Le nationalisme est la régence de la Monarchie

1789 coup étatTant que la monarchie incarnait l’indépendance nationale, restait fidèle à ses principes constitutifs, protégeait les plus faibles des oligarchies de l’époque au travers du système corporatif et des corps intermédiaires, la réaction nationaliste n’avait pas de raison d’émerger.
Mais à partir du moment où la monarchie cède face aux idées de la Révolution, où une certaine haute aristocratie « initiée » pactise, comme Philippe Egalité, avec les agioteurs de la finance anglaise, juive et protestante de l’époque, qui accaparent les biens de consommation pour en faire monter les cours et, par voie de conséquence, la colère populaire, dès lors la réaction nationaliste, qui inquiète Weisshaupt, va émerger par défaut de la monarchie qui a démissionné de son rôle.
La réaction nationaliste émerge ainsi, en réaction aux idées nouvelles qui nient la patrie et les principes légués et du fait de la carence de la société monarchique qui ne se défend plus, qui ne sait plus que dire, telle la du Barry, sur l’échafaud : « Encore une minute monsieur le bourreau »… !
La réaction nationaliste apparaît ainsi comme la régence de la monarchie, par défaut de celle-ci.
Joseph de Maistre qui avait été franc-maçon, « martiniste » (1) et qui en était sorti, comprenant à quoi allait aboutir le complot maçonnique, a parfaitement cerné, ce qui était sous-jacent à la Révolution :
« Jusqu’à présent, écrivait-il à son ami le vicomte de Bonald, les nations ont été tuées par conquête, c’est-à-dire par voie de pénétration, mais il se présente ici une grande question : une nation peut-elle mourir sur son propre sol, sans transplantation, ni pénétration, uniquement par voie de putréfaction, en laissant parvenir la corruption jusqu’au point central et jusqu’aux principes originaux et constitutifs qui font ce qu’elle est » ? (2).
Cette interrogation définit parfaitement le processus qui commence à la Révolution et qui va aboutir à la disparition programmée des nations, si les peuples ne réagissent pas. Elle est à l’origine de toute l’analyse nationaliste, jusqu’à nos jours.
Barruel avait parfaitement compris la nature du faux patriotisme révolutionnaire et sa critique du cosmopolitisme des conjurés vaut pour tous les temps :
« Cet Amour universel, que prônent les hauts initiés de la maçonnerie, est le manteau de la plus odieuse hypocrisie« .
« Il ne prétend aimer tous les hommes également que pour se dispenser d’en aimer un seul véritablement ».
« Il déteste l’amour national parce qu’il hait les lois des nations et celles de sa patrie ».
« Il déteste jusqu’à l’amour de la famille et il y substitue l’amour universel ».
« Il nous dit aimer tout d’un pôle à l’autre pour n’aimer rien autour de lui « .
« Voilà ce que c’est que nos cosmopolites » écrivait Barruel dans ses Mémoires pour servir à l’Histoire du Jacobinisme (3). Cela peut paraître bien loin et pourtant c’est là que se trouve la genèse de ce que nous voyons et subissons aujourd’hui.
Philippe Ploncard d’Assac – Le complot mondialiste (2010)
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(1) P. P. d’Assac. La Maçonnerie, Édit. S.P.P.
(2) P. P. d’Assac. Le Nationalisme français. Édit. S.P.P.
(3) Londres 1797 ; D.P.F. 2006,
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