Ebola, l’idéologie et le bon sens

pc-140906-ebola-liberia-mn-1050_f3a0febfd3e2fd689b919385c5d00a81Ayant grandi à Washington dans les années 1930-1940, notre maison était régulièrement placée sous quarantaine. Une affiche était clouée sur la porte indiquant la présence d’une maladie contagieuse : la rougeole, les oreillons, la varicelle, la scarlatine.
Aucun de nous ne croyait que nous étions victimes d’une sorte de discrimination injuste contre les familles nombreuses catholiques. Il allait de soi que les autorités de santé publique essayaient de contenir la propagation d’une maladie qui menaçait la vie des enfants. C’était alors le jeu de Monopoly.
La polio, ou paralysie infantile, était la plus terrifiante de ces maladies. Les deux premiers rassemblements nationaux de Boy Scouts, qui devaient se tenir à Washington en 1935 et 1936, furent annulés par proclamation présidentielle en raison d’une épidémie de polio dans la ville.
Franklin Roosevelt, qui avait apparemment contracté la polio en 1921 – le privant définitivement de l’usage de ses jambes, en mesurait le danger. Dans les années 1930, 1940 et au début des années 1950, il y eut plusieurs épidémies de polio à Washington D.C. Les piscines furent fermées.
La « Génération grandiose » possédait un bon sens qui manque cruellement aujourd’hui.
Nous lisons que 5 nouveaux cas d’Ebola se déclarent chaque heure au Libéria, en Guinée et au Sierra Leone, que des milliers de personnes sont déjà mortes, que des milliers d’autres sont sur le point de mourir, et que, avant décembre, il pourrait y avoir jusqu’à 10 000 nouveaux cas de cette terrible maladie mortelle chaque semaine.
Pourtant, les appels pour l’annulation des vols commerciaux en provenance des nations affectées vers les Etats-Unis sont décrits comme racistes, comme un abandon des responsabilités américaines envers l’Afrique, comme une menace pour les économies du continent le plus pauvre de la planète.
Comment devons-nous considérer cela ? Nous souffrions autrefois de paralysie infantile, nous souffrons à présent de paralysie idéologique. Et il n’y a semble-t-il aucun vaccin pour nous guérir de notre condition.
« Exposition A » est la justification embrouillée de certains membres du service public dans le cas de Amber Joy Vinson. L’infirmière Vinson était l’un des 75 professionnels de santé qui traitaient Thomas Eric Duncan, le Libérien qui a introduit Ebola aux Etats-Unis. A l’Hôpital Presbytérien de Santé du Texas où Duncan était soigné, Vinson était l’une de celles ayant les contacts les plus rapprochés avec le patient.
Deux jours après la mort de Duncan, Vinson fut autorisée à s’envoler pour Cleveland pour rendre visite à des proches. Elle s’apprêtait alors à retourner à Dallas. Mais avant d’embarquer, elle appela le Centre pour le Contrôle des Maladies (CCM) et indiqua souffrir d’un début de fièvre.
Feu vert lui fut tout de même donné pour revenir à Dallas, où elle fut admise à l’hôpital avec les symptômes de la maladie. Elle est la deuxième infirmière de cette hôpital à contracter le virus.
Selon le docteur John LaPook, correspondant médical de CBS, « l’infirmière Vinson appela en réalité le CCM plusieurs fois avant de prendre ce vol et affirma avoir une fièvre de 37,5 °C ; l’interlocuteur du CCM consulta un graphique et, parce que la température n’excédait pas 38 °C, considéra qu’elle ne rentrait pas officiellement dans la catégorie à haut risque. »
Le bon sens n’aurait-il pas du dicter à cet apparatchik du CCM d’empêcher Vinson de prendre ce vol ? de rester à Cleveland ? de garder le contact avec le CCM ? de signaler tout symptôme suspect permettant de s’assurer qu’elle n’avait pas contracté la maladie qui venait de tuer son patient ?
ebola2Lorsqu’on est confronté à des maladies contagieuses et mortelles, le bon sens nous invite à se ranger du côté de la sécurité. La protection du public doit s’imposer avant le politiquement correct. Les intérêts de la nation et du peuple américain sont prioritaires par rapport à ceux des peuples de l’Afrique de l’Ouest. N’est-ce pas en effet le premier devoir du Gouvernement des Etats-Unis de protéger les vies, la liberté et la propriété des citoyens des Etats-Unis ?
Il y a plusieurs décennies, les Américains voyageant en Afrique devaient être vaccinés pour éviter de contracter des maladies locales. Les voyageurs du Tiers Monde arrivant aux Etats-Unis étaient interrogés au sujet de maladies auxquelles ils auraient pu être exposés.
Désormais, nous avons un Gouvernement qui considère comme discriminatoire le fait de mettre des troupes aux frontières pour stopper les millions d’envahisseurs franchissant la frontière mexicaine, et comme la marque d’un peuple cruel et froid le fait de renvoyer des criminels dans leur pays d’origine.
Les deux infirmières qui ont contracté la maladie après un contact avec Duncan sont mises en quarantaine, tout comme l’équipage de la compagnie NBC, dont l’un des membres a lui aussi contracté le virus. Cela est justifié. De même, les aides-soignants américains travaillant en Afrique sont héroïques. Mais avant de rapatrier ces bons et braves compatriotes à la maison, nous devons nous assurer qu’ils ne ramèneront pas avec eux Ebola, ce virus qu’ils combattent là-bas.
Si cela signifie 3 semaines de quarantaine, qu’il en soit ainsi. Si cela implique l’annulation de tous les vols commerciaux en partance des 3 pays à risque vers les Etats-Unis, si cela implique l’interdiction d’entrée sur le territoire américain de tout voyageur dont le visa indique qu’il s’est rendu dans ces pays au cours des précédents jours, cela doit être fait.
Dans le cas contraire, le politiquement correct tuera beaucoup d’entre nous.
Pat Buchanan – 17/10/2014 – Source (traduction : BDC)
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