Le pouvoir non chrétien, c’est le diable !

loi_1905Je nie au chrétien, lui qui doit obéir, le droit de déléguer la désobéissance. Je lui nie le droit, non seulement de créer, mais même d’accepter sans protestation un pouvoir qui se constituerait indépendamment de Dieu.
Le libéralisme catholique nie que le pouvoir puisse être chrétien ; je nie qu’il puisse impunément ne pas l’être et que nous puissions impunément nous dispenser de faire tout ce que la religion commande et approuve pour le maintenir chrétien ou l’obliger à le devenir.
Le pouvoir non chrétien, n’eût-il aucune autre religion, c’est le mal, c’est le diable, c’est la théocratie à l’envers. Si nous sommes forcés de subir ce malheur et cette honte, le malheur et la honte seront plus grands encore pour le monde que pour nous.
Nous nous en tirerons par la grâce de Dieu, et seuls nous pourrons en tirer le monde. Mais provoquer, fabriquer de nos mains un gouvernement athée par principe, donner le sacre à cette chose absurde et vile, ce serait trahison envers le genre humain.
L’humanité nous en demanderait compte devant Dieu. Elle nous accuserait d’avoir éteint la lampe, d’avoir été les complices des ténèbres où siégeait la mort.
Louis Veuillot – L’illusion libérale (1866) – Téléchargez le livre en pdf
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