La Révolution combat la saine propriété et encourage l’accaparement

roue-de-la-fortune-max-decash-2Parallèlement à la destruction de la famille et la prise en charge de l’enfant par l’Etat, il a fallu s’attaquer au droit de propriété.
De prime abord, on pourrait s’étonner de ce que les chrétiens soutiennent l’idée de propriété. C’est que le chrétien a le sens du partage, et que dans un partage, chacun a quelque chose, c’est-à-dire que chacun possède, mais dans la limite que cette possession permette à l’autre de posséder lui aussi.
Au-delà de cette définition sémantique, il faut comprendre que si la condition de la liberté de l’ermite dans une grotte est de n’avoir rien, il n’a pas non plus de rôle social ou la responsabilité d’une famille ; en un mot, il n’a pas de charges.
Pour celui-là, qui a métier, femme et enfant, ce n’est pas le dénuement, ni non plus la prodigalité d’un Etat, qui le rendra libre : c’est d’être maître de son destin, propriétaire de son outil de travail et d’un foyer.
C’est qu’il y a d’un côté la propriété qui permet à l’homme d’être libre, c’est-à-dire que, délivré, partiellement du moins, du souci de satisfaire ses besoins primordiaux, il peut se consacrer à autre chose, s’élever au-dessus de cette matière qui lorsqu’elle lui fait défaut envahit tout son temps et son espace mental.
A l’opposé est la propriété comme désir d’accaparement, qui jamais satisfait, entrave celui qui y succombe en emplissant tout son temps et sa pensée vers ce but jamais assouvi : posséder plus et encore plus, petites ou grandes choses selon les moyens, possession-frustration qui au lieu de libérer l’homme de la matière le noie en elle, le retient sur terre.
De ces deux faces de la propriété, seule la première est attaquée par la franc-maçonnerie : la deuxième, au contraire, est par mille moyens favorisée.
Anne Lucken – Préface à la Conjuration antichrétienne – Edition Kontre Kulture (2014)
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