Le Père de Clorivière, debout face à la Révolution satanique

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R.P. Pierre de Clorivière (1735 – 1820) – Jésuite visionnaire et prophétique
Il ne paraît pas douteux que, dans l’âge où nous entrons [suite à la Révolution anti-française de 1789], il doive se produire de grands changements, qui entraîneront aussi de grands devoirs à remplir
Ceux qui seront témoins des événements qui doivent se dérouler, seront en état de précautionner les fidèles. Ceci n’est qu’une faible ébauche. En l’écrivant, nous ne savons si elle verra jamais le jour, et, certainement, sans une Providence très particulière, notre travail ne pourra se sauver du naufrage. Ceci ne nous regarde pas. (…)
La Révolution que nous avons vue se déchaîner présente, indiqués d’avance par les saints livres, trois principaux caractères : elle a été subite, elle est grande, elle sera générale
Par son objet, elle s’étend à tout ; rien n’est respecté, pas même les premiers principes de la loi naturelle ; les idées les plus universelles sont comptées pour rien, et les droits les plus imprescriptibles violés pour en forger de nouveaux.
Ces droits nouveaux tendent à la suppression de toute espèce du joug naturel, religieux, divin même, comme à l’abolition de tout pouvoir légitime.
Quoique la destruction totale de la religion chrétienne soit le but principal que se proposent, dans la Révolution présente, les puissances des ténèbres, ainsi que les agents en chef dont elles se servent pour l’opérer, cependant c’est avec le soin de ne pas montrer au grand jour cette intention perverse.
On la laisse seulement entrevoir, assez pour encourager les hommes sans moeurs et sans religion, et on ne fait entrer dans le secret que ceux dont on se croit bien assuré.
Les agents de la Révolution colorent tout ce qu’ils font du bien public, ils avancent des maximes qui seraient susceptibles d’une bonne interprétation, mais qui cachent un sens très mauvais… (…)
[Une autre révolution se prépare] plus terrible encore : lorsque des chrétiens devenus infidèles ne se contenteront point de renoncer à quelques points de la religion catholique, mais les attaqueront tous à la fois. Quelque désirable qu’il soit que ceux qui, alors, garderont le dépôt de la foi, aient tous une égale constance, une parfaite unanimité, on ne peut l’espérer tout à fait…
Les Souverains Pontifes ne se borneront pas à exhorter vivement, et d’une manière touchante, ces incroyants qui paraîtront tenir encore extérieurement à l’Eglise, mais ils lanceront contre eux l’anathème, parce que l’Eglise, qui aura longtemps souffert dans son sein ses membres gangrenés, voulant préserver ses autres enfants d’une contagion d’autant plus dangereuse qu’ils sont exposés à être trompés par l’extérieur d’un même culte, sentira la nécessité de rejeter ceux qui s’obstineront dans leurs erreurs. [cf. l’Encyclique Pascendi condamnant l’infiltration moderniste en 1907]
R.P. Pierre de Clorivière – Méditations sur l’Apocalypse (1794) – cité par René Bazin
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