Contre l’illuminisme protestant

36821_chretiens-evangeliques_440x2601. Le phalangiste, parce qu’il se sait et se veut le disciple du Christ par la grâce de l’Esprit-Saint dans l’Église, abomine le libre examen et sa prétendue garantie divine, l’illuminisme individuel, qui caractérisent la religion prétendue réformée qui se dit chrétienne et n’est que luthérienne ou calvinienne, ou zwinglienne, n’étant que le reflet de l’esprit de ses fondateurs.
Rien ne peut davantage « contrister l’Esprit-Saint » qu’une telle prétention de tout individu à recevoir ses lumières, commandements et inspirations hors de toute soumission à l’Église hiérarchique et sans considération pour les traditions apostoliques, faisant de l’Esprit-Saint un principe de division, de rupture, d’émiettement, organisateur de variations et de contradictions insurmontables et indéfinies !
Le libre examen n’est pas une hérésie particulière mais le principe et la justification fallacieuse de toutes les hérésies possibles, parce qu’il substitue à l’enseignement de la révélation divine par l’Église une foi individuelle qu’il transfigure en intuition surnaturelle, en illumination personnelle, et qu’il ravale en fait au niveau le plus commun des opinions et des inventions capricieuses des hommes.
2. L’idée qui en résulte, de l’invisibilité de l’Église spirituelle, Église des purs, Église des seuls élus, est également perverse. Elle est la contradiction et la ruine de l’Église visible, hiérarchique, historique, fondée par Jésus-Christ.
Elle transfigure idéalement l’Église en réalité sublime, totalement sainte et spirituelle, libre et charismatique, prodige perpétuel, œuvre du seul Esprit-Saint, mais elle la ravale en fait au niveau des associations et collectivités purement humaines, qui ne subsistent que par l’intérêt, les rivalités de sectes, la contrainte d’un pouvoir jaloux et despotique, ou simplement l’inertie sans âme d’une habitude sociale ou d’un fonctionnariat religieux.
Tout protestantisme, pentecôtisme, illuminisme, est absolument repoussé par la Phalange comme le « péché contre l’Esprit  » dont on ne revient pas, parce qu’il est l’égarement majeur de la foi. Et c’est pourquoi la Phalange se méfie de toute poussée « charismatique  » dans l’Église.
3. Le phalangiste combat le protestantisme et dénonce en lui le principe corrupteur de la religion chrétienne, destructeur de l’Église et de toute communauté humaine civilisée, qui livre les chrétiens aux Léviathans modernes, aux empires fondés sur l’orgueil de la pensée, le pouvoir de l’argent, les passions de la chair.
Contre-révolution catholique – Les 150 points de la Phalange
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