Les 5 nouveaux dogmes de la nouvelle religion pseudo-catholique issue du Concile Vatican II

  1. OecuménismeLe péché n’offense plus Dieu
Tout d’abord le péché qui, pratiquement, n’existe plus, puisqu’il n’offense pas Dieu.
On nous dit que le péché n’offense pas Dieu, mais qu’il nuit seulement au pécheur. Le péché, en effet, ne peut pas atteindre la nature de Dieu qui est incorruptible. Le péché ne fait rien à Dieu. Le péché ne fait que nuire au pécheur, lui faisant perdre la vie divine – on le concède – et, également, offensant la solidarité humaine.
Dans ces conditions, le péché n’a plus cette caractéristique d’offense, de destruction de l’honneur de Dieu, de sa gloire, de sa louange ; n’a plus la caractéristique d’une désobéissance à la loi de Dieu. On nie, par conséquent, que Dieu soit en droit d’exiger de ses créatures, non seulement la louange, mais même la soumission à sa loi, comme dit saint Ignace dans ses exercices : « L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu et, par là, sauver son âme. »
Eh bien, louer, honorer et servir Dieu, ça n’existe plus dans la nouvelle religion, puisque le péché ne détruit pas la gloire externe de Dieu, le péché ne fait que nuire à l’homme. Vous voyez donc combien cette nouvelle religion détruit la notion même de péché, détruit la gloire de Dieu, détruit même la notion du péché comme injustice suprême, pour ne considérer que les injustices humaines ; mais l’injustice envers Dieu, le péché contre la justice de Dieu, on n’en veut plus !
  1. Le pécheur conserve sa dignité humaine
Ensuite, on nous dit que, par le péché, la dignité humaine n’est pas perdue, l’homme conserve sa dignité même après le péché. L’homme reste digne ; l’homme reste gentil, sympathique. Et, par conséquent, c’est la justification de l’œcuménisme et de la liberté religieuse.
Quoi que fasse l’homme dans l’ordre religieux, qu’il honore un faux dieu ou, par un faux culte, le vrai Dieu, peu importe, il garde sa dignité ; il est digne donc d’estime et de respect. Et donc, on doit respecter sa religion et on doit, par conséquent, collaborer même avec les autres religions, puisque la dignité humaine n’est pas atteinte par le péché. Encore une seconde erreur très grave, qui légitime donc l’œcuménisme et la liberté religieuse.
Ensuite, on nous dit : puisque l’homme reste très sympathique, eh bien, Dieu continue d’aimer le pécheur, de lui maintenir son amour et sa faveur ; donc, rien n’est changé entre Dieu et le pécheur. Voilà, Dieu nous est représenté sous la forme d’un Dieu impassible, bonasse, qui accepte tout de la part de ses enfants capricieux. Sa charité, à Dieu, est donc ridiculisée. Dieu continue d’aimer même le pécheur, sans distinction, sans précision.
  1. L’homme n’a plus besoin de satisfaire pour ses péchés
Ensuite, on nous dit que, par conséquent, Dieu ne punit pas le péché par une peine quelconque, temporelle ou éternelle. Puisque le péché n’offense pas Dieu, Dieu ne punit pas. Du reste, Dieu est la bonté même : comment Dieu pourrait-il infliger des peines à l’homme pécheur ?
Non, c’est l’homme lui-même qui se punit en subissant les conséquences de ses fautes, et l’enfer – si jamais quelqu’un s’y trouve –, l’enfer n’est que l’exclusion, auto-exclusion de l’amour divin. Donc l’enfer n’est plus une peine infligée par Dieu. Dieu n’a plus le droit de punir. Et, par conséquent, l’homme est lavé de tout devoir de réparation envers Dieu – ce que nous appelons, chez nous, dans notre catéchisme : la satisfaction après le péché ; le pécheur doit satisfaire pour ses péchés à la justice divine.
