L’antifascisme est une religion d’Etat depuis 1945

489752560_smallLa Libération sera davantage une révolution contre Vichy et ses séides qu’une victoire sur l’occupant. Elle s’abattra comme un couperet sur une droite médusée qui n’y comprendra rien, et se défendra faiblement.(…)
La noble poursuite du dragon fasciste dissimule une chasse au pouvoir infiniment plus concrète. Mais le jeu doit être joué jusqu’au bout et il faut des victimes.(…)
La terreur en 1944 (…) prend un aspect juridique ; elle devient alors terreur d’Etat et se traduit dans les faits par des arrestations préventives, des internements arbitraires, des instructions indéfiniment prolongées ou brutalement closes.(…)
Après la libération, toute une famille d’écrivains est frappée d’ostracisme et privée de ses moyens d’expression (…), la pensée d’extrême droite est bâillonnée et devient à son tour clandestine.
L’antifascisme submerge la presse et la radio. Une nouvelle orthodoxie qu’imprègne avec raideur une sorte d’humanisme moral s’impose à la jeunesse. Les nouveaux maîtres à penser taisent jusqu’au nom de leurs ennemis d’hier. Il n’y pas un mot sur Montherlant ou sur Giono dans les « Situations » de Sartre.
C’est le règne du tripartisme idéologique sous la houlette de Camus, Mauriac et Garaudy. (…)
La libération a institué un enfer de la politique, où sont précipités, morts ou vifs, pêle-mêle, vichystes, fascistes et collaborateurs de toute espèce.(…)
L’antifascisme devient théologie d’Etat et fonde un ordre politique-moral qui réduit au silence toute l’opinion française de droite.
J. Plumyène et R. Lasiera (auteurs communistes) – Les fascismes français – 1963
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