Les jeunes femmes ne devraient pas aller à l’Université

Reine ISABELLE 1ère de Castille, dite "La Catholique"Tandis que dans les « universités » modernes, les mâles suivent tous la règle : « Si cela te plaît, fais-le » – ce qui explique qu’ils soient, comme ils le souhaitent, envahis par la sentimentalité féminine –, au contraire, dans une vraie université, on est supposé penser aux réalités universelles, ce qui est la prérogative des hommes.
Sans doute, une femme peut penser de cette manière, ou donner l’impression qu’elle brasse des idées spéculatives, mais alors, elle ne pensera plus proprement comme une femme.
Le dilemme est inévitable : la femme ne peut produire ce qui constitue en propre la pensée ou le travail de l’homme sans aller à l’encontre de sa nature la plus profonde. Cette avocate réajuste-t-elle sa coiffure avant de pénétrer dans la salle d’audience ? Si elle le fait, elle est une avocate distraite ; si elle ne le fait pas, elle est une femme dénaturée.
En outre, l’université véritable, celle qui pense, tend à former des chefs, car les vrais étudiants sont ceux qui ont réfléchi à la réalité et à ses degrés d’universalité. Le cardinal Newman pourrait objecter qu’un esprit cultivé est une fin en soi, mais si l’Église a toujours développé les universités, n’est-ce pas parce qu’une élite d’esprits bien formés contribue puissamment, dans chaque société, à mener de nombreuses âmes au ciel, surtout si cette élite intellectuelle a été guidée avant tout par la vraie foi ?
Or les femmes ne sont en rien destinées, ni douées, normalement, pour le commandement !
Par conséquent, les jeunes filles ne devraient pas aller à l’université. D’ailleurs, pour la reine Isabelle la Catholique, l’Espagne était sa famille, et elle n’a jamais été à l’université ; ni sainte Thérèse d’Avila, ni sainte Catherine de Sienne, ni sainte Jeanne d’Arc.
Concrètement, si une jeune fille consacre plusieurs années de sa jeunesse et beaucoup d’argent de ses parents à acquérir une formation universitaire, a fortiori d’un certain niveau, comment se soumettra-t-elle avec facilité à son mari, surtout si ce dernier n’a pas lui-même reçu ce genre de formation universitaire ?
Et, s’il l’a reçu, comment ne va-t-elle pas discuter ses décisions ?
Si elle a un « diplôme », ne va-t-elle pas se croire au-dessus des multiples humiliations de la vie domestique et des maternités ?
Et si elle a des « grades », comment ne va-t-elle pas se juger supérieure à l’état de ménagère devant son évier ?
D’un autre côté, si, en fondant une famille, elle en vient à tout oublier, d’une bonne façon, de ses grades, diplômes, et universités, alors pourquoi avoir commencé par y aller ?
Encore une fois, elle ne peut éviter le dilemme : en faisant la fonction des hommes, par exemple en allant à l’université, soit elle est prise dans le tourbillon général, soit elle porte atteinte à sa vocation maternelle.
Conclusion : Elle ne devrait pas aller à l’université.
Mgr Williamson (2002)
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