Quand Pol Pot était formé par le Parti Communiste Français

CommunismeDepuis le temps de Beaumarchais et de Voltaire, affichant son mépris pour les prétentions intellectuelles d’autres centres européens, Paris s’est donné le surnom de Ville Lumière, flambeau du monde civilisé.
Pourtant, les lumières qu’elle prétend dispenser ont parfois des effets pervers. Ce fut donc à Paris, et non à Moscou ni à Pékin, qu’au début des années 1950, Sâr [Pol Pot] et ses compagnons posèrent les fondements idéologiques du futur cauchemar khmer rouge.
Mais ce ne fut pas – contrairement à ce que prétendaient Sihanouk [Roi du Cambodge] et ses conseillers français – parce que leurs esprits avaient été déformés par la vision stalinienne du monde dont le Parti Communiste Français (PCF), alors le premier parti politique du pays, se faisait le propagateur ; il serait tout aussi fallacieux d’y voir l’influence de Mao Zedong, dont les jeunes Cambodgiens avaient découverts les écrits en France.
Staline et Mao ont, l’un comme l’autre, joué un rôle dans la naissance du Kampuchea démocratique [le régime khmer rouge, responsable de 2 millions d’assassinats]. Les Vietnamiens et les Américains aussi. Mais l’héritage intellectuel étranger qui allait étayer la révolution cambodgienne était avant tout et surtout français [comprendre : judéo-maçonnique].
Philip Short – Pol Pot (2007) 
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