Qu’est-ce que l’hérésie cathare ?

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[voir aussi : la vérité sur les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]
Les Cathares professaient le dualisme. Ils donnaient beaucoup trop d’importance au démon. Une véritable exaltation illégitime. Le système des Cathares était que de toute éternité 2 principes s’opposent : Dieu et la Matière ; le Bien et le Mal.
Ce dualisme consiste à faire de Satan une sorte de rival de Dieu, un second dieu, aussi éternel que le premier et indépendant de lui.
Comme toute hérésie est sociale, elle faisait de grands ravages en France, en Italie. Pourquoi ? Parce que pour les Cathares toutes les incarnations étaient mal et corruption ; donc pas de relations charnelles de l’homme et de la femme, surtout les procréations étaient des crimes : commerce de chair, elles collaboraient, en perpétuant cette chair à la création de Satan.
Conséquence, pas de mariage, pas de travail, pas de droits de propriété. Tout cela est impur… Si tu veux en savoir davantage, lis L’Eglise au risque de l’Histoire, de Jean Dumont. En Italie, les Cathares réussirent à prendre le pouvoir dans certaines villes. A Brescia, en 1225, ils incendièrent quelques églises et lancèrent des torches sur les maisons des fidèles.
Les bandes albigeoises dévastaient périodiquement le midi de la France, par la prostitution, le suicide par « l’endura » (la morale des vrais Cathares tendait à la destruction des corps par les jeûnes, la mortification et même par l’abstention de tout aliment), les terres n’étaient plus cultivées, les pillages étaient fréquents. Avant d’en venir aux armes, le Pape Innocent III se dévoua, comme ses prédécesseurs, à la conversion des hérétiques, mais sans grand succès.
Trois grandes missions furent entreprises dans ce but, sous la direction de Pierre de Castelnau, légat du Saint-Siège, secondé par de nombreux moines de Cîteaux. La Providence réservait pour cette année critique (1208) l’illustre Saint Dominique. Il combattit l’erreur avec les armes de la Parole, de la charité et l’exemple de la pauvreté, de la prière. Le chapelet surtout, avec les 15 mystères qui font le ROSAIRE.
Quelques uns se convertirent, mais pas tous.Les irréductibles se sentaient soutenus par Raymond VI, Comte de Toulouse et beaucoup d’autres seigneurs, complices de leurs dévastations et pensant ainsi s’emparer des biens de l’Eglise.
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Simon de Montfort
Dès lors une Croisade s’organisa contre les rebelles. On l’a appelée la Croisade contre les Albigeois. 60 000 hommes se réunirent sous la conduite de Simon de Montfort, ardent catholique et vaillant capitaine. De part et d’autre, il y eut des excès et des représailles blâmés par le Pape Innocent III. La victoire de Muret en 1213, gagnée par les catholiques, livra au Comte de Montfort le Languedoc, les provinces voisines et une partie de la Gascogne, tandis que le quatrième Concile de Latran en 1215 condamnait les erreurs des Albigeois.
Mais il fallut lutter encore. La campagne ne finit que par la soumission de Raymond VI et grâce à l’intervention de Blanche de Castille, au traité de Paris.
Abbé Marziac – Des Evêques français contre Mgr Lefebvre (1989)
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