Une femme en pantalon est abominable à Dieu

pantalon-unisexe-muzelle-dulac-hassonLa fin de l’été n’est peut-être pas le meilleur moment pour écrire au sujet des modes féminines. Le début plutôt que la fin de la saison chaude serait certainement un moment plus approprié pour fulminer contre les habillements indécents. Cependant, il est arrivé cet été que plusieurs dames ont soulevé pour moi la question des pantalons ou shorts féminins, et le problème est plus vaste et plus profond que la simple modestie, si grave que soit l’immodestie.
Par exemple, Mgr de Castro Mayer, paraît-il, avait l’habitude de dire que le pantalon pour une femme est pire qu’une mini-jupe, parce que, alors que la mini-jupe est sensuelle et assaille les sens, le pantalon est idéologique et s’en prend à l’esprit.
Car en vérité, le pantalon de la femme, tel qu’il est porté aujourd’hui, court ou long, modeste ou immodeste, serré ou ample, affirmé ou comme une jupe-culotte, constitue une attaque contre la féminité des femmes, et donc représente une révolte fondamentale contre l’ordre voulu par Dieu.
Ceci peut sembler moins vrai des longues « culottes », pantalons ressemblant davantage à une jupe ; et au mieux faciles à confondre avec une jupe ; mais dans la mesure où la jupe-culotte établit le fait de diviser l’habillement extérieur de la femme de la taille aux pieds, elle ne fait que dissimuler ce grave désordre.
Quel désordre ?
Au commencement, Dieu créa l’homme et la femme, tous deux humains mais tout à fait différents, d’abord l’homme, ensuite la femme (Gen. I, 27 ; II, 22) ; la femme pour être une aide pour l’homme semblable à lui (Gen. II 18) ; la femme pour l’homme et non pas l’homme pour la femme (I Cor. XI, 9) car « l’homme n’est pas de la femme, mais la femme est de l’homme » (I Cor. XI, 8).
Ainsi même avant le péché originel, Dieu établit entre homme et femme une distinction, une inégalité. Il a donné le commandement à l’homme, pour la vie en société et dans la famille sur cette terre.
Le péché originel, par quoi Eve fit pécher Adam et non l’inverse (I Tim. II 14), entraîna pour Eve d’être punie par, entre autres choses, la transformation de sa subordination naturelle et sans peine à Adam en une domination punitive de lui sur elle ; car elle avait montré en le séduisant qu’elle avait besoin d’être maîtrisée…. »Tu seras attirée vers ton mari, et il dominera sur toi » (Gen. III, 16). Par suite, avec la transmission du péché originel à tous les enfants d’Adam, cette subordination punitive passe à toutes les filles d’Adam (sauf, bien sûr, à la Bienheureuse Vierge Marie).
Comme pour toute question concernant le péché, la seule vraie solution est la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Par exemple, la domination pénible de l’homme sur la femme est évidente dans toutes les civilisations et cultures non-chrétiennes et réapparait dans notre actuelle culture anti-chrétienne. Par contre dans le mariage catholique elle devient de plus en plus, par la grâce surnaturelle, cette subordination de la femme à l’homme, en accord avec leur nature, qui est profitable à eux deux, et qui était celle d’ Eve avant le péché.
Mais hélas, le monde moderne n’accepte aucun remède de Jésus-Christ aux problèmes d’Adam et d’Eve. Faisant des idoles de la liberté et de l’égalité, rejetant toute inégalité ou subordination entre la femme et l’homme, il refuse toute distinction entre eux ; il nie bien sûr tout ordre de Dieu dans sa création, toute nécessité de la Rédemption, et il nie, s’il le faut, l’existence même de Dieu. C’est pour cela que le féminisme actuel est intimement lié à la sorcellerie et au satanisme.
FRANCE-RELIGION-FEMEN-PROTEST-ABORTIONCes considérations paraissent nous avoir éloigné de la question du port du pantalon par la femme. Car bien sûr, toute femme qui met un short n’a pas l’intention de braver Dieu ou les hommes. Elle est cependant consciente de quelque chose. Elle se rend bien compte que les shorts ou pantalons divisés ne sont pas comme les jupes non divisées ; et la différence est qu’en abandonnant la jupe elle éprouve un vague sentiment, de malaise sûrement, ou d’émancipation, ou les deux…
Sur quoi ce sentiment se fonde-t-il ?
L’habillement avec les jambes séparées l’une de l’autre libère manifestement la moitié inférieure mobile du corps pour un ensemble d’activités pour lesquelles l’enveloppement des jambes par une jupe est relativement embarrassant. Adam devant gagner le pain de sa famille par toutes sortes d’activités pénibles en dehors de son foyer, il est tout à fait normal pour l’homme de porter un pantalon ; et si une fille se met en tête de se joindre à lui dans ces activités, un pantalon manifestement la libère aussi pour cela.
Le short, ou le pantalon, est donc le signe extérieur visible de sa libération de la sphère restreinte des tâches ménagères.
Cependant, elle est troublée parce que le pantalon n’est pas ce que porte naturellement une femme. Quoi qu’il en soit dans les autres espèces, dans l’espèce humaine, la femme est conçue pour attirer l’œil de l’homme beaucoup plus que l’inverse (comparez le nombre de « magazines de beauté » consacré aux hommes ou aux femmes sur le marché). Or le péché originel blesse la nature humaine par la concupiscence (désir illicite) particulièrement dans les sens de la vue, du toucher et de l’imagination. Il s’ensuit qu’en ce qui concerne l’habillement, ce qui dans la femme peut éveiller la concupiscence doit davantage être caché à l’homme que ce qui, dans l’homme, doit l’être à la femme.
Ainsi, de la même façon que le pantalon convient à l’activité de l’homme, les jupes suffisamment amples pour dissimuler conviennent à la dignité et à l’honneur de la femme. C’est pourquoi, quand elle revêt son pantalon émancipateur, elle se sent troublée – au moins jusqu’à ce que sa conscience soit émoussée – car elle s’écarte de son identité, de son rôle et de sa dignité de femme.
Dans sa conscience retentit la voix du Seigneur son Dieu déclarant dans la loi mosaïque : « Une femme ne sera pas vêtue d’un vêtement d’homme, ni un homme d’un habillement de femme : car celui qui fait ces choses est abominable devant Dieu » (Deut. XXII, 5). Et le pantalon est normalement un vêtement d’homme, pour les raisons données plus haut.
Mgr Williamson – 1ère lettre, septembre 1991.
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