Ne les appelez plus « laïcs », mais « païens » !

Laicite« En moins de 50 ans, la France catholique, fille aînée de l’Eglise, deviendra tout autant la fille aînée de la maçonnerie. » (Grand Orient de France – 1728-2003 : 275 ans de maçonnerie française)

Le mot « Laïcité » a des racines chrétiennes, mais il a été forgé contre l’Eglise. Le protestant Ferdinand Buisson rappelait cette double origine en vantant, avec un sourire vainqueur, « l’hérésie de laïcité » (La Foi laïque, 1912, p. 279).
De même que l’hérésie naît d’une vérité chrétienne qu’elle corrompt, de même le concept moderne de laïcité provient d’une notion fondamentale du Droit canonique (la distinction entre clerc et laïc), mais la dénature complètement. On pourrait parler, avec Chesterton, d’une idée chrétienne devenue folle.
Le terme « laïcité » vient donc du mot « laïc », issu du latin laïkos, qui signifie ce qui appartient au peuple (laos), par opposition à l’adjectif klerikos, dérivé du substantif kleros, qui désigne ce qui a été mis à part, ce qui est séparé du commun, c’est-à-dire le clergé.
Au premier sens du terme, un laïc (ou laïque) est un membre de l’Eglise qui n’est pas clerc, et donc, par définition, un baptisé soumis au clergé (en matière religieuse).
Comme aimait à le dire Mgr Freppel : « Ce mot-là est un beau mot, un grand mot, un mot de la langue chrétienne. »
A propos des militants anti-chrétiens qui se déclarent laïcs, il ajoutait : « En vérité, ils ne savent même plus parler français ! Qui dit laïque, dit chrétien ; ce n’est pas laïque qu’on se nomme dans ce cas-là, c’est païen ! Les laïques, c’est le peuple fidèle, c’est notre force et notre consolation ». (Œuvres complètes, tome 5, p. 325).
Alexandre Marie – Le Sel de la Terre n°93
Advertisements
Cet article a été publié dans Démocratie, Doctrine, Franc-maçonnerie, Révolutions. Ajoutez ce permalien à vos favoris.