Tolérance et laïcité sont liées

Secte maçonniqueEn France, désormais, tolérance et laïcité sont liées.
Le mot « laïcité » a revêtu, lui aussi, au début du XXe siècle, une signification polémique. Né à la fin du XIXe siècle, il a d’abord exprimé une volonté de combattre la religion en excluant l’Église catholique de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement.
L’aboutissement de cet affrontement fut la séparation des Églises et de l’État en 1905.
Aujourd’hui, le laïcisme est mort ou moribond, mais la laïcité garde toute sa valeur, et la majorité des citoyens, croyants ou non, des États démocratiques en ont adopté la philosophie.
Laïcité signifie, certes, que la religion ne doit pas chercher à contrôler l’État et que le choix d’une religion ou d’une non-religion est libre, mais aussi que l’État doit permettre aux religions de poursuivre leurs activités et ne doit pas les brimer.
Elle est le contraire de l’irréligion de l’ex-Union soviétique et de la Chine communiste. La laïcité permet donc la liberté de croyance et le « vivre ensemble ». Elle fait en sorte qu’autrui est accepté dans sa différence.
Jean Delumeau, Des Religions et des Hommes – Desclée de Brouwer, 1997
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