nations et des corps constitués.
La troisième hiérarchie est la plus éloignée de Dieu. Elle comprend, comme les deux autres, trois chœurs : le chœur des principautés, celui des archanges et celui des anges.
– Les anges et les archanges donnent lieu à une particularité linguistique qu’il faut signaler. Il s’agit du phénomène bien connu de la partie prise pour le tout. Dans le langage courant on donne le nom d’anges à tous les esprits célestes sans distinction de hiérarchie. Dans ce sens, un séraphin est un ange. On prend la partie pour le tout en généralisant l’appellation d’ange qui n’est strictement exacte que pour le chœur inférieur. Le même phénomène se reproduit pour le mot « archange ». On appelle ainsi tous les esprits célestes qui sont supérieurs aux « anges au sens strict ». On parlera de l’archange Gabriel, étant bien entendu qu’il appartient indubitablement à un chœur très supérieur à celui des « archanges au sens strict ».
Jean Vaquié – Abrégé de démonologie (1988)
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