La mission de la femme est de sanctifier son mari

Couple-coucher-de-soleilSoumise à l’homme, la femme domine l’homme : telle est la volonté de Dieu. Ce contraste est singulier, c’est le renversement de cette formule fausse : La force prime le droit.
C’est, en effet, la force morale ou le droit qui prime la force physique ou l’injustice. Or, la femme exerce sur l’homme cette influence morale. Cette domination de la femme, si elle est bonne, c’est la vie, le salut ; au contraire, si elle est mauvaise, c’est le pire des malheurs, c’est la mort.
Que cette domination ait été funeste et néfaste, l’histoire même des enfants d’Israël en fournit la preuve. D’une parole, Eve a fait d’Adam un complice et un grand coupable. La force de Samson et la sagesse de Salomon n’ont pas même trouvé grâce devant la femme. «Et David, le malheureux David, dit Bossuet, qui ne connaît sa lamentable histoire ?»
Nous n’avons point à parler ici de l’influence mauvaise d’une Agnès Sorel, d’une Gabrielle d’Estrées, mais de cette douce et bienfaisante influence d’une sainte Clotilde, d’une sainte Bathilde, d’une Blanche de Castille, d’une sainte Geneviève, d’une Jeanne d’Arc.
Un homme des plus célèbres, un des savants contemporains les plus versés dans les sciences d’économie progressiste et sociale, un philosophe, qui établissait sa doctrine sur des fondements solides, M. le Play, dont les profonds et utiles ouvrages, trop peu connus, devraient être aux mains de tous les vrais économistes, M. le Play écrit : «Les hommes qui se distinguent par leur talent et leurs vertus doivent, pour la plupart, leur supériorité aux premiers enseignements de leurs mères et aux conseils de leurs femmes».
Qui fait une nation florissante?
«C’est le coeur des mères, des soeurs, des épouses. Donnez à un peuple de fortes et courageuses mères, et l’on répond de ce peuple ! L’antiquité même le savait et voilà pourquoi les plus célèbres cités, très attachées à leur gloire, très jalouses de posséder dans leur sein d’intrépides héros, mettaient tous leurs soins à former le courage des femmes, persuadées que c’était le seul moyen de voir grandir l’âme des guerriers.
Si Sparte le pensait ainsi, combien plus doivent le penser les chrétiens. Jésus-Christ venu pour tout relever dans le monde, a relevé d’une manière divine l’empire spirituel des femmes et Il leur a donné la puissance de former vraiment les âmes, de leur transmettre les premiers trésors nécessaires : Dieu, la loi morale, la justice, la pureté, l’honneur. Oui, c’est sur l’influence des épouses et des mères que nous comptons pour que la France soit forte et respectée, pour que la chaîne de ses gloires se continue par l’accomplissement des grands devoirs».
Eh bien ! mes frères, c’est cette influence religieuse et morale de la femme sur la vie publique des hommes, que nous allons constater ce soir à l’aide de l’histoire. Dans une seconde conférence, nous verrons cette influence de la femme s’exerçant sur la vie privée et publique de l’homme, à l’aide d’une triple puissance : la charité patiente, la lumière prudente de l’apostolat, la force. Sanctifier son mari, telle est la mission de la femme chrétienne.
Abbé Eugène GALAIS – Influence de la femme chrétienne sur la vie morale de l’homme (1885) 
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