L’autorisation du port d’arme sauve des vies

McConathy holds a hunting rifle with a short stock at the Cabela's store in Fort WorthEn Amérique, toutes les 13 secondes un habitant sort une arme pour se défendre. Souvent l’agresseur renonce. Parfois il est blessé, ou même tué. Mais dans tous les cas, l’arme dont on s’est servi n’a pas répondu à la fausse définition imposée d’une façon systématique et mensongère par l’establishment – « l’instrument d’une violence aveugle » – mais a empêché un individu de devenir une victime.
Cette vocation des revolvers, pistolets et fusils à sauver une vie, un bien ou une dignité, se trouve cyniquement occultée par les petits censeurs de la pensée unique. Pour eux, tous les engins qui tirent des balles suppriment obligatoirement des innocents. Pour eux, l’autodéfense n’existe pas : c’est une vue de l’extrême droite qui ne sert qu’à légitimer l’armement des fanatiques.
Et pourtant… Là encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes. C’est John Lott, professeur de droit à l’Université de Chicago qui, le premier, leur a fait dire haut et fort ce que les conformistes redoutaient d’entendre. De 1977 à 1992, Lott a décortiqué tous les aspects de la criminalité en comparant 2 sortes de statistiques : celles des 31 Etats dont les lois permettaient de dissimuler une arme dans un poche, un étui ou un sac à main. Et celles des 19 autres Etats où la sécurité du citoyen reposait sur ses poings, ses ongles, la fuite ou la police. Travail de bénédictin couronné par des conclusions qui irritèrent les bien-pensants à l’époque de leur publication.
Et qui continuent de déranger l’establishment par leur aspect indubitable : durant les 15 années considérées, ces gâchettes dissuasives sont parvenues à réduire les agressions de 38%, les viols de 16%, et les meurtres de 48%.
Lott a pu affirmer que si les 19 Etats (réduits à 15 en 2003) favorables à un désarmement systématique de leur population avaient suivi les 31 Etats partisans d’une autodéfense responsable – parmi lesquels le Vermont et l’Utah sont maintenant les plus permissifs –, on aurait évité chaque année 60 000 agressions, 12 000 vols à la tire, 4 200 viols et 1 600 meurtres.
Ces chiffres contredisent trop l’analyse officielle de la violence pour être publiés par la grosse presse aux ordres. Ils empêcheraient les forcenés du contrôle des armes de diaboliser à loisir leurs bruyants boucs émissaires. Ainsi, le gaucho-libéralisme protège un dogme, mais pas un peuple.
Philippe Vermont – L’Amérique assassinée (2005)
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