La satisfaction, le besoin d’expier ses péchés pour réparer l’honneur de Dieu n’existe plus. L’homme doit seulement réparer sa santé spirituelle. Mais réparer la gloire de Dieu, coopérer au relèvement de la créature tombée dans le péché, on n’en veut plus ! Alors que, vous le savez, la belle doctrine catholique de la satisfaction est toute à la gloire de Dieu, puisque l’homme pécheur peut se relever et redonner la gloire et la louange à Dieu, et relever même sa nature tombée, par la satisfaction, par la peine qu’il subit volontairement.
  1. La passion n’est plus ordonnée à la satisfaction de nos péchés mais à la seule révélation de l’amour du Père pour nous
Mais cette doctrine, qui donc ne veut plus ni du péché, ni de l’expiation, ni de la satisfaction, va beaucoup plus loin, puisqu’elle va même maintenant fausser le sens des souffrances et de la passion rédemptrice du Sauveur. Et donc, elle va fausser le dogme de la rédemption.
C’est à ce dogme central que se sont attaqués les modernistes. On va nous dire : les souffrances de Notre-Seigneur sur la croix sont destinées seulement à révéler l’amour de Dieu persévérant, mais non pas à satisfaire à la justice divine à la place des hommes pécheurs.
Notre-Seigneur, sur la croix, n’a pas offert à son Père en notre nom aucune satisfaction. Il n’a fait que révéler aux hommes l’amour de Dieu son Père. Donc, on va tout à fait contre le dogme du précieux sang, cette loi que Dieu a posée même dans l’ancien Testament, que, sans effusion de sang, il n’y a pas de rémission.
On refuse le sang versé par Notre-Seigneur avec toute sa valeur d’expiation, de rémission des péchés, pour ne considérer qu’un acte gratuit par lequel le Père livre sans aucune raison son Fils à la mort, simplement pour révéler l’amour du Père. C’est la plus abominable cruauté : le Père livre son Fils à la mort la plus abominable, simplement pour révéler son amour.
On a faussé, vidé le dogme de la rédemption et l’on blasphème même la sainte passion du Sauveur.
Alors qu’au contraire, notre catéchisme nous enseigne que, par sa passion, Notre-Seigneur a offert à son Père une satisfaction pour nos péchés surabondante, à cause, d’une part, de la dignité de la personne divine qui souffre sur la croix et, d’autre part, à cause de l’extrême charité et obéissance avec laquelle Notre-Seigneur souffre et, enfin, à cause des douleurs extrêmes qu’il a souffertes sur la croix. Il a donc pu offrir à son Père pour nous, à notre place, une satisfaction surabondante, presque infinie. C’est toute la beauté de la contemplation de la croix, d’y voir notre salut, notre rédemption, notre rachat, notre relèvement, et non pas seulement l’amour du Père, mais l’amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ d’abord.
  1. Le salut universel
Et, de toute façon, on nous dit dans cette nouvelle religion : A quoi bon le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ – à tout le plus pour révéler l’amour du Père, mais pas pour nous sauver – car tous les hommes sont sauvés, de toute façon !
C’est certain, puisque par son incarnation, comme dit le concile Vatican II, dans Gaudium et spes, par son incarnation, le Fils de Dieu « s’est uni en quelque sorte à tout homme ». Tout homme est christifié par l’incarnation, et alors, tous sont sauvés. Et, dès lors, c’est l’allégation du pape Jean-Paul II, dans un de ses livres, que, pratiquement, l’enfer probablement est vide. Tous sont sauvés. Donc, vous voyez : le dogme de la rédemption anéanti, faussé radicalement. Étant évacué le péché, étant évacuée même la justice de Dieu, on va évacuer la rédemption, supprimer la satisfaction de la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Voilà la nouvelle religion, les nouveaux dogmes.
Mgr Tissier de Mallerais (FSSPX) – 27 juin 2002 – Source
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