Pourquoi Pétain n’a pas quitté la France en 1942

c709927962380c05db7cb54f63450f3342f289eeIl est une chose, cependant, que ni les Anglais, ni les Américains, ni même la plupart des Français ne parvenaient à comprendre : c’est que le Maréchal, au moment de l’occupation de la zone libre par les Allemands, ne soit pas parti, comme M. Churchill le lui avait demandé à maintes reprises, et comme il pouvait le faire maintenant, puisque les Allemands, en reprenant leur parole, le relevaient de la sienne, et qu’il n’était plus lié à par l’armistice.
Je vis le Maréchal à ce moment critique, c’est-à-dire très précisément le 11 novembre 1942. Mon opinion personnelle était que le Maréchal devait sur le champ quitter la France pour l’Afrique du Nord, afin de sauvegarder l’indépendance et l’unité du gouvernement français, et qu’il pouvait le faire sans aller contre sa parole, puisque les Allemands venaient eux-mêmes de briser la clause essentielle de l’armistice. Je le lui dis. Le Maréchal me répondit : « J’ai promis à la France de rester : son sort est le mien. »
Il resta donc. Mais il resta « comme un prisonnier », répétant avec insistance : « Dites le bien à nos amis. »
Pétain était resté sur le sol de France pour continuer à la défendre, dans la mesure où il le pouvait encore. De fait, par son intervention, grâce à son prestige personnel, il sauva la vie à de très nombreux patriotes, condamnés à mort par la Gestapo : je suis de ceux-là.
Et lorsqu’en février 1943, on demanda la liste de tous les étudiants et étudiantes en âge de faire du S.T.O. pour être envoyés en Allemagne, il répondit : « Pas une étudiante. Et les étudiants après les examens d’octobre. »
Pas une étudiante n’alla comme S.T.O. en Allemagne. Et, en octobre, les étudiants avaient créé le maquis.
F.X de Bourbon Parme (1889-1977) – Les accords franco-britanniques de décembre 1940 
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