Des circonstances atténuantes pour « Dracula », ce vigoureux Prince chrétien

Vlad_Tepes_002Quelques éléments de réflexion sur la vie de « Dracula » (source : Wikipédia anglais) :
  • Le voïvode Vlad III Basarab, surnommé « l’Empaleur » (en roumain « Tepes »), et né vers 1430 et mort en décembre 1476 à Bucarest. Il est prince de Valachie en 1448, puis de 1456 à 1462 et en 1476. Orthodoxe durant sa vie, il meurt en catholique.
  • Il est le fils de Vlad II « Dracul » (un terme qui vient du latin « draco » qui veut dire « dragon »). Ce dernier est en effet membre de l’Ordre du Dragon, un ordre de chevalerie catholique créé en 1408 par Sigismond de Luxembourg (alors roi de Hongrie), dont le but était la défense de la Croix face à l’Empire Ottoman musulman.
  • Comme symbole, l’ordre choisit un insigne composé d’un dragon avec la queue enroulée autour du cou. Sur le dos du dragon, de la base du cou jusqu’à la queue, est posée la croix de saint Georges sur un drap d’argent. Le dragon représente la Bête de l’Apocalypse, et la croix rouge la victoire du Christ sur les forces du mal.Insignia_Hungary_Order_Ordo_Draconum_History.svg
  • A l’âge de 13 ans, il est pris en otage par les Turcs avec son frère. Certains historiens avancent qu’il a pu subir de nombreuses sodomies, pratique très courante à l’époque chez les Turcs, ce qui aurait fait naître chez lui une volonté de vengeance et une obsession pour le supplice du pal.
  • En 1453, les mécréants Turcs s’emparent de Constantinople, la Capitale de l’Empire Romain d’Orient. Un événement considérable qui jeta l’effroi dans toute l’Europe pendant des décennies et menaça jusqu’à la survie de la civilisation chrétienne.
  • Vlad III est le Prince d’une petite Province entourée d’ennemis (musulmans, hérétiques hussites et bogomiles) et qui ne compte que 20 000 soldats. Face à lui, l’armée turque est 3 fois plus importante. Selon les chroniqueurs orientaux : « Vlad Tepes était un chef qui choisit d’utiliser la terreur pour se faire respecter de ses ennemis. » S’agissant d’une question de vie ou de mort pour son peuple, on peut comprendre cette stratégie…
  • Il affronta également l’aristocratie et la bourgeoisie frondeuses et orgueilleuses qui tentaient de s’emparer du pouvoir par l’assassinat de son père en 1447 puis par son éviction. On peut citer A. Bonfini ou L. Chalcocondil, ainsi que l’auteur anonyme des Histoires slavonnes, qui ont « de l’admiration pour ce voïvode autoritaire mais juste, qui a utilisé toutes les méthodes pour consolider un pouvoir central, et pour faire régner l’ordre sur ses territoires », s’alliant au peuple contre les puissants à la manière des Rois français.
  • L’historicité du personnage, qui n’est certes ni un Saint ni un Père de l’Eglise, a largement pu être déformé par des pamphlets et des calomnies sans fondements, tant il avait d’ennemis – à commencer par les protestants, spécialistes de la falsification de l’Histoire. Ceci est facilement constatable au regard de ce reportage de Planète qui enchaîne les événements improbables (femme enceinte tuée, prêtre assassiné pour un morceau de pain,…) afin de mieux faire frémir d’horreur. Quant à l’écrivain anglais Bram Stoker qui fit de lui un vampire, il n’œuvra pas non plus pour la Vérité…
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