L’existence des Géants est scientifiquement plausible

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Voir aussi l’article de Laurent Glauzy sur le sujet
1 – L’impiété voltairienne a nié l’existence des géants, et plus d’une fois la légèreté mondaine de notre siècle lui a servi d’écho. Or, voici quelques-unes des preuves scientifiques et historiques du fait génésiaque.
Les commentateurs conviennent que le mot de l’Écriture qu’on traduit par gigantes, peut signifier simplement des hommes forts et violents, tels, par exemple, que serait une population d’athlètes. La suite du discours s’harmonise parfaitement avec cette interprétation, et fort médiocrement avec l’autre. Nous pourrions nous en tenir là, et l’incrédulité n’aurait rien à dire.
2 – Supposons qu’il faille entendre par le mot géants des hommes d’une taille et d’une force démesurées, nous disons que l’existence d’une race gigantesque est croyable, s’il se rencontre des faits analogues qu’on doive considérer comme le résultat de circonstances physiques favorables, et très naturelles cependant. Eh bien ! nos végétaux sont des nains en comparaison de leurs pareils, vus sur le sol de l’Amérique. Tout le monde sait que la fougère, qui n’est pas même un arbuste chez nous, s’élève dans ce climat au rang de grand arbre ; aussi l’appelle-t-on précisément la fougère gigantesque. Avant la découverte de l’Amérique, on eût traité la fougère gigantesque de fable tout à fait digne des géants de la Bible.
Descendons maintenant dans le sein de la terre, nous y trouverons des géants dans les débris des deux règnes qui y dorment sous la pierre. Les monocotylédones, qui y forment la création organisée le plus profondément enfouie, sont des fougères et des palmiers gigantesques, au dire de tons les géologues. Les fossiles animaux sont entre autres de monstrueux lézards, qui ont jusqu’à soixante-dix pieds de long ; et parmi des produits plus connus, l’énorme mastodonte, le monstrueux mammouth. Or, voilà précisément des géants dans les premiers âges du monde.
S’il en a existé parmi les végétaux et les animaux, pourquoi la nature n’aurait-elle pas pu en former parmi les hommes ?
3 – Puisqu’il ne s’agit que de la possibilité du fait de l’existence des géants dans la race humaine, nous disons que quelques faits isolés du même genre suffisent pour prononcer la thèse générale. Or, l’histoire nous a conservé le nom et la taille de quelques hommes qu’on peut à bon droit nommer des géants. Sans parler de Goliath, on peut citer des individus de 6, 7, 8,9, pieds de haut, dont l’existence n’est pas contestée. Ainsi Auguste avait à sa cour un géant et une géante nommés Pusio et Secundilla, dont les squelettes, conservés dans les jardins de Salluste, avaient, au rapport de Pline (liv. VIII, c. xvi), 10 pieds 3 pouces romains, on environ 9 pieds français. Le géant Gabbara, envoyé d’Arabie à l’empereur Claude, avait un demi-pied de moins, selon le même auteur. Le géant Éléazar, envoyé à Tibère par Artaban, roi des Parthes, avait 5 coudées selon Josèphe, ce qui donne plus de 7 pieds. L’empereur goth Maximin avait davantage ; Gapitolin lui donne 8 pieds 7 pouces romains.
Or, remarquez que la position de tous ces personnages à Rome et à la cour, les mettait tellement en vue, qu’il était impossible aux témoins dont nous tenons ces détails, de se méprendre eux-mêmes ou de pouvoir tromper le public sur ce qu’ils racontaient. Cela suffit, indépendamment de toute autre preuve, pour rendre croyable et le Goliath de la Bible et toute cette famille gigantesque des enfants d’Énac, à laquelle appartenait ce roi de Bazan, dont le lit avait 9 coudées, ce qui n’en suppose pas plus de 8 et moins peut-être à l’individu qui l’occupait.
4 – En faveur de l’existence des géants antédiluviens nous pourrions encore citer les traditions conservées chez les païens. Citer les témoignages de leurs auteurs nous conduirait trop loin; vous pouvez vous les rappeler ou les lire dans la dissertation de la Bible de Vence, 1.1, p. 371,
5 – A l’existence des géants on ne peut donc opposer que ce raisonnement absurde: il n’y a plus de géants, donc il n’y en a jamais eu ; donc il est impossible qu’il en ait jamais existé. De quel droit resserrez-vous ainsi les limites du possible ? Au reste terminons par une remarque importante.
Si vous niez les géants, du moins ne pouvez-vous pas nier les nains. Si Dieu en a fait un certain nombre, vous ne pouvez pas contester qu’il ait pu en former davantage, et même qu’il ait pu ne former que des nains. Supposez donc que le Créateur n’eût formé depuis longtemps que des nains, et qu’un d’entre eux, haut de 3 pieds, raisonnant comme nos philosophes, eût dit : On prétend qu’à une certaine époque il a existé des géants hauts de 5 à 6 pieds. Cela est certainement impossible; car ni moi ni personne, de mémoire d’homme, n’avons rien vu de semblable. En niant qu’il eût pu exister à une certaine époque des hommes semblables à nous, le nain eût dît une sottise, n’est-ce pas ? Eh bien ! nos philosophes disent exactement la même chose; car, si Dieu peut créer des hommes de 3 pieds et des hommes de 6 pieds, il peut aussi bien produire a la fois des hommes de 6 pieds et des hommes de 12 pieds. Nous avons ici une proportion dont les trois premiers termes sont certains ; donc le quatrième est légitime.
Mgr Gaume – Catéchisme de persévérance (1889)
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