Franc-maçonnerie, fascisme et communisme

DuceDans sa Politique des Francs-Maçons, l’ancien Grand Maître du Grand Orient, Jacques Mitterrand, écrivait cyniquement en 1973 qu’il « n’y avait pas d’interdit de pensée dans la Maçonnerie, sauf pour les corruptions de pensée tels le fascisme et l’antisémitisme, les dogmes et les religions, parce que que ces dernières soumettent les hommes que la Maçonnerie libère. »
Ainsi, « quand un régime politique lutte contre les empiétements d’une église – quelle que soit la religion qu’elle professe -, ce régime est, dans le monde entier, celui d’une démocratie qui entend sauvegarder sa vie en défendant ses droits. Quand un régime politique lutte contre la Franc-maçonnerie ou l’interdit, c’est un régime de dictature ou de démocratie imparfaite»
« Il est tout à fait logique, reconnaît M. Mitterrand, que le fascisme interdise la Franc-maçonnerie. Entre elle et lui, c’est une lutte à mort, comme en Espagne franquiste. »
Mais les pays communistes n’ont-ils pas, eux aussi, interdit la Maçonnerie ? Les Francs-Maçons ne devraient-ils pas être aussi hostiles au communisme qu’au fascisme ? Ecoutez la réponse, elle est intéressante :
« Il n’est pas de commune mesure entre leurs régimes politiques (les régimes communistes et le fascisme). Ils ont tort devant l’Histoire, ceux qui volontairement ne font aucune discrimination entre l’Union Soviétique, la Chine, les démocraties populaires et le fascisme. »
D’ailleurs, ajoute-t-il, « depuis octobre 1945, l’adhésion de communistes à la Franc-maçonnerie ne pose aucun problème au parti. »
Et ce « cousinage » de la Maçonnerie et du communisme se trouve résumé pour l’ancien Grand Maître du Grand Orient, en deux noms : « Au niveau du monde, c’est le franc-maçon Rouget de Lisle qui donne la Marseillaise à tous les peuples contre tous les tyrans, c’est le franc-maçon Eugène Pottier qui donne l’Internationale à tous les prolétaires qui veulent briser leurs chaines. »
Jacques Ploncard d’Assac – Le secret des francs-maçons (1979)
Publicités
Cet article a été publié dans Communisme, Démocratie, Franc-maçonnerie, Jacques Ploncard d'Assac, Nationalisme. Ajoutez ce permalien à vos favoris.