Que penser de la « fécondation in vitro » ?

fiv-icsiLe premier cas mentionné envisage, comme solution au problème de la stérilité du mari, l’insémination artificielle, laquelle suppose évidemment un donneur étranger au couple. Nous avons déjà eu l’occasion de prendre position contre cette pratique dans l’allocution adressée au IVe Congrès international des médecins catholiques, le 29 septembre 1949.
Nous y avons réprouvé absolument l’insémination entre personnes non mariées et même entre époux. Nous sommes revenus sur cette question dans Notre allocution au Congrès mondial de la fertilité et de la stérilité, le 19 mai 1956, pour réprouver à nouveau toute espèce d’insémination artificielle, parce que cette pratique n’est pas comprise dans les droits des époux et qu’elle est contraire à la loi naturelle et à la morale catholique.
Pie XII, extrait du Discours au septième Congrès International d’hématologie, 12 septembre 1958. D’après le texte français de l’Osservatore Romano, du 10 octobre 1958.
Aussi dans Notre allocution du 29 septembre 1949, au Congrès international des médecins catholiques,avons-Nous FORMELLEMENT EXCLU DU MARIAGE LA FÉCONDATION ARTIFICIELLE.
S.S. le Pape Pie XII, Allocution aux sages-femmes du 20 octobre 1951
Au sujet des tentatives de fécondation artificielle humaine in vitro, qu’il Nous suffise d’observer qu’il faut les rejeter comme immorales et absolument illicites. Sur les diverses questions de morale qui se posent à propos de la fécondation artificielle, au sens ordinaire du mot, ou « insémination artificielle », Nous avons déjà exprimé Notre pensée dans un discours adressé aux médecins le 29 septembre 1949 ; aussi Nous renvoyons pour le détail à ce que Nous disions alors et Nous Nous limitons ici à répéter le jugement donné pour conclure : « En ce qui touche la fécondation artificielle, non seulement il y a lieu d’être extrêmement réservé, mais il faut absolument l’écarter. En parlant ainsi, on ne proscrit pas nécessairement l’emploi de certains moyens artificiels destinés uniquement soit à faciliter l’acte naturel, soit à faire atteindre sa fin à l’acte naturel normalement accompli ». Mais étant donné que l’usage de la fécondation artificielle s’étend de plus en plus, et afin de corriger quelques opinions erronées qui se répandent au sujet de ce que Nous avons enseigné, Nous ajoutons ce qui suit :
La fécondation artificielle dépasse les limites du droit que les époux ont acquis par le contrat matrimonial, à savoir, celui d’exercer pleinement leur capacité sexuelle naturelle dans l’accomplissement naturel de l’acte matrimonial. Le contrat en question ne leur confère pas de droit à la fécondation artificielle, car un tel droit n’est d’aucune façon exprimé dans le droit à l’acte conjugal naturel et ne saurait en être déduit. Encore moins peut-on le faire dériver du droit à « l’enfant », « fin » première du mariage. Le contrat matrimonial ne donne pas ce droit, parce qu’il a pour objet non pas l’« enfant », mais les « actes naturels » qui sont capables d’engendrer une nouvelle vie et destinés à cela. Aussi doit-on dire de la fécondation artificielle qu’elle viole la loi naturelle et qu’elle est contraire au droit et à la morale.
Pie XII, Discours aux médecins du deuxième Congrès mondial de la fertilité et de la stérilité, 19 mai 1956, A. A. S., XXXXVIII, 1956
116. Que faut-il penser de la fécondation artificielle ?
On appelle fécondation artificielle la fécondation d’un être femelle par des moyens artificiels et en dehors de l’accouplement charnel.
Pratiquée sur des animaux, qui sont entièrement sous la domination de l’homme, la fécondation artificielle est licite. Mais l’homme n’est pas qu’un animal. On le définit animal raisonnable ; il est composé d’un corps et d’un esprit. Son esprit, son âme spirituelle et immortelle fait de lui une personne humaine.
Tout l’univers a été fait pour lui, mais lui a été créé pour Dieu, Notre-Seigneur. Maître de toute la création, l’homme n’est pas son propre maître. Son corps et son âme sont à Dieu ; il les a reçus comme autant de talents dont il aura à rendre compte au jour du jugement.
Dans le plan de Dieu, la procréation des enfants doit s’opérer dans le mariage valide seulement et par l’union des époux en une seule chair. Et donc, toute fécondation de l’épouse autrement que par l’acte normal et complet avec son mari légitime, qui les fait une seule chair, va contre le plan de Dieu et constitue un désordre grave et donc une faute mortelle.
A plusieurs reprises, l’Église, gardienne infaillible des mœurs, est intervenue pour réprouver absolument la fécondation artificielle, même entre époux.
R.P. Barbara, Catéchèse catholique du mariage,1962, p. 120
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