Dieu punit le blasphème de façon terrible !

$(KGrHqRHJ!4E8+gc+p+vBPT)j6wy9!--60_35On ne raille pas Dieu impunément (Gal. VI, 7). Balthasar eut à peine profané les vases sacrés que sa sentence fut écrite sur la muraille par une main vengeresse. La même nuit les ennemis prirent la ville, le tuèrent dans son lit et détruisirent son empire (Dan., V).
Le roi d’Assyrie, Sennachérib, avait aussi blasphémé Dieu en partant en campagne contre les Israélites : l’ange exterminateur en lui tuant 200 000 soldats le força à battre en retraite et lui-même mourut de la main de ses fils (IV. Rois XIX).
Michel III, l’empereur de Constantinople, fit un jour d’Assomption parodier les sacrements au cirque ; cette même nuit un tremblement de terre éclata et il fut tué par ses enfants au milieu d’un festin.
Hérode Agrippa qui s’était laissé appeler Dieu, fut aussitôt atteint de violentes douleurs d’entrailles et il mourut dévoré vivant par les vers (Act. Ap. XII, 21).
Un Israélite avait blasphémé dans le désert : Moïse le fit aussitôt arrêter et interrogea le Seigneur sur le sort à lui infliger. « Que le peuple tout entier, répondit Dieu, le lapide. » (Lév. XXIV, 14).
L’insensé qui lance une pierre contre le ciel ne peut pas atteindre les astres, mais s’expose au danger de le voir retomber sur lui ; ainsi le blasphémateur n’atteint pas l’objet céleste qu’il attaque, mais attire sur lui la vengeance divine.
Le blasphémateur aiguise lui-même le glaive qui doit le frapper (S. J. Chrys ). Celui qui injurie son frère mérite, au dire de Jésus, le feu éternel (S. Matth. V, 22), à plus forte raison celui qui outrage son Dieu.
La loi de Moïse punissait de mort celui qui maudissait son père ou sa mère (Exode XXI, 17), et cela à une époque où les hommes connaissaient Dieu très imparfaitement. Quelle sera donc la peine de ceux qui insultent non pas leurs parents mais leur Dieu, maintenant que la connaissance de Dieu doit être et est plus parfaite ! (S. J. Chrys.)
Selon les mœurs des différentes époques, la loi civile punissait sévèrement le blasphème. Saint Louis, roi de France, faisait percer d’un fer rouge la langue des blasphémateurs ; la peine fut appliquée la première fois à un riche bourgeois de Paris et elle fut d’un salutaire exemple.
Si le délit d’outrage au chef de l’Etat mérite une peine, a fortiori le délit d’outrage au souverain Seigneur (S. J. Chrys.).
On demanda un jour à S. Jérôme pourquoi il reprenait avec tant de zèle un blasphémateur : « Les chiens, répartit-il, aboient pour défendre leur maître, et moi je serais muet quand le nom de mon Dieu est profané ? On me tuera, mais on ne me fera pas taire. »
Catéchisme catholique – François Spirago (1903)
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