C’est quoi un socialiste ?

image179Dans le parti actuel appelé socialiste, il existe un grand nombre d’hommes, qui ont pour but idéal de supprimer la propriété privée contre la volonté des propriétaires.
Le socialisme prétend reconstituer la société sur des bases nouvelles. Les socialistes, qui dans l’espoir d’arriver plus vite à leur but, emploient des moyens violents comme la dynamite, l’assassinat, le pillage, le scandale dans les églises, s’appellent anarchistes ou nihilistes.
Les socialistes ont comme programme la confiscation (nationalisation, collectivisme) par l’Etat de toute propriété privée, et le partage égal de toutes les fortunes et de tous les travaux entre les citoyens ; en outre, la suppression de toute religion, de toute autorité, et de toute vie de famille régulière.
Les socialistes acceptent le principe de Proudhon : la propriété, c’est le vol ; dans l’Etat idéal nul ne possédera donc de propriété personnelle, chacun recevra ce qu’il lui faut de la propriété collective. Tous seront forcés de travailler, et pour chaque quantité de travail recevront une quittance à échanger contre les objets de consommation.
L’Etat de l’avenir ne connaîtra aucune institution religieuse, ni aucune autorité (ni Dieu ni maître).
Les socialistes se déclarent ouvertement les apôtres de l’athéisme et de la république universelle ; quelques-uns cependant cachent leur athéisme sous la menteuse formule, que la religion est une affaire privée.
Les époux pourront rester unis tant qu’il leur plaira ou se séparer à volonté pour contracter une nouvelle union (Bebel).
Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, mais à l’Etat ; ils restent auprès de la mère, tant qu’ils sont en bas-âge, puis on les lui prend pour les mettre dans des maisons d’éducation publiques, où ils sont élevés dans des conditions que la plume se refuse à transcrire.
La cuisine familiale sera remplacée par la cuisine publique.
Les prisons seront supprimées, car, tout le mal venant de la propriété privée, dans le nouvel Etat les hommes seront tous des anges !
Les principes du socialisme ont surtout été adoptés par des hommes sans religion, altérés du désir de satisfaire leurs passions, qui ont ensuite séduit les pauvres, les prolétaires auxquels le collectivisme ne ferait rien perdre, surtout parmi les ouvriers de fabrique. Les conditions spéciales de l’industrie moderne ont beaucoup contribué à la diffusion du socialisme parmi les classes ouvrières.
Catéchisme catholique populaire – François Spirago (1903)
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