Les « Droits de l’homme » sont d’origine… anglaise !

97268_la-chambre-des-lords-lors-du-discours-du-trone-de-la-reine-elizabeth-ii-le-25-mai-2011Que penser de cette théorie des « Droits de l’Homme et du citoyen » dont on parle à tout moment dans les débats politiques ? Voyons l’origine de cette théorie.
Elle fut inventée au XVIè siècle en Angleterre (et non ailleurs !) par des Saxons, sujets révoltés, très conscients de leur race et devenus calviniste. Ils voulaient se débarrasser des Rois Stuart, de l’autorité sacrée des rois et des impôts ! Ils découvrirent alors que les Stuart descendaient de Guillaume Le Conquérant (venu de Normandie en 1066) et se mirent à proclamer : « Pas d’impôts ! A bas le joug français ! Vive les droits des Anglais ! » (Théorie des Common Rights of Englishmen)
Cette attitude fut reprise au XVIIIè siècle dans les 13 colonies américaines comme tactique d’indépendance. Le franc-maçon révolutionnaire [voir aussi: ici] que fut Washington respectait le Roi et honnissait le Parlement de Londres. Or il n’osa pas s’attaquer au Parlement ni à la très libérale Constitution anglaise, mais il attaqua le Roi et le principe d’autorité. Et il réussit ; et depuis lors, la Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776 est devenue le nouvel Evangile politique qui répand la « démocratie » dans le monde.
Cette doctrine, ramenée d’Amérique par le jeune La Fayette fut répandue de 1779 à 1789 avec enthousiasme par les loges maçonniques françaises (par exemple : Les « neuf sœurs »). Car le révolutionnaire américain Benjamin Franklin avait franchi l’Atlantique pour influencer le gouvernement de Louis XVI, obtenir des subsides, insuffler aux nombreuses loges maçoniques la doctrine des Droits de l’Homme et, si possible, renverser l’Ancien Régime. Jefferson, lui aussi en France, aida à créer le parti Girondin, moteur de la Révolution.
La doctrine de la déclaration d’indépendance fut adaptée et réutilisée par les révolutionnaires français de 1789, francs-maçons aussi. On connaît la suite : tyrannie, massacres, déportations, Terreur.
Donc l’existence même de la fameuse théorie laïque ou « neutre » des Droits de l’Homme peut être niée : elle n’a jamais été que la grosse caisse d’une propagande hypocrite. Les révolutionnaires voulaient réellement renverser des gouvernements établis sur Dieu. Une fois la révolution réalisée, s’établirent en Angleterre (Cromwell) et en France (Robespierre) des oppressions sanglantes. Où étaient les «Droits de l’homme » ?
Cette théorie nulle dans son existence est mauvaise dans son essence même, malgré ce que les auteurs voudraient faire croire.
La Déclaration Française des Droits de l’Homme et du Citoyen, dont les théologiens modernistes disent que l’Eglise devrait s’inspirer, fut élaborée en 1789 par une clique d’athées et d’ésotéristes au nom d’une raison humaine soi-disant infaillible. Ils ‘agissait en fait de couper l’homme de Jésus-Christ, d’évacuer Dieu sous prétexte de rendre à l’homme sa dignité, son indépendance, sa liberté de conscience (car l’homme, tel que le voyaient les Francs-maçons, n’avait jamais été souillé par le Péché Originel). Il y avait là un désir satanique, inavoué, de mettre fin à la Royauté sociale de Jésus-Christ, que ne peuvent supporter Satan et ses suppôts, et de Lui dénier le droit qu’Il a de régner sur tous les hommes. Il fallait transformer l’être humain de créature de Dieu en citoyen athée dont les seuls devoirs seraient vers l’Etat.
Or, les vrais Droits de l’homme avaient, depuis des siècles, été définis par Dieu dans les Saintes Ecritures et précisés par l’Eglise Catholique. Car l’Eglise n’a rien à apprendre du monde, n’a pas à ressentir un complexe d’infériorité devant ces philosophies révolutionnaires. Les Papes, depuis Pie VI, sous la révolution française, jusqu’à Pie XII n’ont cessé de nous l’enseigner. L’Eglise du Christ, de Saint Pierre à Pie XII, a insisté sur son Magistère, sur son rôle de dépositaire unique de la vraie foi. Elle n’a pas à s’adapter au monde. Elle seule enseigne le monde aux hommes.
Le vrai droit de l’homme, défini par l’Eglise et l’Ecriture, c’est de devenir un enfant de Dieu grâce à la Rédemption de Jésus-Christ.
Abbé Marziac – Précis de Doctrine sociale pour chefs d’Etats (1991)
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