Le socialisme est le fléau de Dieu contre les péchés des riches

09-14-RichesLa naissance et la diffusion du socialisme ont eu pour cause : la misère croissante de la population ouvrière, l’avidité excessive de certains riches et leur soif insatiable de jouir, enfin l’affaiblissement des sentiments religieux chez le peuple.
Dans le corps la plupart des maladies sont causées par des désordres de l’estomac, de même les mouvements de mécontentement populaire proviennent très souvent de l’indigence matérielle (3e congrès cath. autrichien).
Cette misère générale a été la conséquence de l’introduction des machines, qui peuvent en une journée produire plus de travail que cent hommes en un mois, et qui fournissent un travail à meilleur marché que le travail manuel. Les artisans furent donc obligés peu à peu à renoncer à leur métier et tombèrent dans la pauvreté. Ce système concentra le capital entre les mains des fabricants en l’enlevant aux autres couches de la société.
C’est ainsi que s’augmenta le nombre des ouvriers pauvres et mécontents, et plus les prolétaires sont nombreux, plus le socialisme devient fort (Bebel). Le corps social ressentit alors le même malaise que le corps physique, quand le sang se presse dans quelques organes, tandis que d’autres sont anémiés.
La grande industrie, avide d’amasser des richesses considérables, traitait souvent ses ouvriers contrairement aux principes de l’Evangile : on donna des salaires très-bas, parce que l’offre de bras était très considérable, ou exigea un travail excessif, le travail de nuit et même celui des dimanches et fêtes, on n’eut aucun souci de la santé des ouvriers et moins encore de leurs sentiments religieux et de la moralité.
Ces causes et d’autres rendirent fatalement les ouvriers mécontents et irréligieux : le travail de la machine favorise d’ailleurs la paresse de l’intelligence et par conséquent l’adoption irréfléchie de belles et creuses paroles ; la fatigue corporelle excessive empêche d’un autre côté l’âme de s’élever à Dieu et porte à l’impiété. Les logements trop étroits, où la pauvreté des ouvriers les força à s’entasser, ont contribué, pour leur part à la destruction des vertus familiales.
D’un autre côté, les ouvriers, voyant l’avidité de leurs maîtres et leur prodigalité dans leurs dépenses de luxe et de plaisir, convoitèrent une situation semblable et tournèrent leur fureur contre la propriété et la richesse ; les riches furent punis par où ils avaient péché.
Le socialisme est donc principalement le fléau de Dieu contre les péchés des riches.
En outre la foi est à notre époque minée par la mauvaise presse, par des sociétés anticléricales, surtout par la franc-maçonnerie, en certain pays par des lois de persécution religieuse : l’exil des religieux, l’interdiction des missions, la confiscation des biens ecclésiastiques, la suppression de l’instruction religieuse dans les écoles, etc.
Il ne faut pas s’étonner qu’une partie des masses ne croie plus à Dieu, ni à la vie future, qu’elle méprise les commandements de Dieu qui protège la propriété, qu’elle veuille avoir le paradis sur cette terre. Bebel a du reste avoué que le socialisme ne serait pas né, si on avait toujours observé le christianisme.
Les ouvriers qui réclament seulement une amélioration de leur sort ne sont donc pas la cause du socialisme.
Catéchisme catholique populaire – François Spirago (1903)
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