Napoléon, le stupide fossoyeur du destin historique français

louisiane_map_121213Le versatile Bonaparte avait eu un temps en vue de développer la France des Amériques. Il y renonça, et vendit en 1803 la Lousiane pour 15 millions de dollars.
Cette Louisiane excédait de beaucoup l’Etat qui porte aujourd’hui son nom, elle s’étendait du Canada au golfe du Mexique le long du Mississippi sur plus de 2 millions de km2, soit 22% du territoire actuel des Etats-Unis, elle équivalait en superficie aux Etats-Unis d’alors.
Sur les 15 millions de dollars dus, Washington et les WASP du Nord-est en retinrent 3 et demie en compensation des pertes infligées par les corsaires français durant la quasi-guerre [de 1798 à 1800]. Ils emportèrent donc le morceau, qu’ils allaient ravager sauvagement pendant la Guerre de Sécession, pour 11 millions de demie [de dollars].
Bonaparte, génie militaire et d’une certaine manière littéraire, commit là une de ses plus grosses bévues. Dépourvu de sens historique, il allait gaspiller la France en vaines campagnes et transformer une puissance réelle en épopée pour demi-solde.
Pourtant, malgré la révolution, la France conservait en 1801 une supériorité écrasante : elle comptait pour la seule métropole 29 400 000 citoyens libres, soit 6,7 fois plus que les Etats-Unis, et à peu près 3 fois la Grande-Bretagne.
Bien plus que les hésitations d’un Louis XV, la stupide chevauchée napoléonienne laissa la France occupée, humiliée, rapetissée, ruinée de réputation et surtout exsangue : en face, l’alliance indéfectible Amérique/Angleterre, qu’il avait contribuer à souder et renforcer, allait interdire à tout jamais à notre pays de poursuivre son destin historique.
Martin Peltier – historien – 20 bonnes raisons d’être anti-américain (2015) – Achetez le livre
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