Nous avons la puissance du plus faible

CacquerayNous refusons le joug de la Révolution ; mais la Confrontation Révolution – Contrerévolution dépasse de beaucoup le simple aspect d’un affrontement par la force.
L’adversaire est à l’intérieur même du pays comme il est à l’extérieur ; la guerre qu’il nous fait est « révolutionnaire » parce qu’elle est illimitée dans le domaine psychologique et moral ; illimitée au point que cet adversaire se donne le droit d’user de tous les moyens, aussi illicites, inhumains, immoraux qu’ils soient.
Ici apparaît donc la confrontation aiguë entre deux idéologies fondamentalement opposées car, de notre côté, nous n’avons pas le droit d’user de ces moyens qui soulèvent l’indignation quand ils sont employés par les révolutionnaires.
S’il semblait à quelques-uns que, par ce fait même, nous fussions vaincus d’avance, ce livre prouvera le contraire. Dans cette confrontation, en effet, nous avons la puissance du plus faible ; mais c’est celle qui finit par triompher de forces matérielles écrasantes, parce qu’elle est fondée sur une supériorité psychologique, morale qui a ses racines dans les idéaux humains et spirituels les plus forts : des idéaux qui dépassent l’homme dans une recherche qui parfois l’amène du côté de Dieu. Et, par surcroît, nous possédons une doctrine d’action bien plus solide que celle de l’adversaire.
Colonel Château-Jobert – La Confrontation Révolution-Contrerévolution (1976) – Préface
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