Les invertis sont doublement coupables

1-thumb-640xauto-4592Dans le premier chapitre de son Épître aux Romains, Saint Paul ne se contente pas de dénoncer le vice. Il établit très nettement un lien de causalité entre l’impiété (l’idolâtrie) et l’impureté contre-nature. Lisons ce passage (Rm 1, 18-32)
1 – L’idolâtrie des païens est inexcusable, car le vrai Dieu se manifeste dans sa Création.
« La colère de Dieu éclate du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes, qui, par leur injustice, retiennent la vérité captive ; car ce qui se peut connaître de Dieu, est manifeste parmi eux : Dieu le leur a manifesté.
En effet ses perfections invisibles, son éternelle puissance et sa divinité sont, depuis la création du monde, rendues visibles à l’intelligence par le moyen de ses œuvres.
Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence s’est enveloppé de ténèbres.
Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont échangé la majesté du Dieu incorruptible pour des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles. »
2 – Conséquence de cette impiété : Dieu les abandonne à leurs passions mauvaises
« Aussi Dieu les a-t-il livrés, au milieu des convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte qu’ils déshonorent entre eux leurs propres corps, eux qui ont échangé le Dieu véritable pour le mensonge, et qui ont adoré et servi la créature de préférence au Créateur, (lequel est béni éternellement. Amen !) »
3 – Conséquence (suite) : le péché contre-nature 
« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie : leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; de même aussi les hommes, au lieu d’user de la femme selon l’ordre de la nature, ont, dans leurs désirs, brûlé les uns pour les autres, ayant hommes avec hommes un commerce infâme, et recevant dans une mutuelle dégradation, le juste salaire de leur égarement. »
4 – Saint-Paul répète son raisonnement : cause et conséquence
« Et comme ils ne se sont pas souciés de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas, étant remplis de toute espèce d’iniquité, de malice, [de fornication], de cupidité, de méchanceté, pleins d’envie, de pensées homicides, de querelle, de fraude, de malignité, semeurs de faux bruits, calomniateurs, haïs de Dieu, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, [implacables], sans affection, sans pitié.
Et bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. »
Saint Paul le dit donc et le répète : l’aveuglement moral poussé jusqu’à l’approbation des vices contre-nature est une conséquence de l’impiété. Une sentence attribuée à Saint-Augustin résume parfaitement cet enseignement : « Cette souillure n’est pas seulement un péché, c’est encore la peine du péché. »
Dominicus – Le Sel de la Terre n°52 – Printemps 2005
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