L’onanisme est un péché gravement coupable !

93667407famille-nombreuse-jpgL’onanisme fut le crime d’Onan.
Une loi juive, la loi du Levirat, prescrivait au frère d’un homme mort sans enfant d’épouser sa belle-sœur. Le premier fils né de cette union était légalement considéré comme celui du défunt ; il en prenait le nom, afin que ce nom ne s’éteignit pas en Israël.
Her, frère d’Onan, étant mort sans laisser d’enfant, Juda, son père, dit à Onan : « Va vers la femme de ton frère, remplis ton devoir de beau-frère, et suscite une postérité à ton frère. » Mais Onan savait que légalement cette postérité ne serait pas à lui, et lorsqu’il allait vers la femme de son frère, afin de ne pas lui donner de postérité, il jetait à terre sa semence. Son acte déplut au Seigneur qui le fit mourir (Gen 38, 8).
Voilà le crime d’Onan, l’onanisme. Ce crime déplut au Seigneur qui le punit de mort.
Actuellement, on appelle « onanisme » toute pratique volontaire ayant pour but d’empêcher l’acte conjugal d’atteindre la fin pour laquelle il a été institué.
Cette pratique consiste, comme on dit, à tricher, à prendre des précautions pour empêcher l’union de devenir féconde, que ce soit par l’emploi de préservatifs, par des injections ou simplement parce que l’un des époux se retire à temps. Elle est gravement coupable car, pour reprendre les paroles mêmes de l’Episcopat français, « c’est pécher gravement contre la nature et contre la volonté divine que de frustrer par un calcul égoïste et sensuel le mariage de sa fin ».
En une affaire aussi grave, puisque, par le fait, elle prive aussi de la vie éternelle des millions d’êtres que Dieu désirait y appeler, et qu’elle met en péril le salut des époux, l’Eglise, à plusieurs reprises, a fait entendre sa voix pour rappeler à tous la loi divine. En décembre 1930, le souverain Pontife Pie XI est intervenu solennellement par son Encyclique Casti Connubii, dont le passage suivant nous donne l’enseignement constant de l’Eglise ;
« Aucune raison assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre nature devienne conforme à la nature et honnête. Puisque l’acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants, ceux qui, en l’accomplissant, s’appliquent délibérément à lui enlever sa force et son efficacité, agissent contre la nature ; ils font une chose honteuse et intrinsèquement déshonnête.
En conséquence, comme certains, s’écartant manifestement de la doctrine chrétienne telle qu’elle a été transmise depuis le commencement, et toujours fidèlement gardée, ont jugé bon récemment de prêcher d’une façon retentissante, sur ces pratiques, une autre doctrine, l’Église catholique, investie par Dieu même de la mission d’enseigner et de défendre l’intégrité des mœurs et l’honnêteté, l’Église catholique, debout au milieu de ces ruines morales, afin de garder la chasteté du lien nuptial à l’abri de cette honteuse déchéance, se montrant ainsi l’envoyée de Dieu, élève bien haut la voix par Notre bouche, et elle promulgue de nouveau : que tout usage du mariage, quel qu’il soit, dans l’exercice duquel l’acte est privé, par l’artifice des hommes, de sa puissance naturelle de procréer la vie, offense la loi de Dieu et la loi naturelle, et que ceux qui auront commis quelque chose de pareil se sont souillés d’une faute grave. » (…)
De cette enseignement infaillible, concluons que l’onanisme est toujours et de soi une faute grave contre nature et sa condamnation se saurait admettre aucune exception.
Abbé Barbara – Catéchisme catholique du mariage (1963)
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