Les terribles conséquences de l’avortement sur la mère

horreurLES CONSÉQUENCES IMMÉDIATES
Outre celles de toute intervention, certaines sont spécifiques à l’avortement :
  • La canule peut perforer le fond utérin et aspirer l’intestin dans l’utérus, ou au-delà. Si la perforation est latérale, elle peut blesser le pédicule vasculaire et provoquer une grave hémorragie. Le curetage est lui-même facteur direct d’hémorragie.
  • Possibilité de rupture utérine, notamment par la prostaglandine.
  • Lésion du col utérin qui a été forcé. Le danger est grand surtout chez la primipare.
  • Envahissement du sang maternel par la solution saline injectée dans la cavité amniotique.
  • Complications propres à la prostaglandine : rupture utérine, lacération du col, hémorragie, mort subite, embolie pulmonaire de liquide amniotique ou de caillots sanguins, convulsions.
  • Infection du tractus génital.
  • Rétention placentaire ou de fragments embryonnaires ou foetaux.
LES CONSÉQUENCES TARDIVES
  • Stérilité par désertification de la muqueuse utérine ou par obstruction de la trompe. Elle est d’autant plus fréquente que les avortements sont répétés.
  • Grossesse extra-utérine par infection et obturation de la trompe.
  • Malposition placentaire.
  • Conséquences liées à la béance du col utérin : avortement spontané, infection utérine, prématurité de l’enfant avec tous les risques de celle-ci (mortalité plus élevée, retard psychomoteur).
  • Conséquences propres au stérilet : infection pelvienne à bas bruit, obturation des trompes, perforation de l’utérus et stérilité définitive (raison pour laquelle il ne peut être prescrit à une femme sans enfant).
Mais pour la mère, la blessure la plus grave est celle de l’âme. Même médicalisé, l’avortement, quand il est provoqué, reste un crime.
LES CONSÉQUENCES MORALES : DÉTRESSE
La détresse atteint d’abord la femme. Après l’enfant, elle est la première concernée. La décision en définitive ne dépend que d’elle. Le geste est irréparable et va à l’encontre de ce qui s’inscrit le plus profondément dans sa nature : l’amour maternel.
Un cardinal de la Curie demandait au docteur Maria Peters si toutes les femmes ayant fait un avortement en restaient marquées.  » Toutes, répondit-elle, mais pas au même moment « . Ce sera à Noël, ou bien lors de la rentrée scolaire, lors de la vue d’un autre enfant, ou dans la douleur de la solitude, parfois sur le lit de mort.
La détresse avait été immédiate chez cette femme descendue dans le hall à la clinique Jeanne d’Arc : « Ah, Si j‘avais su « . Immédiate aussi, en salle de réveil, celle de cette femme qui a subi une intervention physiquement légère — l’avortement — mais moralement lourde, car seule parmi les autres, elle ne souriait pas.
Le 19 octobre 1991, la fête battait son plein. Elle avait été organisée par les associations familiales catholiques et l’AOCPA. L’endroit choisi était le parvis des droits de l’homme au Trocadéro. Ne pouvant supporter ces droits sans ceux de Dieu, j’étais venu avec une grande croix, presque de taille humaine. Il y avait des discours et des chants. Peu après, la fête s’était déplacée dans le bas, vers les jardins.
On entendait dans le loin les haut-parleurs, les flonflons de la musique. La nuit tombait. Il faisait froid. Je restai seul sur le parvis avec la croix. Une femme de trente cinq ans environ s’est approchée, tenant une petite fille par la main. Elle ne disait encore rien, mais j’avais deviné. Elle écarta sa petite fille. Cette femme s’appelait Marie-Aude. Elle me déclara : «  Cela s’est passé le 10 février dernier. On m’y a poussé. Même un prêtre m’avait dit que je pouvais.  » Elle avait appelé son petit garçon Jean. Était-elle bien sûr que c’était un petit garçon ? (car on ne donne pas trop de détails dans une salle d’avortement). Elle pleurait.
Elle ne me connaissait pas, mais ce jour-là, à cet endroit, et avec cette croix elle voulait se confier à quelqu’un qui comprendrait ce qu’elle regrettait amèrement d’avoir fait. Je lui dis la phrase du Père Daniel Ange. Elle avait bien fait de donner un nom à son enfant. Elle pourrait lui demander pardon.
Celui-ci, on pouvait le penser — heureux comme un roi dans la vie divine — lui pardonnerait aussitôt. Elle-même mourrait un jour et le premier à l’accueillir serait son petit garçon. Mais il fallait d’abord qu’elle demande pardon à Dieu qui voit dans les cœurs et qu’elle se confesse à un prêtre. Elle serait alors blanche comme neige, et même, comme dit le psaume, plus blanche que neige. Seule la religion peut ce miracle.
Jamais l’idée ne nous est venue d’ajouter à la détresse d’une femme ayant avorté. Comment et de quel droit aurions-nous cette cruauté ? Bien au contraire nous les embrassions. Non pour les féliciter, elles le savaient bien, mais par compassion. Blessées, nous les aimions et, comme elles, nous aimions et regrettions ces petites victimes.
La détresse post-abortive peut prendre toutes les formes : tristesse, sentiment de culpabilité, dépréciation de soi, dépression pouvant aller jusqu’au suicide, agressivité, alcoolisme, dépendance de la drogue ou des tranquillisants, troubles du sommeil.
Docteur Xavier DOR – Le Crime contre Dieu (1998) – Téléchargez le livre
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