L’obéissance et la liberté

Dieu RoiNulle oeuvre d’envergure ne s’accomplit dans l’égoïsme et dans l’orgueil.
Obéir est une joie parce que c’est une forme du don, du don clairvoyant.
Obéir est fécond, décuple le résultat  des efforts.
Obéir est un devoir, car le bien commun dépend de la conjonction disciplinée des énergies.
La société humaine n’est pas formée par une nuée de moustiques acharnés et fantaisistes, fonçant dans le vent selon leur intérêt et leur humeur. Elle est un grand complexe sensible que l’anarchie rend stérile ou dangereux, auquel l’ordre, l’harmonie donnent des possibilités illimitées.
Un peuple riche, composé de millions d’individus, mais égoïstement isolés, est un peuple-mort.
Un peuple pauvre où chacun reconnaît intelligemment ses limites et ses obligations communautaires, obéit et travaille en équipe, est un peuple-vie.
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L’obéissance est la forme la plus élevée de l’usage de la liberté. Elle est une manifestation constante d’autorité, l’autorité sur soi, la plus difficile de toutes.
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Nul n’est vraiment capable de diriger autrui s’il n’a pas été d’abord capable de se diriger personnellement, de dompter en lui le coursier orgueilleux qui eût désiré se jeter follement au vent de l’aventure.
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Après avoir obéi on peut commander, non pour jouir brutalement du droit d’écraser les autres mais parce que le commandement est une prérogative magnifique quand elle vise à discipliner des forces piaffantes, à les conduire à la plénitude du rendement, source supérieure de la joie.
Léon Degrelle – Les âmes qui brûlent (1964)
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