Davila, le réactionnaire authentique (7)

Patrie(499) Le démocrate défend ses convictions en déclarant obsolète celui qui le combat.
(503) Le moderne se refuse à entendre le réactionnaire, non que ses objections lui paraissent irrecevables, mais parce qu’elle ne lui sont pas intelligibles.
(505) Seule la soumission à Dieu n’est pas vile.
(510) L’amour est l’acte qui transforme son objet de chose en personne.
(515) L’adhésion au communisme est le rite qui permet à l’intellectuel bourgeois d’exorciser sa mauvaise conscience sans abjurer sa condition de bourgeois.
(523) Les révolutions démocratiques donnent le coup d’envoi des exécutions en annonçant la proche abolition de la peine de mort.
(525) Tout individu susceptible de déplaire à l’intellectuel de gauche mérite la mort.
(526) Dans les troupes des intellectuels de gauche ne militent que des petits-bourgeois aigris.
(527) Le communiste hait le capitalisme par complexe d’Œdipe. Le réactionnaire, lui, ne fait que le considérer d’un œil xénophobe.
(530) L’intelligence reste en vie tant qu’elle ne préfère pas ses solutions à ses problèmes.
(534) Le catholique doit simplifier sa vie et compliquer sa pensée.
(535) Mon semblable n’est pas celui qui accepte mes conclusions, mais celui qui partage mes répugnances.
(539) Le mal, comme l’œil, ne se voit pas lui-même. Qu’il tremble, celui qui se voit innocent.
(540) La foi, c’est ce qui nous permet de nous égarer dans n‘importe quelle idée, sans perdre de vue le chemin du retour.
(545) L’Humanité est en danger quand elle oublie la plus solennelle mise en garde de l’Histoire : que la civilisation est un homme armé d’un fouet au milieu de bêtes faméliques.
(548) La sagesse, en ce siècle, consiste avant tout à savoir supporter la vulgarité sans se mettre en rage.
Nicolas Gomez Davila – Les horreurs de la démocratie (Années 1970) – D’autres méditations
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