Lettre talmudique privée entre Roosevelt et Zabrusky

Yalta_summit_1945_with_Churchill,_Roosevelt,_StalinLettre privée envoyée par Franklin Delano Roosevelt à Zabrusky, chef du Conseil National du Jeune Israël, à la veille de la rencontre diplomatique de Téhéran avec Staline – Citée dans Epiphanius – Maçonnerie et sectes secrètes (2005).
Maison Blanche, Washington, 20 avril 1943.
« Mon cher monsieur Zabrusky,
Comme je l’ai déjà dit de vive voix à vous-même et à monsieur Weiss, je suis profondément touché du fait que le National Council of Young Israël ait eu l’extrême bonté de se proposer comme intermédiaire entre moi et notre ami commun Staline, et ceci dans des moments aussi difficiles où les menaces de frictions au sein des Nations Unies, malgré le prix payé avec tant de renoncements, auraient des conséquences funestes pour tous, mais surtout pour l’Union soviétique.
C’est pourtant notre intérêt commun d’arrondir les angles, chose difficile à réaliser avec Litvinov, à qui j’ai dû faire observer, à mon grand regret, que ceux qui cherchent noise à l’oncle Sam finissent toujours par en souffrir, avertissement valable tant pour les affaires étrangères qu’intérieures. Puisque les prétentions soviétiques quand il s’agit d’activités communistes dans les Etats de l’Union américaine sont absolument intolérables.
Timoschenko s’est montré bien plus raisonnable durant son bref, mais fructueux, séjour en manifestant le désir qu’un nouveau colloque avec le Maréchal Staline puisse constituer un moyen rapide pour arriver à un échange de vues direct. Je considère cela comme toujours plus urgent, surtout quand je pense à tout le bien qui a découlé de la rencontre Staline-Churchill.
Les U.S.A. et la Grande-Bretagne sont disposés, sans aucune restriction de pensée, à donner la parité absolue et le droit de vote à l’U.R.S.S. dans la future réorganisation du monde de l’après-guerre. Elle sera membre, comme l’a déjà annoncé le Premier ministre britannique à Adana, du groupe dirigeant au sein du Conseil de l’Europe et au Conseil de l’Asie, chose à laquelle elle a droit non seulement à cause de sa grande étendue intercontinentale, mais aussi et surtout pour sa magnifique lutte contre le Nazisme qui lui vaudra la louange de l’Histoire de la Civilisation. Nous désirons voir ces Conseils Continentaux (et je parle au nom de mon grand pays et du Puissant Empire Britannique) composés de tous les Etats indépendants respectifs avec une égale représentation proportionnelle.
Et vous pouvez rassurer Staline, mon cher monsieur Zabrusky, que l’U.R.S.S. siègera dans le Directoire de ces Conseils (d’Europe et d’Asie) sur un pied d’absolue égalité, y compris de vote, avec les U.S.A. et l’Angleterre. Elle fera partie du Haut Tribunal qui devra être créé pour résoudre les divergences existant entre les diverses nations ; elle interviendra de même dans la sélection et dans la préparation, l’armement et le commandement des Forces Internationales qui, aux ordres du Conseil Continental, agiront à l’intérieur de chaque Etat afin que les dispositions, savamment élaborées dans l’esprit de la digne Société des Nations, ne soient pas de nouveau violées. Ainsi ces Entités entre états pourront, avec leurs armées, imposer leurs décisions et se faire obéir. Une position aussi élevée dans la Tétrarchie de l’Univers doit toutefois satisfaire suffisamment Staline pour lui éviter de renouveler des prétentions susceptibles de nous créer des problèmes insolubles.
Le continent américain restera en dehors de toute influence soviétique et sous l’exclusive souveraineté des U.S.A., comme nous l’avons promis aux pays de notre continent. En Europe nous réservons à la France un secrétariat avec voix consultative mais sans droit de vote, prix de sa résistance actuelle et punition de sa précédente faiblesse ; la France devra rester dans l’orbite britannique au besoin avec une large autonomie et le droit au secrétariat dans la Tétrarchie.
Sous la protection de l’Angleterre, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Grèce évolueront vers une civilisation moderne qui les tirera de leur léthargie traditionnelle. On donnera en outre à l’U.R.S.S. un port sur la Méditerranée. Nous cédons à ses désirs en ce qui concerne la Finlande et la Baltique en général ; nous exigerons de la Pologne une attitude raisonnable, compréhensive et disposée au compromis.
Staline conservera un vaste champ d’expansion vers les petits pays inconscients de l’Europe orientale. Naturellement on doit tenir compte des droits de ceux deux nations loyales que sont la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie, sans omettre pour autant la récupération totale des territoires qui ont été temporairement arrachés à la Grande Russie.
Après avoir démembré le Reich et en avoir incorporé des morceaux à d’autres territoires, pour donner vie aux nouvelles nationalités sans aucun lien avec lui, le péril allemand sera éloigné de l’U.R.S.S., de l’Europe et du monde entier. Pour ce qui regarde la Turquie, Churchill a déjà fourni les assurances nécessaires au Président Inonu en son nom et au mien. L’accès à la Méditerranée réservé à Staline devra lui suffire. Pour l’Asie nous sommes d’accord avec ses demandes quoique nous réservant de toute façon d’intervenir.
Quant à l’Afrique, que voulez-vous ! Il sera nécessaire de donner quelque chose à la France pour compenser ses pertes en Asie et quelque chose aussi à l’Egypte comme nous l’avons promis aux « Wafdisti » ; il conviendra également d’indemniser l’Espagne et le Portugal pour leurs renonciations, nécessaires à un meilleur équilibre universel. Les Etats-Unis doivent aussi avoir leur part par droit de conquête et par suite ils exigeront nécessairement le contrôle de quelque point vital de leur zone d’influence. Enfin il est juste d’accorder au Brésil la petite expansion coloniale qui lui avait été offerte.
Cher monsieur Zabrusky, tâchez de convaincre Staline, pour le bien de tous et le rapide anéantissement du Reich, de céder au sujet de la colonisation de l’Afrique et d’abandonner en outre toute propagande ou intervention à l’intérieur des milieux ouvriers américains.
De la même façon transmettez-lui l’assurance de ma totale compréhension, sympathie et désir de faciliter les solutions, ce qui rend d’autant plus opportune la rencontre proposée : il s’agit en définitive d’étudier les lignes générales d’un plan. Je répète que j’ai appris avec un vif plaisir par la lettre que vous m’avez envoyée et par les termes généreux qu’elle contenait, la décision du National Council de m’offrir un exemplaire du rouleau de la Thora, le plus grand trésor d’Israël. Permettez-moi de vous exprimer toute ma satisfaction.
Veuillez, je vous prie, transmettre à la plus Haute Entité que vous présidez, l’expression de ma gratitude dans le souvenir également de l’agréable banquet à l’occasion du XXXIe anniversaire du National Council.
Sincèrement vôtre
F. Roosevelt. »
Publicités
Cet article a été publié dans 39-45, 5 - Ennemis de Dieu, Talmud. Ajoutez ce permalien à vos favoris.