Les oiseaux ont été créés pour nous !

oiseau21293813073Oui, les oiseaux ont été créés pour nous : leur chair nous nourrit, leurs plumes nous servent à mille usages, leur chant nous réjouit. Ce sont des musiciens que notre Père céleste a placés auprès de nos demeures, de la demeure du pauvre surtout, pour charmer nos douleurs et chanter ses bienfaits.
Cela est tellement vrai, que les oiseaux qui chantent ne se trouvent que dans les lieux habités ; que, lorsque l’homme dort, ils se taisent, et ne recommencent à chanter que pour saluer son réveil ; qu’enfin ils aiment à se trouver sur son passage pour lui dire leur chanson.
Voyez l’innocente alouette : elle nous mange bien quelques grains, elle habite bien dans nos champs ; mais elle paie sa nourriture et son loyer par les concerts qu’elle nous donne. Quand l’homme traverse la campagne au midi d’un jour d’été, la vigilante musicienne se lève au bruit de ses pas ; elle monte en chantant, elle monte encore, tant que dure sa chanson et que l’homme peut l’entendre ; quand son seigneur a passé, elle redescend, se repose pour recommencer encore.
Reposons-nous aussi un instant, mes chers amis : voici un nouveau jour qui va commencer ; un jour dont la lumière éclairera des merveilles plus grandes que toutes celles qui ont jusqu’ici passé sous nos yeux.
Le sixième jour Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants, chacun sont son espèce ; les animaux domestiques, les reptiles et les bêtes sauvages, selon leurs différentes espèces; et cela se fit ainsi. Dieu fit donc les bêtes sauvages de la terre, selon leurs espèces, les animaux domestiques et tous les reptiles, chacun selon son espèce ; et Dieu vit que cela était bon.
Vraiment, mon Dieu ! Vous prenez plaisir à dérouter ma raison, en créant sans cesse de nouvelles difficultés pour vous en jouer devant moi. Hier vous disiez à la mer de produire des poissons et des oiseaux, elle vous obéit ; je ne suis pas encore revenu de mon étonnement, et voila qu’ aujourd’hui vous vous adressez à la terre, et lui ordonnez de mettre au monde de nouvelles créatures.
Mais déjà n’est-elle pas couverte de millions d’arbres et de plantes ? Sa fécondité n’est-elle pas épuisée ? Ou voulez-vous d’ailleurs qu’elle loge ces nouveaux venus ? Tout est plein. Taisez-vous, ma raison, recueillez-vous et préparez-vous à l’adoration ; et vous, mon coeur, ouvrez- vous à l’amour.
Mgr Gaume – Catéchisme de persévérance (1889)
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