Victime et coupables dans le crime de l’avortement

NaissanceLA VICTIME
Elle est petite, innocente, humaine comme nous, avec ses 46 chromosomes caractéristiques de l’espèce transmises par ses parents, unique grâce à la combinaison particulière des chromosomes, 23 maternels et 23 paternels, tellement unique qu’aucun frère ou sœur ne pourront la remplacer.
Le petit être est d’abord zygote unicellulaire puis embryon jusqu’à huit semaines — il devient alors un individu presque complet – et enfin fœtus de huit semaines jusqu’au terme.
Son cœur bat au dix-neuvième jour.
A neuf semaines, une semaine avant la date limite de l’avortement légal en France [en 1998], il pèse trois grammes et mesure 3 centimètres.
Dans l’état actuel de nos connaissances, il n’est pas viable — c’est-à-dire pouvant vivre hors du sein maternel — avant quatre mois et demi de grossesse.
LES COUPABLES
Il n’est pas question ici de juger les personnes —seulement l’acte — mais il faut bien les nommer : il s’agit de la mère, dernier recours, qui consent à l’avortement ; du médecin qui le pratique ; du père qui pousse à l’avortement, ou s’en désintéresse et enfin de la famille, de l’entourage.
C’est parfois tout un groupe qui est meurtrier mais c’est surtout la société elle-même.
Dans la décision interviennent les considérations les plus diverses, morales, religieuses, maternelles, psychologiques, sociologiques, économiques, politiques.
Les causes de l’avortement sont multiples :
  • une détresse véritable : viol, inceste, conditions de vie particulièrement difficiles ;
  • la misère matérielle qui grandit en France, même si elle est plus fréquente dans certains pays, notamment d’Europe de l’Est. Dans les pays riches, la misère est avant tout morale ;
  • une certaine fragilité au début de la grossesse ;
  • l’ignorance. Elle joue un grand rôle. Lorsque nous étions à la Roche-sur-Yon, les gens étaient stupéfaits d’apprendre qu’on tuait à l’hôpital. Le lien n’est pas fait entre l’avortement et le meurtre faute d’information véritable. C’est la désinformation qui est la règle. Aucune chaîne de télévision publique ou privée n’a voulu diffuser « le Cri silencieux » du Dr Nathanson qui savait de quoi il parlait puisqu’il avait fait ou fait faire 60.000 avortements ;
  • le confort, la facilité, l’hédonisme. Certainement la grande majorité des cas. L’idéologie joue de cette pesanteur. La loi de 1975 qui se voulait restrictive a ouvert la porte à un torrent — jamais dénoncé.
  • la mode, l’ambiance, l’habitude. Il n’est pas rare qu’un médecin qui examine sa cliente enceinte d’un troisième ou quatrième enfant, lui demande :  » Pensez-vous le garder ?  » L’avortement est entré dans les mœurs ;
  • l’échec de la contraception. Sans avoir la gravité de l’avortement, la contraception procède du même esprit, celui de la facilité ;
  • la surpopulation ? Ce danger n’est certainement pas celui de la France et de la plupart des pays européens menacés au contraire par l’absence de renouvellement des générations ;
  • l’idéologie. Les partisans de l’avortement sont légion et souvent très agressifs. On ne sait à qui donner la palme : organismes internationaux et nationaux comme le Planning Familial, le gouvernement, la plupart des partis politiques, les médecins, les syndicats CGT et CFDT, les trotskistes de la LCR, les anarchistes de la CNT, on ne sait trop pourquoi la Licra, Ras le Front, et Sos-Racisme, les loges maçonniques, véritables auteurs de la loi sur l’avortement, la ligue des Droits de l’homme, les féministes de Choisir, du MLF, du MLAC puis du CADAC, le réseau Voltaire, et en dernier, et pas des moindres, les comités d’éthique, pour donner bonne conscience et l’apparence de la sagesse à cette folie suicidaire. Tous se prêtent la main — avant de se déchirer. N’oublions pas que ce sont des subjectivistes tournés vers eux-mêmes et non vers l’ordre des choses ;
  • face à l’idéologie, l’abstention — à part quelques exceptions — du clergé et des évêques, tragédie de notre temps ;
  • La faiblesse des mouvements pour la défense de la vie. Nous devons tous nous interroger et nous rappeler le proverbe chinois :  » Ne maudis pas les ténèbres, allume ta petite lampe  » et cette phrase du Christ :  » J’ai vaincu le monde. »
Dr Xavier Dor – Le crime contre Dieu (1998) – Téléchargez le livre
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