Le Saint Graal se trouve en Espagne !

I-Grande-18768-le-saint-graal-ou-le-vrai-calice-de-jesus-christ.netDe Jérusalem à Rome
(…) Il est impossible, affirme le professeur Beltran (El santo Caliz de la catedral de Valencia – 1984), que le récipient qui servit à l’institution d’un si auguste sacrement ait pu se perdre.
Il est vraisemblable, renchérit Don Augustin de Sales, que Saint Pierre, tête visible de l’Eglise, l’emmena à Rome après l’Assomption de la Vierge Mère qui le tenait en grande dévotion dans son oratoire avec d’autres reliques, souffrant de nouveau avec elle la douloureuse passion de son Fils.
Il n’est pas non plus invraisemblable que Saint Jean, lui célébrant la messe tous les jours, ait consacré dans ce Calice et communié la Vierge avec lui. Quand elle eut laissé cette terre en présence des saints Apôtres et disciples, il est très naturel qu’ils durent répartir entre eux ses reliques et celles de son divin Fils.
Il est parfaitement logique et raisonnable de penser que le précieux Calice ait alors été confié à Saint Pierre, chef de l’Eglise, et qu’il l’emmena avec lui à Rome. Un indice capital va nous le montrer.
Un adjectif démonstratif du canon Romain
Le cœur de la liturgie de la Messe, d’institution apostolique, immuable par conséquent, est le Canon Romain, où se trouvent les prières de la consécration, par lesquelles le prêtre opère la transsubstantiation des espèces du pain et du vin au Corps et au Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Or les paroles qui précèdent immédiatement la consécration du vin sont les suivantes : « simili modo, postquam coenatum est, accipiens et HUNC proeclarum Calicem in sanctas ac venerabiles manus suas » : « De même, après la Cène, Jésus prit entre ses mains saintes et vénérables CE précieux Calice. »
Mais le rite grec de la liturgie de Saint Jean Chrysostome dit simplement : « De même, il prit LA coupe (to poterion) de vin, en disant…« .
Pourquoi la tradition romaine précise-t-elle CE Calice à la différence de la tradition grecque, sinon parce que cette dernière ne le possédait pas, à l’inverse de l’Eglise de Rome ?
Ainsi les successeurs de Saint Pierre, célébrant avec ce même Calice, reprirent la même formule, conservée dans le Canon Romain jusqu’à nos jours.
Le dernier Pape ayant célébré à Rome les saints Mystères avec ce Calice fut Saint Sixte II, élu le 30 août 257 et martyrisé le 6 août 258. Le diacre à qui il avait confié la gestion des biens de l’Eglise était Saint Laurent, martyrisé le 10 août 258.
Après de multiples péripéties racontées dans l’ouvrage, le Saint Graal est désormais conservé depuis 1437 en la Cathédrale Sainte-Marie de Valence (Espagne).
Abbé Bertrand Labouche – Le Saint Graal (2015) – Acheter le livre
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