Quelques principes catholiques simples pour une bonne éducation

QuatreCentsCoupsLa voix joyeuse de ma grand-mère m’apportait 20 sentences qui redressaient mon courage : « celui qui ne travaille pas n’a pas le droit de manger ; qui a bien travaillé a droit au repos ; qui sème récolte. »
Ces idées simples, essentielles, étaient exprimées sous tant de formes, avec tant de forces et accompagnées si souvent de considérations sur la situation ridicule des enfants à qui il pousse un ou plusieurs poils dans le creux de la main que je reprenais cœur à l’ouvrage. (…)
A ses sœurs et ses belles-sœurs qui lui reprochaient sa dureté, elle répondait : « Si vous voulez faire d’un enfant un honnête homme, il ne faut rien lui passer : un enfant, c’est plein de bon et de mauvais. Il faut taper sur le mauvais, jusqu’à ce qu’on n’entende plus parler. C’est comme dans un jardin, où la mauvaise herbe pousse toujours : il faut toujours l’arracher, si l’on veut qu’il pousse quelque chose de bon. » (…)
« Retiens cela, mon garçon : n’avoir jamais besoin de personne. Je ne parle pas des frères et des sœurs, qui peuvent et qui doivent s’aider les uns les autres. Mais ne rien demander aux étrangers. C’est dur, parfois. Mais qui veut peut. Et tu ne peux pas te figurer comme l’on est heureux lorsque l’on peut se dire que l’on a gagné son pain soi-même ». (…)
« On arrive à tout avoir de l’honnêteté et de la volonté. Tu seras épicier, mécanicien, professeur ou officier, cela dépendra de ton intelligence et de tes aptitudes ; mais dans tous les métiers, il faut être honnête, ne jamais mentir, ne jamais tromper personne, savoir se priver, souffrir en silence, et ne jamais se décourager. »
« Il est bien sur que des gens mal élevés ont l’air de réussir ; mais ils n’ont pas l’estime des gens honnêtes, et on ne peut pas vivre tranquillement quand on n’est pas estimé. Et si tu dois un jour commander à tes semblables, souviens-toi qu’il faut apprendre à obéir avant d’apprendre à commander. Dans ce bas monde, tout le monde obéit, même ceux qui commandent. »
« Dans la vie, tu en verras de toutes les couleurs : passe ton chemin, et ne te salis pas. Ne sois pas envieux : ne regarde pas celui qui a plus que toi, regarde celui qui a moins et tu seras toujours heureux de ton sort. »
Georges Valois, fondateur du Faisceau, parti fasciste français – D’un siècle à l’autre (1921)
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